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Comment écririez-vous si vous deviez mourir demain ?

27 mar

 oici aujourd’hui un superbe article rédigé par Marianne, du blog Parler en public online qui nous parle d’émotion et d’intensité au travers des mots.

Sur votre blog - comme en réunion professionnelle - vous présentez vos idées pour convaincre les autres d'accepter de suivre votre invitation à aller plus loin.

Pour convaincre, la publicité vous le rappelle à chaque instant, la meilleure recette : c'est l'émotion.

Mais comment la créer ? Comment la présenter avec l'intensité suffisante ?

pere-et-bebe

L'intensité vient de l'extrême

Quand vous regardez votre vie, vous viennent spontanément à l'esprit les moments les plus chargés d'émotion :

  • Donner la vie...
  • Tomber amoureux...
  • Perdre un proche...
  • Avoir un accident...
  • Remporter une victoire...

Ce n'est pas la petite minute de bonheur quotidien ou la petite catastrophe de ce matin, mais les instants les plus intenses qui vous ont marqué, en positif ou en négatif.  

L'attitude créé l'émotion

Le simple fait de penser à ces moments ravive l'émotion et suscite des mots qui se chargent d'intensité et véhiculent l'émotion.

Constatez-le vous même : Personne ne parle d'un coup de foudre comme de sa liste de courses au supermarché. Si vous pensez à un coup de foudre, vous avez les yeux qui brillent, les commissures des lèvres qui esquissent un sourire et des mots hors du commun vous viennent spontanément.

Ainsi, d'une simple attitude mentale favorable surgit la source d'émotion, d'où s'écoule un flot de mots pour la traduire en toute fluidité.  

L'attitude extrême cache l'intensité émotionnelle

En combinant ces deux idées, si vous voulez convaincre, grâce à une émotion intense, il vous suffit d'écrire comme si alliez mourir demain.

Si vous deviez mourir demain... S'il ne vous restait que 24h pour écrire... Est-ce que vous vous embarrasseriez de fadaises, de petites mesquineries, de détails ?

Non ! Vous donnez le meilleur de vous-même pour laisser une trace exceptionnelle*.

Vous raffinez votre message jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que la quintessence.

Sous la quintessence se cache...

Et que trouve-t-on quand on a enlevé tout l'inutile ? A quoi se résume la quintessence ?

Une fois dépouillé de tous ses artifices, votre message revient à parler de tout ce qui marque notre humanité et que nous partageons.

Les expériences inhérentes à l'être humain sont celles que chaque personne peut ressentir au travers de quelques mots. Car, chacun de nous a pu vivre :

  • la déception de voir sa confiance trahie
  • la joie radieuse d'une rencontre
  • la peur de l'échec ou du ridicule
  • la reconnaissance envers quelqu'un

Pour faire revivre ces émotions universelles, il suffit de quelques mots authentiques, réduits à l'essentiel.

Ceux-là seront immédiatement compris et permettront d'initier une relation de confiance. La conviction se nourrit de cette confiance et de l'écoute attentionnée qu'elle apporte.

En résumé

Ainsi, le plus court chemin pour convaincre vos lecteurs ou votre public à suivre votre invitation à passer à l'action consiste à :

  1. écrire comme si vous alliez mourir demain
  2. garder juste l'essentiel suscitant une intense émotion

A vous d'essayer !  

*Shery Sandberg, dans ce discours, vous donne un exemple de texte destiné à laisser une trace. Elle parle en espérant distiller des idées dont bénéficiera la prochaine génération de femmes.  

Cet article a été écrit par Marianne, très touchée d'avoir l'honneur de partager ici avec vous, comme invitée. Passionnée par les mots et l'émotion qu'ils véhiculent, Marianne vous donne sur Parler en Public Online, les techniques qui vous permettront de prendre la parole avec plaisir, les exemples de discours dont vous inspirer pour parler en confiance et les attitudes nécessaires pour défendre vos idées avec conviction. Parce que notre monde a besoin que les idées innovantes, subtiles et raffinées ne passent pas inaperçues, mais soient défendues avec brio !

