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Faites-vous cette erreur impardonnable quand vous faites une vidéo ?

19 jan

 ncroyable !

Il y a quelques jours, je regardais une vidéo de présentation de je ne sais plus quel produit, et je me disais : “Dis donc, ce gars là, il m’endort tellement ses yeux sont statiques”.

Et en regardant ça, je me disais qu’il fallait que j’écrive un article pour expliquer pourquoi le prompteur, quand on fait une vidéo, est le truc qui vous rend le plus inhumain qui soit.

teleoperator at TV studio

Et ce matin, je reçois un nouvel article de Seth Godin par mail, dans lequel il me parle exactement de ça !

Incroyable la coïncidence. Peut-être qu’on a regardé la même vidéo ?

Bref, voici en gros ce dont il parlait :

Lire et parler : grosse différence

Il est très difficile de lire un texte et de faire croire au monde qu’on parle.

Quand on lit, on a une posture et une intonation de voix qui est totalement différente de quand on parle.

Et je ne peux pas croire que ceux qui font de la vidéo pour persuader et qui s’écoutent juste derrière, ne s’en rendent pas compte.

D’autant que la voix n’est pas le seul problème.

L’autre souci – bien plus rédhibitoire pour moi – ce sont les yeux.

Des yeux rivés sur un prompteur n’ont pas la moindre vie.

Quand vous parlez, vos yeux suivent votre voix.

Et tous ces micro-mouvements sont captés par vos interlocuteurs. Ils renforcent vos paroles, et permettent aux gens de mieux comprendre ce que vous dites.

D’autant que lorsque vous parlez devant une caméra, vos mots ne représentent qu’une trentaine de pour cent dans la compréhension globale de ce que vous dites.

Tout le reste est fait par la gestuelle et par l’intonation de votre voix.

Note : Si l’étude de la gestuelle vous intéresse, alors je viens de trouver un petit guide de 25 pages en PDF édité par Toastmasters, qui vous explique vite fait comment maitriser la communication non verbale. Téléchargez-le ici.

Donc si vos yeux restent fixes, alors votre gestuelle et votre voix communiquent quelque chose de mou.

Et votre discours perd grandement de sa pêche et de sa puissance de persuasion.

Question d’impact

Un discours, une formation ou même une présentation de produit n’a absolument pas le même impact si elle est lue ou si elle est parlée.

De mon temps, on ne se servait pas d’un prompteur pour faire un discours.

On apprenait notre texte par cœur, et on le répétait devant un miroir. En l’améliorant. En y rajoutant des effets de voix.

Bref, les discours d’avant étaient plus “punchy”.

Alors vous me direz que le prompteur permet d’éviter de bafouiller et d’oublier des trucs.

Peut-être. Mais à l’époque, nous, on utilisait des fiches. Avec UNE idée force écrite dessus. Autant de fiches que d’idées. Et toujours qu’un seul mot. Ca évitait les trous de mémoire.

Et les discours étaient vivants et passionnants.

Aujourd’hui, on dit partout que c’est l’explosion de la vidéo. Mais quand je vois la plupart des prestations, je me dis que Seth Godin est complètement dans le vrai quand il conclut son article par :

“Si vous ne pouvez pas apprendre à parler sans lire, alors ne vous embêtez pas à faire un discours. Il suffit d’envoyer un memo aux gens avec ce que vous voulez dire, et vous ferez gagner du temps et du stress à tout le monde – à commencer par vous.”. L’article original est là.

Quelques bons et mauvais exemples

Pour illustrer ce que je dis, voici quelques exemples.

Vous avez forcément entendu parler de David Jay, qui a mis la vidéo à la portée de pas mal de personnes – et il faut lui rendre hommage pour ça.

Vous pouvez consulter les 3 vidéos qu’il a faites à ce sujet ici.

Ses conseils en matière de vidéos sont très bons. Excellents même. Et je vous engage fortement à les suivre.

Par contre, le conseil qu’il ne vous donnera pas, c’est d’apprendre votre discours et de le prononcer sans prompteur.

Parce qu’il fait exactement l’inverse.

Regardez attentivement l’une de ses premières vidéos. Et regardez ses yeux. Tout son corps bouge, mais pas ses yeux. Ils restent droits, rivés sur le prompteur.

Personnellement, ça me donne le tournis. Et ça enlève une grosse part d’humanité à son discours.

Bon, lui c’est un pro de la vidéo. Il maitrise son sujet. Sa voix est “presque” fluide – même s’il ne fait aucun doute qu’il lit – et l’ensemble reste agréable.

Mais pour vous, qui débutez, ou qui ne faites des vidéos qu'occasionnellement, ce sera une autre paire de manches.

Si vous lisez un prompteur, alors on le verra. Consciemment, et inconsciemment. Et le résultat sera très moyen.

Voyez, à titre de contre-exemple, la dernière prestation de Christian Godefroy.

Notez la chaleur et l’enthousiasme qui se dégage de cette vidéo. Pas de prompteur. Pas de lecture. Un vrai discours. Qui marque. Et qui fonctionne. Comment ne pas remplir le formulaire dessous, ne serait-ce que pour savoir de quoi il s’agit ?

Autre exemple d’un vrai discours enthousiaste : Pierre Etienne Bourget.

Vous remarquez bien la différence, oui ?

A vous de jouer

Je ne sais pas quels sont vos rapports avec la vidéo. Je ne sais pas si vous avez prévu d’en faire prochainement, parce qu’on vous a dit que c’était l’avenir.

Quoi qu’il en soit, si vous avez dans l’idée de vous lancer, alors voici 3 petits conseils qui vous permettront de faire de bonnes vidéos enthousiastes et efficaces :

1. Apprenez votre discours

Comment croyez-vous que les acteurs de cinéma font pour jouer dans leurs films ? Ils lisent un prompteur à votre avis ?

Bien sûr que non ! Ils apprennent leur texte. Tout simplement.

Votre discours – le texte de votre vidéo dans ce cas précis – doit être répété pas mal de fois. Il ne s’agit pas de l’apprendre par cœur, bien sûr. Quoique ce serait plus facile après.

