« On n’a pas besoin de produire de contenu pour réussir »

Je viens encore de tomber sur une pub Facebook d’un gars qui dit un truc du genre :

« Avoir un blog, publier un article par semaine dessus, pire, le faire tous les jours, est la chose la plus absurde que l’on puisse voir en 2020. Et tous ceux qui t’affirment le contraire sont des gros loosers qui n’ont rien compris au business Internet. Viens me voir plutôt, et je vais t’apprendre comment devenir un coach qui attire les clients à la pelle sans que tu aies besoin d’avoir le moindre contenu sur Internet, et même si tu débutes… »

Bon… Au vu des réactions des gens et de la somme de conneries que contient cette pub, j’imagine que c’est un test pour voir si l’argumentation négative fonctionne. Et j’imagine aussi que cette pub disparaîtra des écrans avant ce soir.

Mais bon… Ça soulève tout de même 2 problèmes de fond assez importants.

L’argumentation négative se fait avec bon sens

Le premier, c’est que l’argumentation négative, c’est quelque chose qui se pratique avec conscience et intelligence. Le but n’est pas de dire n’importe quoi histoire de faire réagir les gens.

Pour information, sur Facebook, si vous vous prenez des centaines d’appréciations négatives + des signalements de pub (trompeuses, pour le coup) + des commentaires négatifs, ce n’est pas juste votre pub qui en pâtit : c’est votre business tout entier.

Déjà parce que lors des prochaines pubs que vous mettrez, Facebook vous mettra un flag de surveillance pour voir si vous ne déconnez pas trop, et ensuite parce qu’avec cette surveillance, ils vous feront payer les clics bien plus chers.

Mais quand en plus vous vous payez le luxe de faire passer vos concurrents pour des ignorants, forcément, ça n’encouragera plus les éventuels partenariats.

Donc, déjà, quand on s’essaye à l’argumentation négative, autant être sûr de le faire bien, et de le faire viser par quelqu’un qui saura prévoir les éventuelles retombées négatives de tels ou tels mots (ou actions).

Cette notion d’argumentaire négatif s’appelait autrement dans la vraie vie de commercial d’avant : c’était ce qu’on appelait la technique de la « terre brûlée« .

Un gars arrivait, il racontait n’importe quoi pour vendre à tout prix, il vendait, et quand le client s’apercevait ensuite qu’on l’avait un peu enfumé, il décidait alors d’aller voir une autre entreprise pour les commandes suivantes.

Avec les formations sur Internet, c’est pire, car la majorité des gens investissent des fortunes pour quelque chose sensé leur rapporter de l’argent « de manière illimitée en bossant 2 heures par jour« ,mais au but du compte, ils ne trouvent pas de clients.

Donc c’est un fiasco.

Et c’est là que les petites lignes des conditions générales de vente indiquent que les résultats ne sont pas garantis, qu’il fallait mieux lire, et bla bla bla…

Mais au-delà de l’argumentaire, il y a aussi l’idée derrière celui-ci :

« On n’a pas besoin de produire de contenu pour réussir »

Si vous lisez mes articles régulièrement, vous savez bien ce que je pense de ce genre d’affirmation.

Avec le nombre croissant de blogs, de formations en ligne, de coachs et aussi de gens qui cherchent à gagner de l’argent via Internet, quand vous publiez un article, aujourd’hui, vous êtes au milieu de centaines de milliers d’autres articles.

Qui sont là depuis des mois et des années, voire des décennies.

Donc la seule manière d’être visible, c’est d’écrire plus souvent que les autres, et d’écrire de manière plus rayonnante. j’en ai déjà parlé.

Si vous voulez accompagner des gens en tant que coach (par exemple), il n’y a pas 36 solutions pour que les gens vous trouvent. Soit vous écrivez quelque chose à un endroit où les gens vous voient, soit vous payez cher pour écrire une pub qui va se placer devant leurs yeux à chaque fois qu’ils seront sur un site ou sur Facebook – ou sur Google.

Si vous avez 1000 à 2000 euros d’avance, vous pouvez choisir la deuxième solution. Sans problème. Et espérer que vous avez des arguments assez solide pour trouver le client qui vous paiera votre prochaine pub avant d’avoir dépensé tout votre budget.

Et si vous choisissez cette deuxième solution, vous devrez payer encore et toujours, tout le temps si vous comptez trouver des nouveaux clients.

Mais en plus, en faisant comme ça, vous aurez néanmoins besoin d’avoir un site assez solidement argumenté, à défaut d’un blog où l’on puisse voir ce que vous écrivez, et donc ce que vous valez, parce que quoi qu’en dise l’idiot dont je parlais en début d’article, je vois difficilement quelqu’un vous lâcher 4000 euros comme ça d’un coup sans en savoir un minimum sur vous qui vous proposez de l’accompagner.

