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Comment perdre 5000 euros en quelques heures pour une histoire d’ego…

16 juin

 e 21 octobre 2006 a marqué pour moi la fin d'une période harassante.

3 mois de développement logiciel intense, fichier d'aide visuel énorme, et au final, un logiciel parfait pour mes clients.

J'avais fait un truc vraiment "d'enfer" comme on dit, et j'étais sûr de faire un carton. J'avais mis ce logiciel à 49 euros, je me suis dit : "Il va s'arracher comme des petits pains, moi qui ai plutôt l'habitude de vendre des logiciels à 147 euros".

Je prépare donc une page de vente comme on m'a appris en copywriting, j'envoie mon mail, et j'attends... 

Une semaine plus tard, je fais le bilan : 73 ventes. Une vraie misère ! Mon plus gros fiasco en turf. Un chiffre d'affaires de même pas 4000 euros !

grosse-deprime

Dans ces moments-là, c'est la grosse déprime en ce qui me concerne. Mais surtout, beaucoup d'interrogations : Qu'a-t'il bien pu se passer pour que ça soit un fiasco pareil ??

J'ai trouvé le souci 3 mois plus tard : Le prix n'était pas adapté.

J'ai donc pris le parti de rajouter une toute petite fonction sur le logiciel d'origine, histoire de modifier légèrement la page de vente, et j'ai renvoyé un mail sur la même liste que 3 mois en arrière.

Par contre, là, j'ai mis le logiciel à 98 €.

Résultat : 125 ventes ! Sur la même liste ! Avec un prix doublé. Incroyable.

Ce qui fait que ma première opération m'aurait fait gagner 5000 euros de plus si j'avais su évaluer mon produit d'une meilleure manière.

Depuis ce jour, je ne fixe plus un prix "à la louche".

J'en fixe 3, et je demande à mes clients de choisir lequel ils préfèrent.

Enfin quand je dis "je demande", ce n'est pas vraiment ça !

Je vous explique ça un peu plus bas, mais auparavant, je voudrais mettre les choses au point en ce qui concerne les prix de vente que vous fixez pour vos produits.

L'erreur fatale à éviter à tout prix

Quand vous en êtes arrivé à déterminer le prix de votre produit, on assiste alors généralement à ce que j'appellerais "une crise d'ego".

Normalement, un prix, ça se fixe en fonction de plein de paramètres. Les concurrents, le prix "marché", la valeur perçue du produit, le coût de revient, etc...

Toujours normalement, l'ego ne devrait pas rentrer en ligne de compte.

Je veux dire qu'on vous a appris, à l'école ou ailleurs, qu'il fallait mieux mettre 9,99 € que 10 €, qu'un CD ça ne vaut pas plus de 14 euros, et que pour un livre numérique, 97 € c'est beaucoup trop cher.

Le souci c'est que tout ça, c'est de l'ego en or massif. Ca ne prend pas du tout en compte le facteur le plus IMPORTANT dans le calcul du prix. A savoir :

Le CLIENT !

Car en dépit de toute votre expérience, de tous vos aprioris sur le prix "marché", de toutes vos idées reçues basées sur la concurrence, à la fin, c'est toujours le client qui décide !

Si votre prix est trop cher pour lui, parce qu'il n'a pas le budget pour ce type de produit, ou parce que la valeur perçue de votre produit ne correspond pas au prix que vous avez fixé, hé bien le client ne vous achètera rien !

Conclusion : Ne fixez JAMAIS un prix en vous basant sur votre expérience. Basez-vous toujours plutôt sur des tests grandeur réelle !

 
Si vous ne testez pas en direct et en réel votre prix, alors vous laissez votre ego prendre le dessus, et vous avez donc encore le risque potentiel de fixer un prix non accepté par votre clientèle !

La bonne manière de procéder

Vous l'aurez compris, l'idéal c'est de tester votre prix, en en proposant plusieurs à vos clients, et en choisissant au final celui qui vous permet de vendre plus.

Tout le reste n'est que de la littérature.

Attention : En France vous ne pouvez pas vendre un produit à 3 prix différents EN MÊME TEMPS.