Mais il faut le répéter au moins 5 fois – en situation - pour qu’il devienne une partie de vous-même.

Vous pouvez même le répéter en vous filmant.

Ca vous prendra certainement plus de temps qu’avec un prompteur, mais le résultat en terme d’impact sera bien plus intéressant.

C’est comme un texte de lettre de vente qui doit être peaufiné et testé.

Ici, si vous décidez de faire une vidéo – et surtout si c’est pour une vidéo de vente - alors vous devrez le peaufiner et l’apprendre. Pour pouvoir le prononcer de manière fluide et parlée.

2. Si vous utilisez un prompteur utilisez le comme des fiches

Je vous en parlais ci-dessus.

Si vous avez peur d’oublier des passages, alors préparez-vous des “fiches” sur lesquelles vous ne marquerez qu’un seul mot, qui déclenchera alors le reste de votre texte.

Vous pourrez transformer ces fiches en pages Power Point, que vous pourrez faire défiler à l’aide d’une télécommande pour ne jamais perdre le fil.

3. N’ayez pas peur d’être VRAI

On n’est pas à la TV. Vous n’êtes pas un présentateur vedette. Et vous ne ferez pas croire à vos interlocuteurs que vous êtes un professionnel de la vidéo. En plus ils s’en foutent.

Votre but n’est pas de produire une vidéo parfaite, montée comme à la télé, avec des effets spéciaux et de la musique comme dans les films.

Votre but est de convaincre. Avec vos mots. Avec votre corps. Avec vos gestes. Avec votre voix.

Vos clients se contrefoutent de la qualité de votre vidéo. Ce qui les intéresse, c’est surtout que VOUS leur parliez. Avec enthousiasme.

Et quand on lit, on est beaucoup moins enthousiaste que quand on parle. C’est comme ça. C’est humain.

Donc si vous avez dans l’idée de faire de la vidéo pour améliorer votre image ou pour convaincre vos visiteurs d’acheter un produit, de s’inscrire sur votre site ou simplement pour leur faire passer un message important, et que vous avez décidé de montrer votre tête, alors soyez vrai.

Préparez, apprenez et répétez votre discours, et transmettez-le avec vos tripes. Comme vous le sentez.

Si vous n’êtes pas prêt à ça, alors ne montrez pas votre tête.

Faites simplement des captures d’écran, et expliquez ce que vous faites pendant que vous le faites. Ca suffira amplement. Ou alors faites défiler des slides Power Point, et commentez le tout.

Certains pros adorent la vidéo et ils trouvent le temps de faire les choses bien. Bravo et tant mieux pour eux.

Mais vous, qui ne voulez pas en faire un métier à part entière, restez vrai, simple et enthousiaste.

Vos clients, vos membres aimeront vous voir et vous entendre comme si vous étiez devant eux. Même si vous n’êtes pas parfait. Même si vous bafouillez un peu.

Quand vous êtes dans une soirée et que vous parlez de votre métier avec des gens, vous lisez un prompteur ou des fiches ? 

Vous comprenez l’idée ;)

 

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  1. Olivier

    20 janvier 2012 at 0 h 00 min

    En fait, ce « problème » est surtout perceptible pour ceux qui débutent et qui n’ont pas confiance, ont peur d’oublier leurs mots même en les lisant !
    Le document ToastMasters est vraiment un « must have »…

    Autre point à prendre en considération quand on réalise en video, la réaliser en plusieurs, celà vous permettra de garder la concentration sur les points essentiels et de vous détendre ! ;-)

     
  2. Geoffroy

    20 janvier 2012 at 0 h 11 min

    Salut Yvon,

    Entièrement d’accord avec toi. Je comptais commencer à faire des vidéos mais je me posais la question de la suivante :

    lire un prompteur ou bien apprendre mon texte quasiment par coeur.

    Je pense que tu m’as soufflé la réponse. ;)

    Comme toi, je préfère 100 fois la vidéo de Christian que certaines vidéos qui circulent sur le web en ce moment et qui vendent des produits pour l’affiliation.

    C’est plat et il faut se forcer pour regarder jusqu’à la fin.

    L’enthousiasme, c’est ce qui fait que les mots prennent un sens pour moi. A la limite, il vaut mieux l’enthousiasme à un bon texte mais sans vie.

    Geoffroy
    PS: cela a été chaud boulette aujourd’hui pour ton article ! A 10 minutes près, tu passais un jour sans article. :D

     
    • Yvon

      20 janvier 2012 at 0 h 22 min

      Salut Geoffroy

      « Chaud boulette » :D Excellent !
      Tu m’as bien fait rire. Oui comme je le disais à Bernard, ces derniers jours ont été hardos. J’ai près de 3 jours de retard de commentaires. Pas couché le gars ;)

      Bonne idée que d’apprendre ton texte. Ca te prendra plus de temps, mais ça te permettra également d’améliorer ton discours.

      Yvon

       
    • Ludovic

      20 janvier 2012 at 0 h 45 min

      Hello,

      Euh, Geoffrey, lesquelles vidéos sur l’affiliation ? :-?

      Celles du beau brun ténébreux sur fond mural en pierres ou celles du brun « tout court » avec des fonds de toutes les couleurs ? :hin:

      Bonne nuit à tous.

      Cordialement
      Lud@vic

       
  3. fabrice

    20 janvier 2012 at 0 h 58 min

    Très bon article Yvon!

    Il est important d’être vrai c’est claire!

    Avec cette mode de la vidéo, il y a parfois un air déjà vu: costume, fond neutre, et même rythme souvent..

     
  4. Yolaine

    20 janvier 2012 at 3 h 50 min

    Ton article arrive à point ou une journée trop tard…

    Car aujourd’hui je viens de réaliser une vidéo …

    Ton article me permettra d’avoir un autre regard au montage..