 

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Je suis pour des articles sans aucune faute d'orthographe ! Si vous en avez repéré une ou plusieurs dans cet article, alors merci de me le signaler en m'envoyant un mail à yvon(at) le présent nom de domaine, en indiquant le ou les mots concernés.
Je corrigerai tout ça au plus vite.

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;) :super: :red: :hin: :haha: :evil: :cry: :coeur: :cafe: :beer: :D :?: :-z :-x :-o :-P :-? :) :( 8))

 

 

  1. Sié

    27 mars 2012 at 11 h 29 min

    Hello Marianne et Yvon,

    Ecrire comme si nous devions mourir demain!

    Ton titre m’a poussé à lire ton article et ta manière d’écrire m’a poussé à lire tout ton article. Tu illustres bien ce que tu dis.

    Je partage ton idée et je suis partisan du « aller droit au but ». Plus le temps de Bla bla bla… Ca fait fuire le visiteur à tout jamais!

    Tu me prends pour qui là? J’suis pas là pour toi seul. Dis moi l’essentiel ou je claque la porte

    Et ben! Il est parti à tout jamais.

    Du côté de l’émotion, je suis toujours entrain de bosser la dessus. Bon, du coup je trouve qu’il est aussi difficile de juger ses propres écrits. J’espère que mes efforts porteront fruits.

    Merci pour cet excellent article :super: .

    Bien amicalement,
    Sié

     
    • Marianne

      27 mars 2012 at 12 h 47 min

      Bonjour Sié,

      Merci pour ton soutien :-)

      Effectivement, difficile de juger ses propres écrits, d’autant qu’aucun auteur n’écrit constamment de façon exceptionnelle.
      Cela dénote néanmoins le souci d’améliorer ses écrits pour qu’ils touchent les autres, ce qui me parait l’essentiel pour y parvenir.

      Un bon tuyau en ce sens : la règle des 24
      écrire d’un jet, laisser reposer 24h, élaguer et préciser

      Rien qu’à lire ton blog, nul doute que tes efforts payent déjà ;-)

      Bien à toi,

      Marianne

       
  2. claire

    27 mars 2012 at 11 h 56 min

    Bonjour Marianne,

    Et bravo pour cet article.
    Tu as raison de souligner l’aspect émotionnel essentiel pour convaincre.
    Et si il est si puissant, c’est aussi parce que le fait de se remémorer un moment intense conduit à état physiologique correspondant à cette émotion. Or il est une mécanique absolument fascinante chez les êtres humains (mais pas que) et c’est la synchronisation.
    L’auditoire se synchronise inconsciemment sur ton débit, ta rythmique, ta respiration, ta gestuelle, et se retrouve alors dans un état physiologique proche du tient. (Le corps étant le siège des émotions.)
    Mais cette identification ne peut fonctionner qu’à condition d’avoir établi une « relation », un lien au préalable.
    (Et si cette « relation » est mal établie et que l’on tombe un peu trop dans le pathos, la distance qui se crée alors entre les états internes de l’auditoire et ceux du conférencier peuvent être très mal perçus. Si l’auditeur se sent totalement étranger physiquement à une émotion trop intense de l’orateur alors celle-ci peut prêter à rire. )
    Mais tu as eu raison de donner des exemples de moments « universels » comme donner la vie, etc… qui sont finalement communs à chaque humains et s’adressent à tous, si l’on utilise un langage simple et qui va à l’essentiel, comme tu le dis . (Une bonne technique donc pour établir le lien préalable dont je parle précédemment).

    Par contre un mot qui peut sembler intense et porteur pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre… je me demande s’il existe réellement un vocabulaire universellement « intense » et « authentique » ? en tout cas si l’on doit le faire en réduisant à l’essentiel, sans les détails comme tu le dis. Car les mots sont évocateurs d’émotions et de sens multiples selon les vécus.
    Et « garder juste l’essentiel » sucite-t-il réellement une émotion ? L’émotion naît d’une progression, non ?

    C’est un problème que l’on rencontre moins à l’oral, c’est sûr.
    Car le langage est tout de même fortement porté par le corps et la voix.