Je l’ai toujours dit : c’est très facile de voir ce que vous valez dans un domaine avec 80 articles sur la question. On peut tromper beaucoup de personnes avec une pub et de belles paroles, mais pas une seule ne sera dupe au vu de 80 articles : soit vous écrivez sur quelque chose que vous maîtrisez, soit vous survolez le concept et les gens s’aperçoivent vite que vous ne maîtrisez rien.

Donc, évidemment, si vous publiez des articles tous les jours sur votre blog, des posts sur les réseaux, et des vidéos en direct où vous voulez, sans payer le moindre cent, vous attirerez des gens qui viendront voir ce que vous faites.

Mais vous construirez aussi votre crédibilité et votre notoriété.

Et vous contribuerez aussi à apprendre des choses aux gens, qui vous feront suivre de manière de plus en plus régulière car vos écrits seront partagés.

Et pour finir…

Garder ses prospects ne se fait pas sans mots

Le pire de l’histoire, selon moi, c’est qu’imaginer qu’on va garder les prospects qu’on a attiré grâce à la pub sans leur écrire régulièrement est une hérésie totale.

Quand vous aurez dépensé 2000 euros pour faire venir 400 personnes vers vous (si votre pub est bien écrite, sinon, ça tournera autour des 200), et que 399 de ces personnes ne vous auront pas lâché le moindre cent, si vous souhaitez les « relancer » de temps en temps, il va falloir vous mettre à écrire.

Et à écrire beaucoup beaucoup. Et souvent.

Par mail, sur un blog, sur des réseaux. Pour que ces fameux prospects finissent au mieux par faire un coaching avec vous, ou qu’au moins vous puissiez leur vendre quelque chose de plus accessible.

Aujourd’hui, il ne viendrait pas à l’idée de qui que ce soit de sensé d’avoir une liste de prospects qui grandit grâce à de la pub très chère, et de ne pas leur écrire fréquemment pour que petit à petit ils se transforment en clients…

Bref, vous l’aurez compris : ceux qui réussissent publient du contenu tous les jours. Pas forcément avec des articles, mais avec des publications sur Facebook, des vidéos ou des emails.

Et toutes les pubs qui vous promettront qu’on peut réussir sans contenu devraient être signalées comme trompeuses.

Ça n’existe pas ;)

Présentez-moi une seule personne dans l’accompagnement, le coaching ou la vente de produits numériques sur Internet, qui a réussi sans produire un contenu de masse.

Cherchez combien de mails elle a envoyé à ses prospects. Le nombre de posts de sa page Facebook. Le nombre de vidéos de sa chaîne Youtube. Le nombre d’articles sur son blog. Le nombre d’interviews sur des chaines de TV… Cherchez bien… Il y en a des milliers.

Le contenu est et sera toujours le roi. Et plus on avance vers l’avenir, plus il faudra en fournir. C’est la seule et unique denrée qui permet de réussir.

 

Devenez membre de Copywriting Pratique !

Si vous souhaitez recevoir :

  • Chaque nouvel article du blog directement dans votre boîte mail,
  • Un article complet, pratique et inédit chaque semaine, non publié sur le blog et réservé aux seuls membres, à consulter par mail et/ou à télécharger en PDF,
  • Un guide qui vous explique comment trouver plus de 354 millions d’images gratuites et libres de droits...

Pour vous inscrire et recevoir tout ça, c'est facile : Indiquez votre prénom et votre email dans le formulaire ci-dessous :



Précédent

L’art de passer à l’action pour que ça marche

Suivant

Ecrire un peu ou beaucoup aux débuts de son blog ?

  1. Bonjour Yvon,

    Il y a André Dubois, que tu dois connaitre, qui possède une autre approche.
    Il dit qu’au début, le blogueur doit passer plus de temps à promouvoir ses articles qu’à produire du contenu en masse.

    Ensuite, et seulement ensuite, il faut selon lui ouvrir les vannes et produire beaucoup de contenu. Une fois que l’on a une audience. D’après André, il ne sert à rien de produire du contenu sans avoir d’audience.

    D’autres dises qu’il faut produire du contenu dès le départ pour développer son audience.

    2 approches différentes. Qui a raison ?

    Christian

  2. Simplement merci Yvon

Laisser un commentaire

;) :super: :red: :hin: :haha: :evil: :cry: :coeur: :cafe: :beer: :D :?: :-z :-x :-o :-P :-? :) :( 8))

Créé et géré avec par Yvon CAVELIER