    Encore merci pour tes conseils…

     
  5. jean

    20 janvier 2012 at 5 h 28 min

    Bonjour Yvon
    Je suis tjs en préparation et j’ai réalisé un début de vidéo « pour de rire ».
    Pas de prompteur, de fiches ou de par-coeur.
    J’y ai parlé de ce que je fais sur mon blog, donc de ce que je connais et que j’aime.
    Et ça allait tout seul.
    Le seul problème est que je ne sais pas m’arrêter.
    Tout me parrait essentiel et ça sort tout seul.
    Alors, ne crois-tu pas qu’il suffit de bien connaître son sujet pour réussir une bonne vidéo?
    J’attends ta réponse et les commentaires et critiques tjs constructives des autres intervenants.
    A + jeanjean1104

     
    • Yvon

      20 janvier 2012 at 8 h 15 min

      Bonjour Jean

      Oui, connaître son sujet est en effet une excellente manière de faire de bonnes vidéos (à n’en point douter).

      Pour autant, le but n’est pas de saouler les gens. Il faut donc synhétiser et surtout ordonner son information. Surtout quand ‘lobjectif de la vidéo est de convaincre et de persuader.

      Bonne journée

      Yvon

       
  6. Marie-Noël

    20 janvier 2012 at 6 h 22 min

    Mais comment l’Univers et son envoyé du ciel (lol) font-ils pour savoir de quoi j’ai besoin?

    Dis, j’ai des bureaux à louer sur Vénus. On dirait que tu vas en avoir besoin.

    Marie-Noël

    PS: Pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle, Yvon m’a renseigné un bon plan: sur Vénus, un jour = 116,75 jours terrestres. On peut en abattre du boulot sur une semaine. :hin:

     
    • Yvon

      20 janvier 2012 at 8 h 31 min

      :hin: Tu veux qu’on aille sur Vénus tous les deux ??

      Ouille, j’espère que certaines paires d’yeux vont pas se poser sur cette conversation :)
      Tu as bien fait de rappeler l’origine de tout ça :D

      Bonne journée

      Yvon

      PS : Tu les loues cher tes bureaux ?? :haha:

       
  7. Docteur Greg

    20 janvier 2012 at 7 h 33 min

    Ton article me rappelle un truc que j’avais lu sur le Général De Gaulle : à chaque fois qu’il se déplaçait à l’étranger et qu’il prononçait un discours : jamais de notes.
    Il mettait un point d’honneur à l’apprendre et surtout….. dans la langue du pays où il allait !
    Il prononçait donc par coeur des discours en Russe par exemple ! (alors qu’il ne maîtrisait pas forcément cette langue).

    C’est vrai qu’on reste dans une thématique qui t’est chère Yvon : soigner la relation humaine et rester humain ! Ca fait tellement « machine » quand on nous lit un truc à travers une caméra. Personnellement, je ne me sens pas du tout pris en considération quand la personne en face lit.

    PS : Grand merci pour le Doc ToastMaster, je cherchais un document dans le style !

     
    • Yvon

      20 janvier 2012 at 8 h 24 min

      Salut Greg

      Oui voilà tout à fait. De Gaulle était un orateur. Un vrai. Comme il en reste peu de nos jours.

      Je suis toujours effaré de voir notre président actuel faire un discours avec ses notes posées sur son présentoir, et ses yeux qui vont dessus toutes les 30 secondes. Et en plus il donne l’impression de toujours chercher ses mots.

      Bref il reste bien peu de vrais orateurs comme en produisaient les cours de Dale Carnegie il y a 30 ans.

      Bonne journée

      Yvon

       
      • BK

        20 janvier 2012 at 16 h 44 min

        Salut Yvon,

        C’est marrant, j’y pensais justement, à de Gaulle, en lisant ton article.

        Et c’est vrai que le mode d’emploi que tu suggères est « à l’ancienne ». Il n’en est pas antipathique pour autant !

        Cela dit, je ne crois pas que tout le monde puisse aborder la question de la même manière.

        Je vois différents types d’individus face à la caméra : les extravertis et les introvertis ; les acteurs et les metteurs en scène ; les « exhibitionnistes » et les « voyeurs »…

        Pour les premiers, nul doute que la stratégie de la décontraction et du naturel fonctionne à 100%.

        Pour les seconds, c’est beaucoup moins sûr ! A ceux là, il va falloir des tonnes de béquilles à crans de sécurité multiples pour arriver à leur faire remuer leurs oreilles de p’tits Mickey devant l’objectif.

        Quant à votre serviteur, la nature de ma bestiole personnelle à moi et son délirant destin m’ont toujours collé le cul derrière la caméra, au propre comme au figuré.

        Plus concrètement, j’avais bien prévu, à terme, de faire mes réponses aux commentaires par vidéo. Mais je ne sais pas encore ce que ça va bien pouvoir donner.

        Assis dans un canapé ou autour d’une table, si tu te mets à me poser des questions, tu ne pourras plus m’arrêter (c’est encore pire qu’à l’écrit).

        Ou plutôt si ! Tu pourras m’arrêter. Il te suffira de te pointer avec une caméra. C’est fou ce qu’un objectif dirigé dans le mauvais sens peut faire à un « voyeur » !

        Wait and see !

        Bernard

         
  8. kristof rédacteur web

    20 janvier 2012 at 7 h 42 min

    Tu y vas fort!
    Comparer le gourou Christian Godefroy au garou David Jay, c’est gonflé :hin:

     
    • Yvon

      20 janvier 2012 at 8 h 27 min

      C’est pas vraiment sur le terme de gourou que je voulais faire la comparaison, mais surtout sur les qualités oratoire, et sur la fluidité et l’impact du discours.

      Xtian est un vrai orateur à l’ancienne. Même si parfois il utilise un prompteur c’est quasiment transparent car il ne lit pas. Ce sont juste des notes. Un fil directeur.

       
  9. Thibault

    20 janvier 2012 at 8 h 45 min

    Bonjour Yvon,

    Et ben cet article aurait toute sa place sur mon blog ! Tu auras encore un lien direct ce dimanche^^

    Je suis entièrement d’accord avec ce que tu dis.
    Il faut parler à la caméra, non pas lui réciter ou encore moins lui lire un texte.

    Ça me rappelle les exposés à la fac. Certains se pointaient avec dix pages de notes, dans lesquelles ils finissaient inexorablement par se perdre.