    Merci pour cet article.
    Et bravo pour ton intervention. Pas facile d’écrire sur le blog d’Yvon. :super:

    Une très bonne journée à tout les deux.

     
    • Marianne

      27 mars 2012 at 13 h 08 min

      Bonjour Claire,

      Merci de cette excellente explication des dessous de l’émotion !

      Il est vrai qu’à l’oral, on peut jouer sur de plus nombreux registres : la voix, le silence, la gestuelle, le rythme véhiculent et renforcent l’émotion.

      Pourtant, quelques mots succincts permettent ausi l’émotion, même sans progression. Parce que la concision oblige à la précision, donc à rechercher plus en profondeur. D’où le succès des nouvelles, de la publicité ou de la poésie.

      Et le fait de n’avoir que quelques mots permet de laisser toute liberté à l’imaginaire pour combler le vide apparent…

      Un haïku, traduit de Bashô pour illustrer ceci :

      Où est la lune ?
      Alors que la cloche du temple est
      Tombée dans l’eau

      Chacun voit la scène à sa manière… ce Japonais du 17ème siècle sûrement différemment de nous. Pour autant, ce texte n’est-il pas efficace pour nous toucher, par-delà les siècles et les cultures ?

      _____

      C’est un défi d’écire ici, oui ! Mais Yvon s’est montré très généreux, comme à son habitude :-) Merci Yvon !

      Bien à toi,

      Marianne

       
      • BK

        27 mars 2012 at 17 h 32 min

        Bonjour Marianne et merci pour cet excellent article,

        Je ne vais pas nier l’impact de l’émotion dans l’écrit, mais comme le dit Claire

        un mot qui peut sembler intense et porteur pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre

        Où est la lune ?

        C’est une bonne question ! Où est l’émotion ? Jorge Luis Borges avait longuement disserté au sujet de la lune. Moon, Luna… des mots féminins, ronds, tout en « ou »… rien à voir avec le « lune » français coupant comme un couteau avec son « u »…

        Peut-on retrouver l’émotion véhiculée par Luna… dans Lune ?

        Non, bien sûr !

        Et alors, du Japonais au Français !

        Pourtant, on peut ressentir une émotion en lisant ce Haïku.

        Mais d’où vient-elle, cette émotion ? De celui qui écrit ou de celui qui lit ?

        L’émotion, dans la littérature, c’est un peu l’auberge espagnole !

        Pas complètement… mais un peu quand même !

        Bernard

         
        • Marianne

          27 mars 2012 at 19 h 17 min

          Bonjour Bernard,

          Que ce soit dans la littérature, dans la musique ou dans un film, l’émotion vient autant de l’auteur que de l’interprétation de chaque spectateur, tout à fait d’accord. L’alchimie de ces multiples émotions fait la richesse de la communication interpersonnelle.

          On ne peut pas espérer d’un texte qu’il touche tout le monde : certains seront perméables à une émotion à un moment donné et pas d’autres. En revanche, avec un texte plat et sans émotion, on peut difficilement espérer toucher quelqu’un.
          Qui te recommanderait la notice du micro-ondes comme un texte extraordinaire qui devrait te plaire ?

          Bien à toi,

          Marianne

           
      • claire

        27 mars 2012 at 22 h 38 min

        Merci Marianne pour ces précisions.

        Et oui l’aspect « universel » du langage est donc très relatif.

        Tu as raison, quelques mots succincts peuvent faire naître une émotion. Mais, dans ce cas, pour toucher à « l’universel », il y a tout de même une nécessité de « références collectives » au préalable.
        Et la publicité, en est un excellent exemple, car elle utilise des « codes » culturels reçus par tous.
        Lorsqu’on sort de ces « codes », y a t-il encore universalité ?

        Quant à la dimension imaginaire d’un texte, tu as raison. Même un seul et unique mot a une portée. Mais c’est un autre sujet. L’émotionnel, l’imagination et l’imagerie mentale sont trois choses très différentes. Et si l’émotion peut naître de l’imaginaire, l’imagination ne conduit pas nécessairement à l’émotion.