Vous êtes obligé de faire vos tests par étapes.

Voici comment je procède :

Je prends 20% de ma liste, et je scinde ce nombre en 3 car je prends toujours 3 prix en test.

  • La première semaine, je mets en vigueur le prix le plus bas et j'envoie un mail à mon premier tiers
  • La deuxième semaine je passe le produit au prix intermédiaire et j'envoie un mail à mon deuxième tiers.
  • Et la 3ème semaine, je met mon produit au prix le plus fort, et j'envoie un mail au dernier tiers.

Vous n'êtes même pas obligé d'attendre une semaine. En 3 jours, vous pouvez avoir tout réglé.

Bien entendu, tout doit être identique, à part le prix.

Vous notez donc les résultats, et quand vous avez mis en évidence la proposition qui emporte le plus de ventes, vous pouvez donc généraliser votre envoi aux 80% restants.

C'est véritablement la seule manière de fixer un prix au plus juste, en vous basant sur ce que pense celui qui achète (qui est le seul qui fait foi dans la vente).

La lettre de vente ne pourra pas grand chose pour vous, pour aussi bon copywriter que vous soyez, si le prix auquel vous vendez votre produit n'est pas adapté AUX YEUX DE VOTRE CLIENT.

Pensez-y !

Dans ce cas précis, l'ego fait perdre des sommes colossales aux marketers un peu trop sûrs d'eux !

A vous de jouer !

Et vous ? Avez-vous déjà essayé de tester vos prix ou les déterminez-vous vous-même ?

Après avoir lu cet article, comptez-vous essayer de les tester vous aussi ?

 

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24 commentaires

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  1. Johann

    16 juin 2011 at 4 h 54 min

    Bonjour Yvon,

    C’est une très bonne reflexion…D’experience j’ai remarqué qu’il y avait des seuils d’acceptabilité en fonction des catégories de produits: applications mobiles entre 0 et 5€, livres: O à 20€ etc… Dès qu’on veut sortir des tranches du marché, il est plus efficace de vendre plus cher que moins cher. Les bas prix sont souvent vu comme un manque de qualité.
    Par contre dans le cas de prix au dessus de la concurrence ce sont les avis clients qui comptent le plus.
    Si on prend l’exemple de Mailchimp et Aweber, l’un est payant l’autre gratuit pourtant tout la grande majorité recommande Aweber du coup on est prêt à payer plus pour un meilleur produit.

    Parfois on gagne plus à acheter un seul produit plus cher de qualité que plusieurs produits pas chers dont on est pas satisfait. A force d’accumuler les produits médiocres on en arrive au même prix que le concurrent plus cher qui nous aurait satisfait durablement.

    A la limite je pense qu’il faut miser surtout sur ce qu’il y a autour du produit. Par exemple « le produit est plus cher mais vous bénéficiez d’une assistance 24H24. » Justifier le prix en proposant des avantages supérieurs à la concurrence.

    Amicalement,

    Johann

     
    • Yvon

      16 juin 2011 at 9 h 11 min

      Bonjour Johann

      Merci pour ton intervention.
      Tu as raison sur les seuils d’acceptabilité. Pour autant, ça reste de l’estimation personnelle. Quand c’est basé sur l’expérience et la constatation effective de SON marché, c’est relativement acceptable.

      Hélas on constate que beaucoup de vendeurs se servent de l’expérience des autres pour fixer le prix de leurs propres produits.

      En général ça se passe comme ça :

      « Regarde, j’ai un produit à vendre… Je comptais le vendre 47 euros. Tu en penses quoi ? QUOI ??? 47 euros ? Mais c’est pas assez cher ! Tu devrais le vendre 147 ou même 247 € ! Un truc pareil ! »

      Ou encore :

      « Regarde, j’ai un produit à vendre que je voulais vendre 30 euros tout rond. T’en pense quoi ? QUOIIIII ??? Mais tu sais pas qu’il faut jamais mettre des chiffres ronds sur les prix ? Il vaut mieux mettre 29,90 ! Ou mieux 27 € ! Il parait que ça marche bien tous les prix qui finissent par 7″ :)

      Ces deux cas peuvent sembler carricaturaux, mais je sais d’avance que 9 lecteurs sur 10 qui verront ça ne pourront s’empêcher de faire un parallèle avec eux-mêmes.