    Tandis que j’arrivais avec une feuille simple avec une phrase par idée à développer. Je me tapais souvent les meilleures notes.
    Pour la vidéo c’est la même chose, même si cela demande beaucoup de travail.

    Il est indispensable, je crois, de passer à la vidéo. D’ailleurs, Yvon et Olivier (Kompozer), vous avez eu l’occasion de voir une de mes toutes premières… qui prête à sourire :red:
    Mais si je peux apporter un conseil, c’est qu’il faut se lancer et oser. Les premiers résultats ne seront pas forcément à la hauteur. Mais plus vous pratiquerez, plus vous serez à l’aise, et meilleur en sera le rendu.

    Bonne journée !
    Thibault

     
    • Argancel

      20 janvier 2012 at 9 h 41 min

      Hello Yvon,

      Je vois que tu prends une fois de plus le parti de l’authenticité et du naturel, et personne ne reniera ces valeurs positives.

      Mais as-tu pensé au côté pratique ?

      Imagine que le speaker du journal de 20h doive apprendre par coeur son texte chaque jour: ce serait infaisable.

      Pour moi c’est pareil avec les vidéos. Si tu dois passer des heures et des heures à mémoriser ton texte, tu ne vas pas produire grand chose.

      Donc d’accord pour une pièce de théâtre ou pour une vidéo marketing, parce que tu vas pouvoir rentabiliser le fruit de tes efforts.

      Mais parfois, c’est déjà très bien de lire un texte, en essayant de le faire vivre le plus possible bien évidemment.

       
      • Yvon

        20 janvier 2012 at 10 h 02 min

        Salut Argancel

        Le côté pratique ? Hé bien oui, j’y ai pensé justement. Il est 2 fois plus pratique et rapide d’apprendre ou tout du moins d’apprivoiser son texte plutôt que de se taper un prompteur à renseigner de A à Z.

        Déjà parce que pour le prompteur, tu vas devoir écrire ton texte en entier.
        Et pas question d’improviser. Tu dois tout lire. Au rasoir. Et à la vitesse qu’il faut. Bref si tu tousses, c’est foutu. Faut repartir.
        Si tu bafouille, c’est foutu aussi. Faut reprendre. Arrêter le prompteur, le reculer, et recommencer.

        Donc tu m’excuseras, mais question pratique, on a rarement fait pire qu’un prompteur.

        Et là, on parle de personne avec un débit de lecture moyen. Pour ceux qui on des difficultés à parler ou à lire, je te dis même pas l’horreur.

        Apprendre un plan de texte, avec quelques phrases clefs, c’est bien plus pratique. Suivre des idées-mots plutôt que des phrases complètes aussi.

        Ensuite, tu me cites l’exemple d’un speaker du JT de 20 heures. OK. Parlons-en.

        En quoi est-ce que sa prestation (parfaite au demeurant) persuade qui que ce soit ? Est-ce qu’il bouge ? Est-ce qu’il fait vivre son texte ? Pas du tout. Ce n’est pas sa fonction. Sa fonction c’est d’informer. Pas de donner son avis sur l’actu. Pas besoin de croire à ce qu’il dit.

        Je te parle ici, moi, de vidéos pour convaincre. Pour persuader.
        La persuasion, c’est fait de plein de trucs. D’intonations, de gestes, de mouvements du corps. D’appui de mots avec ses doigts ou ses mains, ou son regard. C’est pas un truc que tu peux faire en lisant un texte.

        Si c’est juste pour lire un texte, ok, mais alors pourquoi utiliser une vidéo ?
        Reprends la dernière citation de Seth Godin. Elle représente pour moi ce que devrait être l’avenir d’un texte lu en vidéo –> Un memo.

        Bonne journée

        Yvon

         
    • Yvon

      20 janvier 2012 at 9 h 51 min

      Bonjour Thibault

      Oui tu as raison, il vaut mieux se lancer et corriger en cours de route.
      En plus il reste toujours la possibilité de retoucher ta vidéo ensuite, quitte à refaire des morceaux de ce qui ne va pas.
      Filmés sous un angle différent, pourquoi pas.

      Bonne journée

      Yvon

       
  10. Thierry

    20 janvier 2012 at 8 h 52 min

    Bonjour Yvon,

    Encore un article plein de bons sens.

    J’ai revisionné la vidéo de David et il est vrai que ces yeux sont complètement fixé sur le prompteur. Vu la qualité de sa vidéo et de son élocution je n’y avais pas prêté attention la première fois.

    Mais pour quelqu’un qui ne serait pas aussi à l’aise cela doit être différent.

    Par contre avec Christian GODEFROY, ça bouge.

    Merci pour cet article de grande qualité.

    Thierry

     
  11. blandine

    20 janvier 2012 at 9 h 39 min

    Bonjour, le plus dur est de rester soi même et d’accepter ce que l’on voit !
    C’est le premier cap à passer !

