Comment capitaliser sur l’avenir plutôt que sur de l’éphémère

Ce que je constate le plus dans l’entrepreneuriat, c’est le décalage qu’il y a entre la réalité et les attentes des gens.

Pour beaucoup, qui arrivent dans ce domaine via une formation ou un guide, tout semble rose au début, et puis au bout de 3 ou 4 mois, quand on fait les comptes de ce qui est rentré et de ce qui est sorti, la grosse majorité abandonne, et repart comme avant, la queue entre les pattes.

La faute est certainement due à tous ceux et toutes celles qui vous font miroiter qu’il suffit d’une bonne publicité Facebook pour faire venir du trafic qualifié illimité à l’entrée de son tunnel de vente.

En théorie, c’est plus ou moins vrai : si vous avez une voiture qui marche, vous y mettez de l’essence dedans et elle avance.

Dans la pratique, l’essence n’est pas la même le lundi que celle du mardi avec une pub Facebook. Et si une pub fonctionne pendant une semaine, elle peut tout à fait faire peanuts la semaine suivante.

Et surtout, dès que vous arrêtez de faire de la pub, le trafic s’arrête aussi. C’est logique.

La bonne méthode

Ce qui fait qu’au bout du compte, la seule vraie méthode qui fonctionne, c’est d’écrire le plus souvent possible, sur des sujets que beaucoup de gens cherchent sur les moteurs de recherche.

Si à chaque fois qu’une personne cherche quelque chose de précis sur Internet (« comment faire un café avec une simple bouteille d’eau en guise de cafetière« , par exemple) et que l’un de vos articles se trouve en bonne place dans les résultats de recherche, alors des gens vont venir voir ce que vous avez écrit à ce sujet.

Aujourd’hui, demain, la semaine prochaine, pendant le mois d’août, dans 50 ans… Ce sera pareil.

Il se peut que d’autres personnes écrivent d’autres articles sur le sujet et vous passent devant, et si votre sujet devient très sensible, alors il vous faudra écrire encore, mais une fois que vous avez écrit un article sur votre blog, il est accessible à vie.

Et ça, c’est le seul truc vraiment valable pour faire venir du monde.

Parce que ça se passe CHEZ VOUS. C’est vous qui contrôlez ce qui est écrit sur votre blog, et si vous avez fait en sorte que celui-ci se renouvelle chaque année, alors votre contenu et votre blog sont accessibles ad-vitam aeternam.

Ecrire un post sur Facebook, c’est comme aller écrire votre prose sur les murs du métro. Le jour où la RATP a décidé de nettoyer ses murs, pouf… votre contenu disparaît.

Sans compter que ce que vous écrivez sur Facebook n’est quasiment plus accessible au bout d’un mois par des gens nouveaux. Qui ne voient que vos derniers posts.

Si je devais redémarrer de zéro

Bref… Si j’avais à redémarrer de zéro, je me concentrerais sur l’écriture d’articles en masse sur mon sujet. Quitte à mettre un budget conséquent dans des services comme TextBroker, qui fournissent des rédacteurs web.

Et plutôt que de dépenser 1500 euros en 2 ou 3 mois en pub Facebook, je préférerais les mettre dans une centaine d’articles de bonne qualité que je posterais à raison de 70% sur mon blog, et à 30% ailleurs avec des liens vers mon blog.

Ça mettrait sûrement 5 à 6 mois avant d’avoir 500 personnes par jour sur mon blog, mais une fois ce chiffre atteint, ça ne ferait que croître.

Je suis toujours effaré de voir qu’encore aujourd’hui, beaucoup préfèrent investir dans de l’éphémère plutôt que dans le long terme.

L’idéal serait de faire les deux, mais hélas, ça se passe difficilement comme ça dans la réalité parce que lorsqu’on se met sur de la pub Facebook, ça nous prend 100% de notre énergie. Chaque jour. Et les résultats sont tellement anxiogènes la plupart du  temps, qu’à la fin, quand on se retourne sur le chemin parcouru, on se dit que finalement on a perdu du temps.

Temps qui ne se rattrape pas.

Alors qu’en passant le même temps à écrire des articles, on capitalise sur notre avenir, et sur l’avenir de notre entreprise.

Pour aller plus vite

Quoi qu’il arrive, la base, c’est l’écriture de contenu. Et je parle de contenus TEXTUELS. On peut aussi créer des vidéos à poster sur Youtube, mais il faudra aussi rajouter du texte dans la description, parce qu’il n’existe pour le moment aucun moteur capable de reconnaître un mot dans une vidéo.

Donc tant que ce sera le cas, il faudra du texte.

Et pour faire connaître les articles que vous écrivez, vous pourriez aussi faire de la pub Facebook (ou Google) pour faire venir les gens dessus. Mais cela ne devrait représenter que 25% de ce que vous dépensez pour la création d’articles.

L’idéal serait évidemment de proposer quelque chose en échange de l’adresse email du visiteur afin que vous puissiez lui envoyer par la suite un mail à chaque nouvelle publication, afin de le faire revenir le plus souvent possible.

Vous pourriez aussi envoyer ce mail une seule fois par semaine, en donnant la liste de ce que vous avez écrit, avec une bonne liste de bénéfices assortis (tirés évidemment de ce que vous avez raconté dans vos articles).