      Ces deux cas sont une hérésie en matière de business sur Internet (et hors Internet aussi d’ailleurs). C’est le plus court moyen de se planter ou alors de perdre des sommes colossales comme ce fut le cas avec le produit dont je parle ci-dessus.

      Bien sûr, pour reprendre ton exemple, qu’une app de portable doit mieux se vendre en dessous de 5 euros. Mais est-ce pour autant une règle absolue ? Bien sûr que non :) Et heureusement !

      Pour finir, ton dernier paragraphe est plein de sagesse : Augmenter la valeur perçue de son produit pour en justifier le prix est toujours une bonne idée. Après, ça reste encore et toujours de la théorie qui demande à être validée au cas par cas avec des tests grandeur nature.

       
  2. Olivier

    16 juin 2011 at 7 h 39 min

    Bonjour

    Pouvez vous préciser l’interdiction de vendre le même produit à 3 prix différents ? D’ou vient elle ?

    Cordialement

     
    • Yvon

      16 juin 2011 at 8 h 39 min

      Bonjour Olivier

      Le code de la consommation nous indique, par l’Article L113-3 que :

      « Tout vendeur de produit ou tout prestataire de services doit, par voie de marquage, d’étiquetage, d’affichage ou par tout autre procédé approprié, informer le consommateur sur les prix, les limitations éventuelles de la responsabilité contractuelle et les conditions particulières de la vente, selon des modalités fixées par arrêtés du ministre chargé de l’économie, après consultation du Conseil national de la consommation. »

      Chaque société qui vend un produit est donc tenu de « l’étiqueter » pour le proposer à la vente à ses clients. Et on ne peut décemment pas mettre 3 étiquettes avec 3 prix différents sur un seul produit. Donc sur Internet, une même société ne peut pas proposer un même article à des prix différents, puisque cela reviendrait à présenter 3 pages de vente différentes avec 3 prix différents (donc 3 étiquettes). Le consommateur qui constate ceci peut exiger à tous les coups le paiement du prix le moins cher, sans parler des risques encourus en cas de contrôle par la DGCCRF.

      On peut proposer un prix pendant un temps, puis l’augmenter après un délai, et encore l’augmenter.
      L’important est que le consommateur ne trouve pas le même produit à deux endroits différents avec deux prix différents.

       
  3. kategriss@blogging

    16 juin 2011 at 8 h 32 min

    Justement je cherchais comment faire pour tester un prix sans faire un split test sur la même semaine (interdit) mais en effet ta méthode est une bonne idée.
    Par contre une question toute bête, quel est le nombre d’abonnés minimal qu’il faut avoir avant de se lancer dans la promotion de notre produit ? Est-ce que ça marche sur une très petite liste aussi ou bien il faut atteindre un nombre critique (500, 1000, plus…) ?
    Merci :)

     
    • Yvon

      16 juin 2011 at 8 h 45 min

      Bonjour Kategriss

      En fait, dans l’absolu ça marche avec un minimum de 10 personnes ;)

      Mais bien évidemment, plus l’échantillon sera gros et meilleur sera l’estimation de ce qui « marche » vraiment.

      Personnellement, je pense que tester un prix sur moins de 500 personnes n’est pas très représentatif du marché.

      Après tout dépend du taux de transformation de ta page de vente.
      Si tu as une page qui transforme à 2 % (2 ventes pour 100 visiteurs), il faut évidemment augmenter le nombre de visiteurs pour se faire une bonne idée.

      Je pars quant à moi sur un minimum de 500 vues pour me faire mon opinion, car mes pages de ventes ont un retour qui évolue entre 7,5 et 14% en moyenne (trafic ciblé uniquement, issu d’une liste de membres).

      C’est valable pour tous les tests.