    Zenie

     
  12. franckwylliams

    20 janvier 2012 at 9 h 53 min

    Salut Yvon,
    Oui la vidéo ne s’improvise pas !!!
    Dans le sens qu’obtenir une vidéo qui soit regardée entièrement, tiens à pas mal de choses…
    l’environnement, la personnalité de la personne filmée , le montage, le rythme de la vidéo, le texte lui-même, et bien d’autres choses encore.
    Pour le prompteur … effectivement, on est pas à la téloche …mais là ou le prompteur est très utile c’est pour suivre le fil de ton discours… improviser, resté fluide dans son discours est pas facile .
    Tout le monde n’a pas cette capacité « d’improviser » …alors si le prompteur permet d’avoir un fil conducteur sans fiches ben je trouve ça chouette ….de plus ça permet de gagner du temps , je me vois mal perso apprendre mon texte, pas vraiment de mémoire.
    La majorité des ténors du webmarketing se sont mis à utiliser un prompteur un jour ou l’autre, lorsqu’il on enfin voulu faire de la vidéo, pourquoi ? Et bien tout simplement parce que lorsqu’on parle d’une chose avec conviction, passion on ce pert parfois dans son discours le prompteur et un excellent moyen d’éviter de nombreuse prise de vue parce qu’on a eu un trou ! (ceci dis en passant si vous croyez que toutes ses vidéos sont tournées d’un fil vous êtes loin de la vérité)
    Ça se vois, ça se vois pas ,tout ça est affaire de technique fine à mettre en place, confère regard -prompteur-caméra , cela se joue au centimètre si tu veux pas que ça se voie (entre nous peu de monde font attention à ça , il font plus attention à ce qui se dit et ce qu’il voit !!)
    La difficulté est de parler à « personne » finalement (la caméra) et tout le monde , votre auditoire virtuel n’est pas présent , et malheureusement Yvon tu n’es pas dans une soirée à parler à des gens face à toi ….Toute la difficulté est là ! toi, seul face à la caméra !
    Tout comme le copywriting , la vidéo s’apprends c’est du boulot et une certaine passion .
    Amicalement
    Franckwylliams
    PS : Un tutoriel, un slide n’ est pas vraiment ce qu’on peut vraiment appeler une vidéo .
    PPS : Pour ma part j’ai un doute en ce qui concerne Godefroy cela m’étonnerait beaucoup qu’il n’utilise pas de prompteur…lol… mais à sa manière…un vieux de la veille qui sait évoluer!!

     
    • Yvon

      20 janvier 2012 at 10 h 10 min

      Salut Franck

      Il y a beaucoup de barrières à passer pour faire une vidéo. Déjà sa propre perception de soi-même. S’entendre et se voir, au début, c’est pas évident. Mais c’est pas vraiment le sujet. Parce que le prompteur n’y changera rien.

      Et justement, pour démarrer, autant se filmer au naturel. Surtout si on parle de trucs qu’on maitrise.

      Ensuite, un tutoriel ou un slide où tu parles, c’est une vidéo, quoi que tu en dises. Parce que les gens ont accès au moins à ta voix en plus d’images qui bougent. Et c’est bien souvent 100 fois mieux qu’un gars qui gesticule devant une camera en lisant un texte à haute voix.

      Quant à Xtian, il utilise bien un prompteur comme les autres, mais jamais avec des phrases entières. Ce sont des fiches de suivi. Un fil conducteur. Comme je le disais dans mon deuxième conseil.

      Yvon

       
  13. Sophie | Esprit de Succès

    20 janvier 2012 at 9 h 59 min

    Merci Yvon de tomber aussi à point alors que je viens tout juste de me lancer dans la vidéo il y a quelques jours (si tu veux voir, ça se passe ici : http://www.youtube.com/watch?v=Gn9u6g4nHOA) !
    Je n’ai pas (encore ?) de prompteur et je me demandais si c’était nécessaire. Finalement, grâce à toi, je crois que je vais éviter cet investissement. J’ai plus besoin de trouver quelqu’un qui m’aide dans le cadrage…
    Un truc bien utile pour retrouver ses idées, c’est de faire une carte mentale (ou mind mapping) sur un tableau avec tous les thèmes à aborder indiqués dans le sens des aiguilles d’une montre et de le mettre dans le prolongement de la vidéo. Il y a toujours moyen d’y jeter un petit coup d’œil discret pour ne rien oublier.
    Quant à la vidéo de Xtian, comme il le dit, il parle avec son cœur et ça, je crois que c’est plus précieux que tout !

     
    • Yvon

      20 janvier 2012 at 10 h 24 min

      Bonjour Sophie

      C’est une bonne idée je trouve la carte mentale à suivre.
      Il faut que ce soit écrit assez gros quand même et facilement repérable.
      Parce que mine de rien, pris dans son discours, il nous faut un moment pour repérer le prochain sujet.

      D’un autre côté, comme je le disais ci-dessus, on peut aussi couper et fractionner notre prestation, en changeant de plan d’une idée à l’autre. Ca permet de donner un peu plus de punch à sa vidéo, et ça évite d’endormir les gens.

      Et tu as raison : Quand on parle avec son coeur devant la caméra, c’est toujours bien mieux qu’une lecture vide d’émotion.
      L’éclairage est aussi très important.

      Bonne journée et bon courage pour tes vidéos.

      Yvon

       
  14. Samuel@motivation-au-travail.com

    20 janvier 2012 at 10 h 30 min

    Bonjour Yvon (et tout le monde).

    Encore une fois, je suis complétement d’accord avec ton article, et je vais en rajouter une couche, tu dis :

    Votre but est de convaincre. Avec vos mots. Avec votre corps. Avec vos gestes. Avec votre voix.

    Tout est dans cette phrase, et dans le mot but.

    Avant de faire une vidéo, quel est mon but, mon intention ?

    Si je fais une vidéo, c’est bien pour créer un sentiment de proximité, donner au « lecteur » l’impression d’une conversation.

    Que se passe t-il quand nous écoutons quelqu’un ? Notre cerveau décrypte à la vitesse de l’éclair le message verbal et non verbal. Et si il n’y a pas de cohérence entre les 2 (on parle d’incongruence), il retiendra … le non verbal.

    Alors, la bonne question est : « quel message voulez vous faire passer ? ». Quelle est votre but ?

    Évidemment, parler à une caméra, c’est plutôt impersonnel. Si on peut être 2 quand on se filme, ça peut déjà aider. ;)

    Bonne journée à tous !

    Samuel

     
    • Yvon

      20 janvier 2012 at 10 h 45 min

      Bonjour Samuel

      Merci pour ces précisions. Il est vrai que si les gens se concentraient un peu sur le but final qu’ils poursuivent en mettant une vidéo avec leur tête en ligne – augmenter ses ventes, non ? – alors on verrait moins de vidéos bizarres.

      Parfois il vaut mieux s’abstenir plutôt que de mettre une vidéo sans vie ou sans aucune émotion. Le non verbal a toujours la primeur sur tout, tu as bien raison.

      Bonne journée

      Yvon

       
  15. Samuel@motivation-au-travail.com

    20 janvier 2012 at 10 h 35 min

    Petit dicton en prime pour Yvon qui a l’air de bosser comme un fou en ce moment (je l’ai entendu en Afrique, il faut l’imaginer avec l’accent, la brousse derrière, la chaleur…)

    Ce n’est pas le travail qui finit…, c’est l’homme.