        D’ailleurs le Haïku a toujours suscité chez moi quelque chose de plus intellectuel, voir spirituel, plutôt qu’émotionnel. (Et je pense que Bernard pourrait en parler mieux que moi.)
        Tout comme la poésie, il peut induire des images, un questionnement, des émotions ou pas, selon la disposition, le vécu et les références de celui qui écoute.
        C’est en cela que j’ai un peu de mal avec l’idée de la « concision » liée à « l’émotionnel » et induisant de la « profondeur ». Je rattacherai plutôt la concision à la clarté ( essentielle dans l’aspect percutant du discours). Et du coup n’est-elle pas rattachée à quelque chose de plus intellectuel qu’émotionnel ?

        Bonne soirée Marianne

         
        • Marianne

          28 mars 2012 at 0 h 23 min

          Bonsoir Claire,

          Décidément, quelle richesse dans ces commentaires ! Je ne m’attendais pas à des partages aussi fournis et comprends mieux qu’Yvon se révolte devant la semaine de 4 heures :haha:

          La publicité joue sur des codes culturels, à mon avis parce qu’elle a un but à très court terme et que cette approche est la plus facile.
          Ce qui me semble différent d’un article de blog où l’on cherche à établir une relation sur le long terme. Et, dans ce cas, se placer sur des références universelles me semble plus efficace.

          Paul Eckman a parcouru le monde pour rencontrer différentes cultures et y étudier l’expression des émotions. Il en a conclu que la joie, la surprise, le dégoût, la tristesse, la peur et la colère étaient exprimées de façon similaire, par des micro-expressions du visage, tout autour du globe. D’où le fait que certaines émotions sont universelles et inhérentes à la condition humaine.

          Dans des circonstances extrêmes, comme un deuil insupportable ou un coup de foudre passionnel, où nous faisons fi des conventions culturelles, nous sommes guidés par ces émotions basiques, partagées par le reste de l’humanité. Le fait d’évoquer ces situations créé une connexion avec les autres, dès lors qu’ils sont prêts à la recevoir.

          Pour certains, la relation se joue d’emblée sur le plan émotionnel, alors que pour d’autres, comme tu le ressens, elle conduit plus à une réflexion intellectuelle, mais in fine, le message est passé, la relation est amorcée, la connexion est établie. Là réside l’objectif de l’écriture, lorsqu’on vise le long terme.

          ___

          Pour la concision, c’est un de mes exercices favoris en coaching, parce qu’on arrive à un degré de profondeur fascinant.

          Exemple :
          Choisis une œuvre d’art que tu apprécies et décris ce qui te pousses à l’aimer en une page.
          Reprend le lendemain et décris ce qui te pousses à l’aimer en 1/2 page.
          Puis le lendemain, en 3 lignes, puis, le lendemain en 5 mots.

          Tu verras que le résultat n’a pas forcément gagné en « clarté » car en l’espace de plusieurs jours, les raisons initiales ont souvent dévié. En revanche, à force de creuser, on trouve le trésor… ;)

          Bien à toi,

          Marianne

           
          • claire

            28 mars 2012 at 23 h 08 min

            Merci Marianne pour ces précisions,

            Je comprends mieux ce que tu voulais dire dans ton article par cette idée de concision et de « quintessence ».
            Ce n’est pas ce que j’avais compris initialement. Au départ, je pensais que tu parlais de l’effet produit sur le récepteur, et non de la démarche de l’orateur (enfin de l’écrivain :hin: ) qui est donc plus de l’ordre de la quête (spirituelle, intellectuelle ou effectivement émotionnelle ) que de la clarté ou de la simplification finalement. (si j’ai bien compris).
            Du coup je saisi mieux le rapport que tu fais entre « l’élagage » et « l’émotion ».
            Merci d’avoir étayé, cet exercice est top :super:

            Bonne soirée

            Ps: Oui j’avoue qu’ Yvon a l’habitude de nos commentaires à rallonge.. :hin: Enfin d’habitude c’est pas moi m’dame, c’est Bernard!