       
  4. WebDesign

    16 juin 2011 at 9 h 39 min

    Bonjour à tous,
    L’article me rappelle quelques erreurs que j’ai pu faire, et je comprends mieux maintenant (n’ayant pas eu la sagesse d’essayer de comprendre pourquoi je ne vendais pas) !
    Yvon, qu’en est il d’un produit tel qu’un ebook GRATUIT, mais avec la possibilité aux lecteurs de faire un don (de les orienter vivement de faire un don) ?
    Je suis en train de monter un ebook que je voudrais proposer aux fans de ma page facebook gratuitement (ils sont 9000 environ), mais j’aimerais permettre le don pour ce travail ! As tu de l’expérience dans ce genre de méthode ?

    Michaël

     
    • Yvon

      16 juin 2011 at 10 h 06 min

      Bonjour Michael

      Non je n’ai pas d’expérience sur la demande de dons, n’ayant jamais trouvé d’intérêt à la chose (mais c’est mon avis perso uniquement).

      Pour autant, le don est quelque chose qui est laissé à l’appréciation du « client ». Un peu comme le « paiement au chapeau » après un concert gratuit dans un bar, comme j’en ai vu beaucoup en Haute Savoie (je ne sais pas si ça se fait ailleurs).

      Donc difficile de dire quoi faire. On pourrait imaginer mettre un montant « recommandé » pour aider au don, mais je ne suis aps sûr du tout que ça marche.

      J’ai prévu de faire un article sur ça, car Cialdini a émis une théorie basée sur un test que je trouve très puissant. Il verra le jour (l’article) un de ces prochains jours.

      Yvon

       
      • WebDesign

        16 juin 2011 at 10 h 24 min

        Merci Yvon de ta réponse !
        J’attends cet article avec impatience (je me suis donné jusqu’à la fin du mois pour finir l’ebook, j’aviserais en fonction de cet écrit).

        Michaël

         
  5. Olivier

    16 juin 2011 at 10 h 31 min

    > informer le consommateur sur les prix

    > on ne peut décemment pas mettre 3 étiquettes avec 3 prix différents sur un seul produit.

    Je reste dubitatif…
    Quid des tarif étudiants dans les cinéma ( c’est le même film ) ou des happy hours dans les bars ( c’est la même bière – bière qui d’ailleurs vaut 5 euros dans un troquet de barbès contre 15 en terrasse sur les champs ) ?
    Ou en B2B de tout ce qui est politique de distribution, remise sur quantité, etc…
    Je gére un site d’une asso, pour tout on a 2 tarifs, un pour les membres de l’association un pour ceux qui ne le sont pas…
    Le principe c’est que le prix est libre sauf exception ( loi Lang sur le livre, l’application aux ebooks est d’ailleurs discutable )

     
    • Yvon

      16 juin 2011 at 12 h 23 min

      Le prix est libre.
      La cible aussi.

      Si je mets sur mon site :

      > 15 euros pour les clients ayant déjà acheté chez moi.
      > 20 euros pour ceux qui n’ont jamais acheté.
      > 10 euros pour les étudiants.

      On s’adresse à 3 catégories de clients différents. Ce n’est pas le prix qui est concerné, c’est les gens qui achètent.

      On a le droit de faire un prix différent en fonction d’une certaine catégorie de clients.

      On n’a pas le droit de fixer 3 prix différents pour une même catégorie. Ca reviendrait à fixer chaque prix à la tête du client, action formellement interdite par le code du commerce.

      Précision néanmoins :

      Je ne suis pas juriste, et mes avocats arrivent à expliquer cette histoire de prix bien mieux que moi. Je vous engage donc à en consulter un spécialisé dans le e-commerce qui vous confirmera tout ça.

      Je préfère quant à moi dire ici ouvertement qu’il est formellement interdit de pratiquer 3 prix différents pour un même produit au même moment, et j’engage quiconque à respecter à la lettre ce conseil.

      Après, comme je l’ai déjà dit, chacun mène sa barque et ses affaires comme il l’entend.

      Personnellement, et après m’être fait rappeler à l’ordre de manière bien « amicale » par un organisme à peu près aussi sympa qu’un crotale en colère, j’ai décidé de respecter ce conseil.

      Mais c’est un peu comme les feux rouges. Personne n’est derrière nous à nous surveiller quand on arrive à la hauteur d’un feu rouge.