    A garder dans un coin de sa mémoire, c’est difficilement contestable… ;)

    Amicalement.

    Samuuel

     
  16. Jacques (secret beauté intérieure)

    20 janvier 2012 at 11 h 39 min

    Bonjour, Yvon
    Nos interventions sur virtuose-marketing (article sur le plagiat) auront au moins eu la conséquence de m’inviter à visiter ton blog.
    Mon épouse Françoise et moi-même sommes des débutants en matière de blogging et de marketing et nous essayons de surnager au-dessus de cet océan d’informations et autres formations que nous recevons.
    Ceci dit, c’est vrai que le langage non verbal est primordial dans la communication : position du corps, le visage, le ton de la voix.
    Rien de plus énervant que des gens visiblement stressée lisant leur texte !
    On m’a un jour conseille de fixer de temps en temps quelqu’un dans l’auditoire, comme si on s’adressait à lui tout seul. Ce n’est pas valable pour la vidéo !)
    Le langage non verbal manque cruellement aux mails et autres articles de blog, malgré les « émoticones » et les « lol ». Il faut être très attentifs quand on rédige.
    Je reviendrai à l’occasion sur ton blog.
    Merci pour cet article
    Jacques (Bruxelles)

     
  17. Patl2008

    20 janvier 2012 at 11 h 47 min

    Bonjour Yvon,
    tu as raison j’ai réalisé des vidéos
    et cela est pitoyable
    terne et froid.

    Pourrais tu me répondre à la question sur le petit traité que j’ai acheté.

    Je te posais deux questions .
    La première est :
    Ajax ne fonctionne pas
    la deuxième le flux rss ne fonctionne pas
    dés que j’écris un article avec feed burner
    je reçois des tonnes de messages d’erreur.

    J’attends ta réponse pour continuer ma lecture .

    Par avance merci .

     
  18. Alexandra

    20 janvier 2012 at 11 h 55 min

    Hello Yvon,

    un petit coucou rapide : merci, super article. :super:

    Très important de rappeler qu’une communication vraie se « sent » principalement au niveau du regard et des mouvements du corps, même imperceptibles.

    J’ai beaucoup aimé la concision de l’article de Seth Godin.

    We want your humanity.

    Straight to the point. :super:

    Bonne journée à tous !
    Alexandra

     
  19. Patrick

    20 janvier 2012 at 14 h 29 min

    Bonjour Yvon,

    Vous m’avez fait plaisir avec cet article car cela fait un petit bout de temps , que je souhaitais l’exprimer :  » c’est pénible de visionner ces vidéos où les personnes sont « coincés » , avec la peur dans le ventre de « rater » une phrase de leur prompteur  » … encore ce matin je visionnais une vidéo d’une personne ,certes compétente dans son domaine de l’affiliation ( je ne parle pas de Ludovic :o) ) , mais qui parait tellement coincé dans sa vidéo à cause de son « texte » !!! ..

    Cela s’apprend à maîtriser une lecture sur un prompteur !!! et je suis à 100% d’accord avec vous ,Yvon, rien de telle que de rester naturel ,.. en plus nos lecteurs apprécient cela , car ils s’identifient au travers de nos vidéos  » imparfaits » …Alors pour revenir à Christian , c’est un « vieux renard » et … il le sait cela… ,l’effet bénéfique de cette petite touche d » amateurisme » .. :o)

    MERCI YVON !!! .. super article ! que je vais partager avec mes amis de Facebook ( 5002 ) ….

    Patrick

     
  20. Kristien

    20 janvier 2012 at 16 h 12 min

    Bonjour Yvon

    Je suis d’accord à 200% d’accord.

    J’aime l’impro non improvisé. Cela demande du travail mais quelques cours de théâtre par exemple sont souvent très profitable.

    L’autre technique pour ceux qui ont la trouillomètre à zéro la voici :
    installez-vous devant la caméra, démarrez et commencez un speech qui n’a rien à voir avec ce que vous avez à présenter.

    Au bout de quelques minutes, vous commencez à être détendu et surtout la boule aura disparu.

    C’est à ce moment là que vous commencez le véritable enregistrement et cela sans avoir à couper la caméra, vous le ferez après lors du montage.

    si vous arrêtez la caméra et que vous effacez le speech et que vous redémarrez, vous coupez la magie que vous aviez mis en place.

    Alors n’hésitez pas à délirer ou rire pendant quelques minutes devant la caméra, il n’y a que vous qui verrez le résultat de cette intro ;-)

    Christian

     
  21. Caroline

    20 janvier 2012 at 17 h 15 min

    Bon alors, tout est absolument vrai dans cet article, encore une fois très utile. J’ai vu la vidéo de M. Godefroy, même si c’est incontestablement un professionnel aguerri voire un expert dans son domaine, d’ailleurs il a su s’adapter aux nouvelles techniques de prise de son et d’image, il n’y a rien à faire, je n’accroche pas à ses vidéos. Il parle bien certes, connaît son sujet ok, mais je trouve par exemple qu’il enrobe par trop blabal en intro et au final je décroche. Tans pis.
    Je préfère David Jay, plus dynamique, plus direct, moins « planplan ».
    Ah aussi, en terme de communication visuelle, le paralangage est aussi très important. L’attitude physique accompagnée des mots peut changer la donne.

     
    • BK

      21 janvier 2012 at 7 h 28 min

      Hello Caroline,

      Xtian est un conteur. David est un présentateur. Est-ce bien comparable ?

      Après, bien sûr, on aime ou on n’aime pas. J’espère juste que le journaliste du JT n’a pas définitivement enterré Pagnol !

      Bernard

       
    • MarieBo

      21 janvier 2012 at 19 h 53 min

      Bonjour Caroline,

      C’est vrai que Monsieur C.G. a laissé de côté son ton docte, moelleux et pontifiant pour une « allure » plus années 2000, mais j’y suis un tantinet allergique. ;)

      Je comprends fort bien par ailleurs que ce « gourou » est très apprécié par certains internautes peu importe ce qu’il fasse.