En conclusion

Peut-être que vous suivez une formation actuellement. Qui vous apprend comment développer une activité sur Internet.

Quel que soit votre domaine, votre thème ou votre spécialité, vous devriez rajouter l’écriture d’articles à vos tâches de la journée.

Techniquement, créer un blog est facile aujourd’hui, ça se faire en 15 minutes.

Si vous êtes sur Infomaniak, c’est 5 minutes chrono, vous avez juste à cliquer sur un bouton et il vous installe ça en 3 clics. Je crois que sur OVH, c’est pareil.

Une fois votre blog créé, choisissez un thème simple et accessible comme Lovecraft par exemple, qui présente votre texte de manière ergonomique et intelligente, et commencez à écrire vos premiers articles.

Un par jour d’au moins 300 mots pendant 6 mois, c’est le secret du succès. Avec si possible 10 articles de plus de 1800 mots pour vos thèmes principaux.

Faites venir du monde sur ces gros articles via Facebook ou Google, en attendant qu’ils apparaissent en bonne place sur les moteurs, et rajoutez évidemment un formulaire de capture d’email au bas de chacun d’eux.

Une fois que cette routine est en place, poursuivez tranquillement votre formation, mais au moins, votre machine à créer du contenu est en place.

Et cette routine-là, c’est le meilleur capital qui existe aujourd’hui sur Internet.

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Ça a été un festival…

  1. Salut Yvon.
    Merci pour la vision et tes conseils qui activent ma réflexion. Dans mon domaine précis, je ne me vois pas écrire un article par jour, la matière me semble insuffisante pour cela et je n’ai pas envie non plus d’y consacrer mon temps et mon énergie dont j’ai besoin pour par exemple, les accompagnements et stages que je propose. Je n’ai pas non plus l’envie, d’ouvrir la porte à des sociétés qui vont me proposer des articles qui risquent d’être à contre sens de mon thème. Par contre, étant donné que je travail avec d’autres collaborateurs, je vais les pousser à ce qu’ils écrivent et que nous publions sur nos sites respectifs et que nous inter changions ces écrits. Du coup, je vais leur indiquer cet article pour provoquer leur réflexions, voir leur décision. Pour ce qui est du textuel, les nombreuses vidéos sur You Tube que j’ai publiées, et qui ont peu de texte, commencent à me rapporter un peu de monde et en accompagnement et sur mes sites.
    Pour rebondir sur ton texte (Boing !!!) :
    Tu écris :
    « Ce que je constate le plus dans l’entrepreneuriat, c’est le décalage qu’il y a entre la réalité et les attentes des gens »
    Je réponds :
    « Bah ! Il n’y a pas que dans l’entreprenariat que le rêve et l’espoir détourne la conscience de la réalité extérieure et intérieure. C’est tout le fil de la structure de survie, un gros morceau. C’est intéressant de constater qu’une donnée dans un contexte peut se répéter dans un autre. Cela peut être rassurant comme effrayant ! MDR ! »
    Tu écris :
    « Pour beaucoup, qui arrivent dans ce domaine via une formation ou un guide, tout semble rose au début, et puis au bout de 3 ou 4 mois, quand on fait les comptes de ce qui est rentré et de ce qui est sorti, la grosse majorité abandonne »
    Je réponds :
    Normal quand la personne s’accroche au désir et au rêve plutôt qu’à « ce qui fait que… » dans le bons sens comme dans le mauvais sens, puisque les deux composent une réalité.
    Tu écris :
    « la grosse majorité abandonne, et repart comme avant, la queue entre les pattes »
    Je réponds :
     » Bah ! pour les mecs rien ne changent, cela serait sûrement effrayant, sinon. MDR »
    Tu écris :
    « La faute est certainement due à tous ceux et toutes celles qui vous font miroiter qu’il suffit d’une bonne publicité Facebook pour faire venir du trafic qualifié illimité à l’entrée de son tunnel de vente »
    Tu écris :
    « La faute est certainement due à tous ceux et toutes celles qui vous font miroiter qu’il suffit d’une bonne publicité Facebook pour faire venir du trafic qualifié illimité à l’entrée de son tunnel de vente »
    Je réponds :
    La survie crée des prédateurs qui ont besoin eux-mêmes pour survivre de proies. Pour être « prédaté » il faut présenter une faiblesse. La facilité en est une. Personnellement, j’octroie plus de crédit à la simplicité qui demande plus d’investissement et de présence.
    Merci Yvon de m’avoir permis d’écrire un article dans ton article. J’espère qu’il fait 300 mots. MDR. La bise – Didier

  2. Bonjour, merci pour cet article ! Effectivement, je rejoins cette position : mieux vaut investir sur du long-terme que sur du court-terme. Mais j’ai l’impression que c’est très symptomatique des entreprises d’aujourd’hui, qui veulent aller toujours plus vite sans réellement se poser pour créer une stratégie pérenne. En l’occurrence, rédiger prend du temps, et même en embauchant des rédacteurs, les résultats se font attendre davantage qu’avec une publicité Facebook ! C’est dommage, car je suis persuadée qu’une bonne stratégie SEO, couplée au copywriting est une source durable de trafic qualifié.

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