      On peut décider de passer ou de ne pas passer quand c’est rouge. Dans 98% du temps, tout ira bien. Par contre le jour où on se fait choper, c’est 3 ou 4 points en moins sur son permis, quand ce n’est pas plus grave.

      Forcément, la fois d’après on y réfléchit à deux fois avant de recommencer.

      La valeur de l’expérience est 100 fois plus forte que celle d’un conseil :)
      Mais écouter de bons conseils permet souvent d’éviter des expériences douloureuses.
      Après, chacun sa manière de traverser la vie…

       
  6. Olivier

    16 juin 2011 at 10 h 39 min

    Ah le prix, on se triture souvent pour le déterminer !

    On a de coutume de dire « si personne ne se plaint de ton prix, c’est que tu n’es pas assez cher ». Imaginez une Ferrari vendue 10 000 euros ? pensez vous que cela se vendrait mieux que les Dacia ( je n’ai rien contre cette marque, c’est juste pour comparer ? ).

    Il y a comme le dit Johann une notion d’acceptabilité mais aussi de crédibilité. J’ai ainsi vu des restaurants étoilés baisser leur prix parce qu’ils n’avaient pas beaucoup de clients. Ce fut un désastre, encore moins de client. Par contre, en augmentant leur prix et en offrant une prestation supplémentaire, les clients sont revenus ! [ un restaurant a ainsi créée le « zero attente », vous arrivez et vous avez votre table de suite sans patienter et en plus on vous offre l’apéro… ]

    En matière de réalisation de logo, j’ai des prestataires qui « bradent » leur « travail » .. ce ne sont pas eux qui bossent le plus ! ;-)
    car le prix est souvent associé à la notion de qualité !

    Maintenant, comme il est rappelé dans l’article, il n’y a pas de vérité applicable à tout le monde, il faut tester , tester et encore tester. Ainsi, une page de vente peut être excellente et être décevante par le prix annoncé. Mais cela sera sans doute prétexte à un nouvel article ! :hin:

     
  7. Nico

    16 juin 2011 at 11 h 37 min

    Hello,

    C’est une très bonne méthode, qui s’applique aussi pour de la vente de produits matériels et sans mailing.

    Un prix fixé sur un produit pour X visiteurs, un autre pour X (même ciblage bien entendu), et au final on voit lequel rapporte le plus en marge.

    Car au final il faut bien faire la distinction entre le CA généré et la marge nette dégagée.

    Nico

     
    • Yvon

      16 juin 2011 at 11 h 57 min

      Salut Nico

      Tu as tout à fait raison. La marge est importante. Et encore plus quand le produit vendu est d’abord acheté.

      La méthode de calcul du prix est d’ailleurs différente dans ce cas – les produits physiques – puisqu’on y applique un coefficient sur le prix HT (enfin, je t’apprends rien ;) ).

      Et vu que tous les « acteurs » du marché appliquent le même principe, on remarque moins de différences d’une société à l’autre.

      Et on a donc moins de latitude dans le choix de notre prix, notamment en terme de limites basses.

      Sur Internet, hors les coûts de structure, le prix de revient est nul, donc on ne parle plus de coefficient mais bien d’une fixation arbitraire du prix, ce qui corse la manoeuvre.

      Quant au fait de surveiller sa marge nette d’exploitation, tu as raison, bien sûr, mais c’est un truc un peu trop global pour y penser au moment du test du prix. A moins de faire de l’analytique pure et dure.

      Ce qui n’est pas donné à tout le monde. Surtout quand on n’a pas de compta ;)

      Yvon

       
      • Nico

        17 juin 2011 at 11 h 42 min

        Hello Yvon,

        Compta ou pas, pour moi ça relève de la faute professionnelle que de ne pas calculer sa marge en valeur qu’il reste à la fin d’une opération.

        Sinon on peut faire beaucoup de chiffre, avoir l’impression de gagner plein d’argent, alors qu’au final sur chaque vente on en perd.

        Et inversement, mais là c’est de suite mieux :)

        Nico

         
  8. sourireaustress

    16 juin 2011 at 12 h 16 min

    Bonjour.