      Il en faut pour tous les goûts !

       
  22. Caroline

    20 janvier 2012 at 17 h 17 min

    Au fait j’oubliais, merci pour le PDF ;) très bonne synthèse du paralangage nickel ! :)

     
  23. Xavier

    20 janvier 2012 at 17 h 36 min

    Plein de bons conseils !

    Je n’ai pas encore vraiment utilisé la vidéo pour le moment mais ça ne serait tarder dans les mois à venir alors je reviendrais consulter cet article !! :)

     
  24. Emilie Laermans

    20 janvier 2012 at 21 h 11 min

    Hello,

    J’ai essayé de regardé une vidéo de Frank Kern, et effectivement c’était pas vivant du tout. Comme en plus on pouvait pas avancer la vidéo (c’est la nouvelle mode, et ça m’éneeeeeeeeerve !!), j’ai craqué rapidement.

    Une petite précision : le langage verbal (les mots), c’est 7% du message seulement. Après il y a 35% de paraverbal (intonation, débit, volume, hauteur de la voix), et le reste de non verbal (gestes, posture, carnation, respiration, messages chimiques).

    Quant au pdf toastmasters, moi j’aime pas (sorry) : il est illusoire d’essayer de contrôler les messages non verbaux qu’on émet, puisqu’ils sont inconscients. Il est bien plus efficace de repérer les messages émis, de comprendre ce qui se passe en nous, et de travailler sur soi pour créer en soi l’état interne qui correspond à l’image qu’on veut donner. Par exemple, si je veux donner l’impression d’être à l’aise quand je parle en public, je vais travailler sur mon aisance, plutôt que de traquer mes gestes de réassurance.

    ++
    Emilie

     
  25. david

    20 janvier 2012 at 22 h 04 min

    bonjour,
    toujours d’excellents articles bourrés de bons conseils.

    Bravo

    P.S. : l’élaboration de mon site est en cours « un jour viendra ». Je m’inspire de tes conseils.

     
  26. MarieBo

    20 janvier 2012 at 22 h 44 min

    Bonjour Yvon,

    Dans une vie antérieure, j’ai eu souvent à parler en public pour donner des conférences, animer des ateliers ou, motiver des équipes de travail, dans le cadre de mes activités professionnelles régulières. Comme j’ai toujours détesté qu’on me lise « en pleine face », je n’ai jamais cédé à la tentation de lire un texte pour me sentir plus en sécurité.

    Je devais souvent m’adresser à plus de 100 personnes et le niveau de ces personnes variait en fonction de leur intérêt, leur éducation ou leur rôle au travail.

    J’ai donc développé une petite méthode que j’ai nommé la règle de trois. En général, à chaque fois que je prenais la parole, j’annonçais aux gens que j’aborderais 3 points. Pour ceux qui n’avaient pas vraiment envie d’être là, c’était déjà un soulagement.
    Trois points, ça ne sera pas trop long. ;)

    Pour moi, c’était facile de ne pas perdre le fil de ma présentation.

    J’avais quelques fiches avec des mots clés dessus (et des rappels d’anecdotes) , surtout que chaque point comprenait 3 éléments chacun et ainsi de suite au besoin.

    La plupart du temps, mes trois points se présentaient selon une même structure :

    1° on est fiers d’avoir réalisé « x », ou, on a les capacités nécessaires pour le faire

    2° il faut faire des efforts pour atteindre « y », ça sera pas facile tous les jours parce que c’est nouveau, il faut s’adapter, etc

    3° notre but étant « z », la réussite est au bout du chemin, compte tenu des forces que nous avons démontré pour réaliser « x » et des ressources qui sont à notre disposition

    Je suis certaine que c’est applicable aux vidéos même si c’est pour vendre un produit.

    PS
    Merci pour le document « Toastmasters »

    PS2
    J’ai bien ri de voir C.G. s’extasiant sur le Kindle !

     
  27. Caroline

    21 janvier 2012 at 8 h 34 min

    Hello tous !
    Alors pour répondre à BK : Xtian un conteur ??? Punaise oui, le soir pour s’endormir alors ! Non désolée BK, même en mode « conteur » Xtian Godefroy ne me transporte pas !
    Marie-Bo : Complètement d’accord avec ta méthode, dans une vie toute proche et encore aujourd’hui j’anime des sessions de formation pour public éloigné de l’emploi, et bien ta méthode je l’emploie aussi ! :) En effet, j’ai trouvé que je captais mieux l’attention et cela cadrait l’intervention sans la rendre pénible à entendre. Et même 5 mn avant la fin, je dis « et bien voilà, comme je vous l’avais indiqué, il presque 11h30 et je conclue donc cette animation en vous remerciant de votre attention etc. »
    Emilie : Complètement d’accord avec ta petite précision sur la répartition entre paralangage, et le langage. Nous sommes toujours dans la problématique de la transmission d’un message : Émetteur, véhicule du message, récepteur. Sans compter sur le possible brouillage du message : ambiance, état d’esprit, croyances…

     
    • Emilie Laermans

      23 janvier 2012 at 9 h 54 min

      Oui, le message qu’on veut faire passer sera automatiquement brouillé si on n’est pas au clair en soi.
      Supposons, par exemple, que je veux faire croire que « j’y crois », mais qu’en fait j’ai des doutes (sur moi, sur ce que les gens vont en penser, sur ce qu’ils vont penser de moi, etc). Tout mon non verbal et mon para verbal diront « J »y crois pas ». Et j’aurai beau essayer de contrôler mes mains, ce sont mes pieds qui me trahiront, ou ma voix, mon débit, ma façon de me tenir, mon regard… On ne peut pas tout contrôler.
      Et c’est justement parce qu’on ne peut pas contrôler tout le para verbal et le non verbal qu’on estime que c’est là que réside le VRAI message – pas celui qu’on veut faire passer, mais celui qu’on ressent.

      Comble de malheur, quand on émet 2 messages discordants, on crée chez ceux qui le reçoivent un malaise inconscient, qui provoque une réaction de défense : jugement, agressivité, fuite (physique ou mentale).