             
          • Marianne

            28 mars 2012 at 23 h 18 min

            Bonsoir Claire,

            Ravie que le brouillard de l’incompréhension se dissipe :-)

            Nous rejoignons ainsi la quête fondamentale de l’écrivain, comme celle de l’orateur : être compris :-)

            Bien à toi,

            Marianne

             
  3. Marianne

    27 mars 2012 at 13 h 20 min

    Salut Thierry,

    Quand on écrit avec une grande intensité, on est soi-même bouleversé, submergé par ce flots de mots qui semblent venir de nulle part.
    C’est ce que Cédric Vimeux expliquait dans une interview où il rapprochait ce que lui apportait l’écriture de ce que lui donnait un moment intime avec sa femme.

    Vraiment, une telle intensité, tu ne pourras que t’en rendre compte tout seul :-)

    Bien à toi,

    Marianne

     
  4. Marie-Do

    27 mars 2012 at 13 h 52 min

    Coucou Marianne, coucou Yvon,

    Tout en ayant trouvé beaucoup de sens à ton article, j’ai beaucoup de mal à me mettre dans cet état d’esprit.
    Peut être parce que je travaille dans les soins palliatifs, et que je côtoie la fin de vie tous les jours. Je vois des gens essayer de se battre pour gagner quelques instants de plus pour justement ne pas penser que demain ils vont peut être mourir.
    Alors moi, envisager que je vais mourir demain pour écrire, cela m’est tout simplement impossible, je préfère utiliser l’humour pour transmettre mes émotions. Peut être réagirai je autrement si je faisais un autre métier.

    Amicalement
    Marie-Do

     
    • Marianne

      27 mars 2012 at 19 h 05 min

      Bonjour Marie-Do,

      Je comprends que dans ton contexte, ce ne soit pas approprié. Merci de ton partage. L’humour est certainement la manière la plus élégante de traiter un sujet quand, par ailleurs, tout semble tellement dérisoire…

      Mais, tu peux utiliser un autre extrême pour arriver au même résultat. Par exemple, l’immense gratitude que l’on peut ressentir en sentant la force de l’amour inconditionnel que l’on éprouve pour son enfant. (Même si avec un ado, c’est parfois bien difficile ;) )
      L’idée consiste juste à évoquer un moment extrêmement intense, propre à chacun, pour retrouver une émotion bouleversante et ensuite la transcrire dans son message.

      Bien à toi,

      Marianne

       
      • Marie-Do

        27 mars 2012 at 22 h 43 min

        Marianne,

        Je suis contente que tu aies compris ce que je ressentais,
        ta suggestion sur l’amour que je porte à mes ados, cela me parle
        bien, voilà un sentiment que je pourrais exploiter.

        Merci encore pour ce partage d’expérience

        Marie-Do

         
  5. David K

    27 mars 2012 at 16 h 03 min

    Bonjour Marianne, Bonjour Yvon,

    Excellent article – comme d’habitude :) !

    Petite astuce d’intensité.
    Vous voulez monter la pression article après article ?

    Inspirez-vous des séries. Arrêtez-vous sur un climax.
    En quelque sorte une question existentielle.

    Faites de votre blog le « 24h chrono » du web :hin: .

    Par exemple.

    Prenez un article sur le copywriting (soyons original !).
    Plus précisément, la recherche.

    Vous avez expliqué que la recherche est importante.
    20% du travail qui donne 80% des bénéfices, etc.

    Mais vous avez un article pour demain.
    Sur les techniques de recherche.

    – Comment consulter les thèses universitaires.
    – Comment consulter à bibliothèque nationale de France.
    – Comment bien chercher sur google.
    – Comment contacter des personnalités + des témoins.

    etc.
    (Oui, il y a presque un livre à écrire sur le sujet.)

    Pour articuler les deux… la technique du climax :).
    Arrêtez-vous juste avant les techniques de recherche.

    Votre lecteur est obligé de revenir. Le suspense en est même insoutenable :haha: .

    Yvon en a peut-être parlé (quelques souvenirs d’un article d’il y a 6-8 mois…).