    C’est vraiment sympa de partager ce retour d’expérience. Jusqu’à présent je n’avais trouvé qu’une seule méthode pour tester un prix. C’était de tester des campagnes google adword avec une « fausse page web ».

    Si j’ai bien compris, la seule variable que tu changes à chaque envoi groupé d’emails c’est le prix. Tu ne revois pas le texte ou certains arguments? Après tout ça a l’air de marcher!

    Merci à bientôt.

     
    • Claudy

      17 juin 2011 at 2 h 26 min

      Bonjour Yvon,

      En ce qui me concerne, si je veux vendre mes services en copywriting, je pense qu’il est difficile de demander l’avis des clients si celui-ci ne connaît pas la valeur d’un tel service.

      Si je propose par exemple 500 €, 1000 € ou 1800 € pour une lettre de vente de 4 pages, je pense que la plupart des personnes vont choisir le tarif à 500 €. Je dis cela car 3 personnes sur 5 qui m’ont contacté récemment m’ont dit que 500 € était trop cher (et les deux autres m’ont dit que 1000 € est un prix assez raisonnable).

      Et bien qu’expliquant le travail que demande le copywriting et le temps nécessaire pour faire une lettre de vente de 4 pages, ces personnes sont restés fixé sur le prix de 500 €. Et encore, ils étaient prêts à négocier un prix plus bas.

      Dois-je alors en conclure qu’il faut suivre vraiment l’avis des clients ?

      Mais personnellement, même si je n’ai pas 3, 5 ou 10 ans d’expérience, je pense qu’il y a un tarif raisonnable à fixer pour ce travail.

      Qu’en pensez-vous ? Et quel tranche de prix proposeriez-vous, Yvon, pour une lettre de vente de 4 pages ?

      Amicalement

      Claudy

       
      • Yvon

        17 juin 2011 at 3 h 04 min

        Bonjour Claudy

        En fait, cela ne s’applique bien sûr pas à ce genre de service.
        Il s’agit ici d’un produit qui se vend « à l’infini ». Alors qu’une prestation de service est unique.

        Moi, les lettres de vente de 4 pages, je les facture à entre 2000 et 5000 euros. Ca dépend du produit et du temps que j’y passe.
        Plus parce que je veux limiter ce genre de travaux qu’autre chose. Les limiter aux personnes sérieuses.

        Après, tout dépend de l’expérience affichée. Ca fonctionne aussi au pourcentage.

        J’ai déjà eu l’occasion de travailler au pourcentage, c’est à dire avec un acompte d’environ 500 euros et de 10 à 20% sur le CA généré par ma lettre de vente. Les clients acceptent en général assez facilement, car ils se disent que si la page vend, cela ne les gènera pas de me donner 10 ou 20%.

        Une prestation de service, en général, ça ne se négocie pas pareil qu’un produit.
        J’aime bien donner un petit échantillon gratuit de mes compétences avant de parler argent si le marché m’intéresse.
        La réalisation d’un slogan, ou d’une accroche. Ou un premier paragraphe.

        C’est plus du feeling qu’autre chose.
        Une personne qui négocie une réduction pour une page de vente à 500 € ne m’intéresse hélas plus.
        J’ai commencé comme ça, mais maintenant, j’ai d’autres occupations qui me font refuser un certain nombre de contrats peu rémunérateurs.

        Mais au départ, pour se faire connaître, il est bon d’accepter ce genre de job, en négociant une réduction contre un témoignage et un petit pourcentage.
        Il faut toujours demander un acompte, par contre. Ca fait montre d’un certain sérieux du client. S’il refuse, il faut détaler à toutes jambes : Il ne vous paiera jamais !

        Bonne journée

        Yvon

         
  9. Mademoiselle S

    17 juin 2011 at 18 h 38 min

    Hello !!!