      Il vaut donc mieux maîtriser ce qu’on ressent que contrôler ce qu’on émet…

       
  28. Sébastien de SG Autorépondeur

    21 janvier 2012 at 13 h 27 min

    Bonjour Yvon.

    Toutes les émissions télévisées, les médias et documentaires, devraient remettre en question leur principe de fonctionnement selon vous ?

     
    • Yvon

      21 janvier 2012 at 13 h 43 min

      Bonjour Sébastien

      Pas du tout, où ai-je dit ça ?
      Est-ce que les lecteurs de ce blog vont faire des documentaires à la TV ?

      Est-ce que je n’écris pas en français ?

      Je répète, allez :

      Quand on passe à la TV, ce n’est pas spécialement comme lorsqu’on crée une vidéo qui sert à PERSUADER sur un blog ou un site Internet.
      Un média, un documentaire, une « émission » de TV ne persuade pas : Elle INFORME.

      Voyez-vous bien la différence ?

      Les présentateurs télé ont un autre objectif que la persuasion. En outre, ce sont leur métier.
      Ils savent donc lire un prompteur. Bref, c’est leur métier, quoi.

      Dans cet article, je parle de la personne qui a décidé de faire une vidéo PARCE qu’on lui a dit que ça vendait plus.
      Donc on peut imaginer que certains seront à l’aise et d’autres pas.

      Et je dis – mais ça n’engage que moi – que dans cette discipline, il vaut mieux parler comme si on était en face à face avec la personne et donc sans lire quoi que ce soit.

      Si cela en défrise certains, hé bien ma foi, tant pis. Tout le monde n’est pas obligé d’être de mon avis.
      Mais mon avis se défend. Sans aucun doute.

       
      • Sébastien de SG Autorépondeur

        22 janvier 2012 at 19 h 28 min

        De toute façon, il est vrai qu’il faut connaître son sujet pour être plus convaincant et enthousiasme sans devoir « lire son texte » comme le fait le président de la république pour annoncer ses convictions personnelles.

        Le prompteur ne devrait être la que pour « ne pas réfléchir ou buter » sur notre texte.

         
  29. MarcF

    24 janvier 2012 at 4 h 12 min

    Bonsoir Yvon,

    D’accord pour le naturel, la chaleur et l’enthousiasme d’un discours improvisé. Je trouve l’exemple de Christian Godefroy convaincant de ce côté, il a l’air vraiment persuadé de la révolution du Kindle…

    Par contre, à côté, l’exemple de Pierre Étienne Bourget m’a montré l’écueil d’un discours visiblement mal (ou pas) préparé. Et l’enthousiasme n’y change rien. Plutôt que des plaisanteries, je préfère un discours bien plus travaillé, quitte à utiliser un prompteur !

    Alors peut-être est-ce à cause du fait que je connais bien le sujet dont parle Pierre Étienne et que je n’apprends pas grand-chose …

    Pourtant, durant le discours de David Jay, je n’ai pas décroché une seconde. Je n’ai même pas remarqué la position de ses yeux. Son discours avec un prompteur est direct, structuré, intéressant.

    Au vu de tout cela, j’en conclus que rien ne remplace un discours bien écrit, avec de bons arguments.

    La fixité des yeux ne pèse pas lourd face à une excellente qualité de texte de copywriting. Le fond prévaut sur la forme. Un texte inintéressant dit avec le sourire et un regard naturel reste inintéressant.

    Avec Christian, ça marche parce que tout est bon à la fois : son texte, son naturel, et ses talents de conteur.

    Pour quelqu’un qui débute en vidéo, le prompteur peut justement être comme une béquille qui aidera à prendre cette assurance devant la caméra tout en assurant un texte d’une qualité « Premium ». Et même s’il manque le regard, il y aura quand même les gestes ou l’intonation de la voix.

    Même pour un expert, je reste persuadé qu’un texte lu avec un prompteur de manière vivante l’emportera sur une improvisation.

    Quant à la solution d’apprendre par cœur pour ne pas improviser sans prompteur, elle ne fonctionne pas avec tout le monde. Pour l’avoir essayée, je sais que je perds mon naturel dès que je récite un texte par cœur.

    Du coup, je préfère encore l’improvisation ou la lecture au prompteur. Mais je retiens ta solution de fiche qui m’apparaît excellente pour prendre le meilleur de ces 2 approches.

    Cordialement, Marc.

     
  30. kksinfotel

    24 janvier 2012 at 18 h 40 min

    j’ai pas encore réalisé de vidéo; mais par contre lorsque je fais des discours destiné à un large public, j’ai appris à mémoriser certaines parties du texte.

    il est très important de le faire; car on rentre en contact avec l’auditoire et on est plus à l’aise dans ces mouvements.

     
  31. Julien

    17 février 2012 at 14 h 19 min

    Merci Yvon pour ce très bon article.

    Sais tu si Toastmaster a édité d’autres documents comme celui précédemment cité ?

    Encore merci !

     
    • Yvon

      19 février 2012 at 14 h 23 min

      Bonjour Julien

      Merci. Non je ne sais pas s’ils ont édité d’autres docs de ce style.
      En plus c’est un site anglais, donc…

      Yvon

       
  32. sarah psy en ligne

    6 juillet 2012 at 17 h 40 min

    Coucou! Je fais des séances de thérapies en capsules vidéos telechargeables et au début j ai rencontre cette difficulté , j écrivais les textes. Chaque mot était choisi, et ça a été une catastrophe. Alors j ai abandonné la perfection et choisi le naturel !
    Alors oui oui oui je suis pour cet article pour que d autres aient accès tout de suite à la bonne façon :super: :super: :super:
    Sarah@psy en ligne

     
  33. Eric

    5 mars 2013 at 16 h 36 min

    Bonjour, bravo pour cet article très intéressant !
    Grâce à vous j’ai décidé de ne pas utiliser de prompteur dans mes premières futures vidéos, je vous remercie ! tout cela est très logique effectivement ! Vous expliquez très bien !

    ps : le lien pour le guide de 25 pages en PDF édité par Toastmasters ne fonctionne pas