    Amitiés,

    David

    PS: Vous avez peut-être rigolé quand vous avez lu « thèses universitaires » :D .

    Vous vous êtes peut-être dit… « Quel lien entre la vente et une thèse (poussièreuse) :hin: ? »

    Les thèses universitaires ça sert ;) .
    Petite anecdote de copywriter.

    Le café décaféiné ne se vendait pas.
    Pour les gens… c’était pas du café !

    Ils ne désiraient pas le décaféiné (Remarquez le verbe).

    Pourquoi les gens consomment du café ?
    Une partie pour le goût.
    Mais la majorité pour le coup de fouet :evil: .

    Ce coup de fouet est attribué (à tort) à la caféine.
    Remontons au début du siècle dernier. 1905 mes amis ;) .

    Le café décaféiné. « Mais c’est imbuvable ! Ca ne donne aucune énergie ! ».

    Erreur.

    Le copywriter en question a consulté des milliers d’articles et de thèses en médecine. Pour trouver une information.

    Cette information qui a vendu le déca par palettes entières.
    Quelle est-elle ?

    La caféine n’agit qu’au bout de deux heures.
    Le coup de fouet presque instantanné n’est pas dû à la caféine.

    Cela a nécessité des semaines de recherche… mais le succès était là.

     
  6. Michele44

    27 mars 2012 at 16 h 31 min

    Bonjour Yvon et merci de nous faire découvrir Marianne,

    Ecrire comme si je devais mourir demain ? Je crains de faire pleurer dans les chaumières ;-)
    Mais parler avec son coeur oui, mille fois oui. Cependant nous ne sommes pas tous égaux sur cette aptitude parfois jugée de « sensiblerie ». Certains ont plus de facilité que d’autres à exprimer cette partie vulnérable d’eux-mêmes. Pas de critique dans tout cela, simplement savoir que ça dépend des types de personnalités…

    Merci en tout cas de rappeler le pouvoir des mots et du sens qu’ils portent en eux.
    Bonne fin de journée sous le soleil printanier ;-)
    Michèle

     
  7. Marianne

    27 mars 2012 at 23 h 25 min

    Bonjour Michèle,

    « Parler avec son coeur », une formulation bien trouvée pour exprimer cette même idée d’authenticité et d’intensité. Merci !

    Je ne suis pas d’accord avec toi sur le fait que certains types de personnalité ne seraient pas capables d’exprimer leurs émotions à travers les mots.
    Si certains ne le font pas, c’est plus, à mon avis, par :
    – manque de savoir-faire : on n’a pas toujours à disposition des exemples dont s’inspirer
    – manque de confiance en soi : on redoute de s’exposer en vérité, par peur du rejet, fondé ou non

    Dans mon activité de coach de carrière, je peux témoigner que mes clients – y compris ceux qui n’y étaient pas très enclins au départ – ont tous été capables d’apprécier le bénéfice d’exprimer une riche palette d’émotions et qu’ils ont appris à s’en servir. C’est même une carte maitresse lors d’un entretien d’embauche, qui leur a souvent permis de décrocher LE job qui leur convient, parce qu’il correspond à la personnalité qu’ils ont osé exprimer.

    Bien à toi,

    Marianne

     
  8. Yvon

    28 mars 2012 at 0 h 34 min

    Bonsoir Marianne

    Merci vraiment beaucoup d’être là pour entretenir les commentaires et répondre avec brio aux différentes réactions.

    Des articles invités comme le tien, avec le sérieux qui va avec, j’en veux bien un par semaine, sans souci !

    Merci également à tous les autres commentateurs de faire vivre cet article par leurs différentes réactions très constuctives.

    Merci encore et bonne nuit à toutes et tous.

    A bientôt

    Yvon

    PS : Oui, la semaine de 4 heures, c’est pas spécialement pour tout de suite.

     
  9. Marianne

    28 mars 2012 at 1 h 27 min

    A vous tous,

    Merci pour ce 1er article invité. Je suis éblouie par la richesse des échanges et les découvertes offertes à cette occasion.

