Je viens de recevoir un email de Youtube (Google, donc), et à la fin de ce mail, je vois ces 5 smileys :

J’ai trouvé ça génialissime.

En effet, on commence à en parler de plus en plus, Google, avec sa messagerie Gmail, durcit de plus en plus ses règles en matière d’emails.

Pour la faire courte, si vous envoyez des emails en masse à des prospects qui ont une adresse chez Gmail, alors vous avez un « devoir » de les faire réagir à vos messages, sinon, vous passez par défaut dans l’onglet « promotions« .

Comme une seule personne sur 10 regarde cet onglet, vous pouvez imaginer ce qui peut arriver à vos taux d’ouverture si vous ne réagissez pas.

Et justement, « réagir« , c’est ce que demande Google pour que vous restiez dans l’onglet principal.

Réagir, ça veut dire quoi ?

Pour un mail, il y a 3 réactions possibles :

  • Ouvrir,
  • Cliquer,
  • Répondre.

La première réaction (ouvrir), est évidemment indispensable pour effectuer les deux suivantes.

Voilà pourquoi j’ai trouvé l’idée de ces 5 smileys géniale, parce que cela donne une occasion supplémentaire de faire réagir.

Bon… Google n’a pas été assez loin à mon goût parce que lorsque vous cliquez sur l’un des smileys, vous arrivez sur une page qui vous dit « Merci d’avoir évalué ce mail, nous avons enregistré votre réponse ».

Si vous décidez d’appliquer cette idée pour vous, rajoutez une page de vente, ou une page de capture, ou un lien vers un article ou une proposition, ou une vidéo qui engage les gens à faire autre chose qu’apprécier un mail.

Posez une question stratégique, par exemple. Ou faites remplir un questionnaire pour qualifier encore plus votre audience.

J’en avais déjà parlé dans mon article sur la personnalisation de la page « Merci » qui arrive après l’abonnement à une liste.

Ça fonctionne aussi ici.

Un nouvel objectif plus important qu’il n’y parait

Quand on vend des produits sur Internet, ou qu’on propose une prestation ou une intervention en se servant d’Internet pour trouver des clients et communiquer, l’outil email est le plus efficace et le plus pertinent.

Oui, parce que vous prenez plein de trucs pour acquis, mais si demain Facebook, Instagram, Twitter ou autres s’effondrent, ou qu’il n’est plus possible de publier de vidéos sur Youtube, que ferez-vous ?

Si les réseaux sociaux disparaissent, que vous restera-t-il ?

Ça semble impossible à imaginer, mais juste pour l’exemple, Facebook a des serveurs de stockage de données un peu partout dans le monde… Celui qui gère les 310 millions de comptes européens est en Suède et prend 960.000 mètres cubes de machine. Si une catastrophe naturelle venait à perturber ce centre, tout disparaîtrait en quelques secondes.

Et sans aller jusque là, vous pourriez tout à faire devenir indésirable à leurs yeux. En fonction de votre niche, je vous assure que c’est très fréquent de se faire dépublier une page complète sur Facebook par exemple, en quelques minutes, sans aucune explication, de surcroît.

Un de mes amis s’est vu supprimer sa chaîne Youtube de 5500 abonnés sans prévenir. Il a dû tout recommencer du jour au lendemain.

Que resterait-il de votre business si cela vous arrivait ? Avez-vous tous vos prospects sur les réseaux sociaux ou sur Youtube ?

La seule manière pour vous de survivre à ce genre de crise, c’est d’avoir une liste d’emails qualifiés que vous allez pouvoir utiliser pour contacter vos prospects.

A ce titre, faire réagir vos lecteurs en les faisant ouvrir vos mails, cliquer sur quelque chose, ou carrément vous répondre, sera une bonne manière de montrer à votre application de messagerie que vous n’êtes pas un spammeur.

Réagissez !

Avez-vous déjà mesuré le nombre de gens qui ouvrent vos mails ? Est-ce que ça dépasse les 50% de votre liste ?

Le taux d’ouverture moyen est de 12%, parait-il. Et beaucoup sont tombés en-dessous des 7% depuis quelques mois.

Il faut réagir et vite en vous attardant sur ces 3 points en particulier quand vous écrivez un mail :

  • Soigner votre sujet de mail pour qu’il donne envie d’ouvrir et d’en lire plus,
  • Soigner aussi les 7 premiers mots de votre message puisque c’est ce qu’on voit sur Gmail avant d’avoir ouvert le mail,
  • Et pour finir, incitez les gens à cliquer sur un lien – ou une image – ou à répondre à votre mail.

Quelques astuces pour inciter au clic

Vous pouvez rajouter un lien tout au début du mail en indiquant par exemple « Si vous lisez mal ce mail, allez le lire directement sur Internet« . Certains cliquent.

Vous pourriez aussi commencer votre mail par quelque chose de très attirant et inciter à aller lire la suite directement sur une page Web.

Ou dire qu’il y a des images en plus qui facilitent la compréhension de ce que vous expliquez, directement sur votre site ou une page dédiée.

Vous pourriez donner la théorie dans le mail, et dire que la pratique (avec un exemple, pourquoi pas) se trouve sur votre blog…

Si vous passez 5 minutes là-dessus à chaque mail envoyé (surtout quand il s’agit d’une séquence automatique de relance), vous augmenterez vos taux d’ouverture et réduirez votre risque de finir dans l’onglet « promotions ».

Un test amusant de prospective

Et pour finir, faites ce petit test :

Si vous avez un service d’auto-répondeur – ce que je vous recommande évidemment – allez faire un tour sur les 10 derniers mails que vous avez envoyés qui dirigeaient vers une de vos offres, et consultez les taux d’ouverture que vous avez, ainsi que les taux de clics.

Si vous dépassez les 12% d’ouverture et les 30% de clics, vous êtes dans la fourchette haute. Je parie que vous êtes en-dessous des 2.

Maintenant, faites le calcul du nombre de ventes que ces 10 mails ont généré. Si vous ne pouvez pas faire ça, vous savez ce qu’il vous reste à faire en urgence (vous devriez pouvoir savoir avec précision quel email a provoqué quel nombre de ventes).

Divisez le CA réalisé par ces 10 mails par le nombre de prospects que vous avez, et divisez le nombre obtenu par 10.

Vous aurez alors le CA moyen que vous rapportent vos prospects par email envoyé.

Par exemple :

Vous avez 2000 prospects dans votre liste. Les 10 derniers mails – qui dirigeaient vers une offre – envoyés ont généré par exemple 9500 € de CA. On divise 9500 par 2000 et par 10.

Cela donne : 0,475 € par prospect et par mail.

A partir de ces données, vous pouvez voir de manière très claire ce que pourrait provoquer ne serait-ce que 25% de taux d’ouverture en plus : 0,60 € de CA par prospect. Soit 12000 euros de CA en tout sur les mêmes bases. Soit 2500 € de plus.

Vous pourriez aussi faire en sorte d’augmenter votre taux de clics. Les répercussions sur votre CA seraient les mêmes.

Des fois, on cherche à trouver plus de prospects pour gagner plus. Mais se concentrer sur l’amélioration des résultats de ses outils marketing peut bien souvent provoquer de bien plus grosses hausses de CA.

Alors ? Cet article vous a-t-il aidé ?

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