    Je ne vais pas faire de re-dite mais citer mon cas perso, dans ma petite boutique (commerce tradi mais qui se veut dynamique, si, c’est possible) : mon prix je le fixe en fonction de mes frais et de mes besoins.
    Je ne brade pas, je ne suis pas non plus hors de prix, mais j’estime qu’étant un commerce de proximité je rend un service supplémentaire, en plus de la vente pure et simple.
    Mes clients sont d’accord pour payer un peu plus cher puisque je suis disponible (grosse amplitude horaire et au pied de leur immeuble), agréable (cela va de la simple courtoisie à des petites conversations avec les clients)) et que je peux commander un certain nombre d’articles introuvables en grande distribution.
    De toutes façons je suis obligée de pratiquer des prix élevés, je n’ai pas autant de clients qu’un gros , je me rattrape sur la marge.
    ;)

     
    • Yvon

      17 juin 2011 at 19 h 13 min

      Bonsoir Mademoiselle S.

      (Tiens, pisque t’es là, t’as pas un prénom ? Parce que « mademoiselle » c’est ultra long. En cas, je peux t’appeler S. – comme Serena ? :hin: )

      Rajouter du service à la clientèle dans un commerce tradi, ça n’a pas de prix. Et c’est justement ce qui permet de différencier les petits commerces des autres structures.

      J’en avais d’ailleurs parlé ici : http://www.copywriting-pratique.com/savez-vous-encore-parler-a-vos-clients-en-2011

      Qu’est-ce que tu vends, si c’est pas indiscret ?

      Yvon

       
  10. bruno

    10 avril 2012 at 13 h 22 min

    Mais voilà !
    Ma liste est composé de 3 personnes !!!

    Alors difficile de faire un test pour déterminer un prix !

    Je suis sur qu’il y a des troucs pour les vrais débutants ;-)

     
  11. Willyam

    29 août 2013 at 6 h 51 min

    Bonjour Yvon,

    Tout d’abord je vous remercie pour toutes les infos que vous donnez sur votre blog.

    Tester les prix, oui je suis d’accord !

    Mais comment peut on faire pour tester les prix quand ceux ci ne sont pas les mêmes pour tout le monde et que l’on a très peu de temps pour faire le test ?

    Je m’explique, je suis Magicien, et sur mon site les prospect peuvent demander un devis selon la ville où ils se trouvent et la date qu’ils souhaiteraient réserver.

    Comme j’aime bien que les choses soient claires, ils obtiennent un devis tout compris (charges, déplacement, prestation etc …)

    Le plus souvent, les personnes s’y prennent une semaine à 15 jours avant la date pour demander un devis, ce qui veut dire qu’ils vont prendre une décision en maximum 15 Jours. (c’est d’ailleurs pour ça que j’ai mis en place un système d’envoi de devis automatisé)

    Dans ces conditions comment puis je faire pour tester mes tarifs ?

    Cordialement,

    Wylliam

     
    • Yvon

      30 août 2013 at 14 h 22 min

      Bonjour Willy

      Bienvenue ici.

      Pour tester les prix d’un devis, ça ne peut se faire que sur plusieurs affaires. D’autant que c’est assez délicat dans le sens où si tu dois faire un devis, alors ça veut dire que tu proposes des travaux différents à chaque coup. Difficile en ce cas de tester quoi que ce soit.

      Je te dirais que pour tester, il faudrait comptabiliser le nombre de devis qui sont passés à tel prix (en prévoir par exemple plusieurs) et choisir celuyi qui a fait le plus transformer.
      Mais ça reste délicat.

      Cet article était surtout là pour parler des produits numériques à prix fixe et déterminé à l’avance.

      Pour ton domaine, va plutôt lire cet article si ce n’est pas déjà fait : http://www.copywriting-pratique.com/le-copywriting-peut-il-vous-aider-si-vous-etes-dans-la-prestation-de-service

      Bonne journée

      Yvon

       
      • Wylliam

        3 septembre 2013 at 8 h 28 min

        Bonjour Yvon,

        Merci pour votre réponse, elle ne m’étonnes qu’à moitié.
        En fait mon tarif est fixe à la base, mais les visiteurs aiment bien avoir un tarif sans surprises … donc TTC.

        Il faut donc que j’inclue les déplacements et c’est en cela que le tarif est différent à chaque fois.

        Il faudrait donc que je compare les dvis pour les mêmes villes à des tarifs différents … mais là il faudrait attendre 10 ans avant d’avoir des chiffres significatifs ….

        bonne journée
        Wylliam