    Cette communauté regorge de talents et c’est avec la plus grande sincérité que je vous fais part de ma gratitude, au terme de cette journée si foisonnante.

    Bien à vous tous et au plaisir de vous lire,

    Marianne

     
    • xavier

      29 mars 2012 at 1 h 24 min

      Bonsoir Marianne
      Bonsoir Yvon
      Cet article comme bien des articles présent sur le blog d’yvon est chargé d’émotion.
      Et à la lecture des commentaires…j’en ai le souffle coupé.
      C’est si dense, si riche, si chargé d’émotion que j’en ai la gorge serrée, et que les yeux me piquent…

      Je me rends compte de jour en jour de la valeur des personnes qu’Yvon rassemble autour de son projet.
      Et de jour en jour je me dis : comment est-il possible d’arriver à un tel degré de qualité.
      La crème de la crème.

      Susciter l’émotion pour inciter à agir.
      Les mots et leur combinaison, l’interaction de ces mots et des images des idées qu’il exprime…voilà le résultat.
      Et je peux plus rester sans rien faire. Je lâche tout ce que j’avais à faire tout ce qui est urgent

      Marianne ce que tu dis me rassure et me conforte.
      Souvent je suis parmi les derniers à poster un commentaire.

      Pourquoi?
      parce que bien souvent après une première lecture une première rencontre avec l’article du jour….j’ai souvent besoin de ces 24 heures pour affiner à la fois mon écriture (et mon orthographe) et ma réflexion

      Je suis en perpétuel apprentissage ….je vais de découverte et d’article en article je pourrais même dire de sommet en sommet, car le point de vue est magnifique Le paysage splendide et l’émotion bien présente…..j’aime !

      et tiens. Ce que je ferais …si je devais mourir demain…je lirais certains passages de cet article à mes enfants dès qu’ils rentreront de l’école tout à l’heure.

      Et je leur lirai bien d’autres passages extraits du blog d’Yvon des commentaires d’articles issus de commentaires . Et ainsi que bien des passages d’articles de ses fidèles lecteurs-commentateur …..Tout ce que j’aime!

      Mon plaisir journalier : Lire l’article du jour d’Yvon…..Mais pas seulement…souvent revenir sur un autre .. Sur un commentaire….Sur l’article en lien avec un commentaire….La vie de blogueur passionné par la magie des mots et la découverte à travers ces mots des personnes…. Des personnes passionnantes et passionnées!

      Le printemps est terrible…il y a tant à faire qu’il nous faut choisir. Mais j’aime cette profusion qui nous nourrit et nous transporte….
      Et plus d’un titre le blog d’Yvon est un printemps perpétuel. Les idées, les valeurs, les trouvailles les découverte, l’humour aussi fleuri à foison. Et l’énergie qui en résulte nous permet de nous dépasser et d’aller au fond de nous chercher ce qui attend d’être exprimé….

      Bernard parle d’éveil.
      Maintenant que je suis mort, j’ai pu vous parler …de ce que j’aurai écris hier….
      Mais voilà Marianne grâce à ces quelques mots tu m’a sauvé….
      C’est peut-être grâce à cela la vie que chaque jour nous permette d’améliorer ce qu’on à fait la veille..
      Entretenir l’éveil !

      Avec beaucoup d’admiration pour ce que j’ai lu aujourd’hui aussi bien dans l’article lui-même que dans les commentaires…
      je vous souhaite une belle journée et de vivre dès aujourd’hui …cet état à la fois étrange et envoutant que décris Marianne :

      Quand on écrit avec une grande intensité, on est soi-même bouleversé, submergé par ce flot de mots qui semblent venir de nulle part.

      Tout ce que j’aime !

      Xavier

      Ps Ce que j’aime par-dessus tout dans ton blog Yvon c’est ce phénomène vraiment incroyable.
      Quel Phénomène ?
      Le phénomène par lequel la qualité des commentaires relaye et complète de manière intense et créative l’article qui en est le catalyseur…c’est…envoutant…une forme d’éveil extrêmement……. comment dire……Séduisant….Allant parfois ……..Jusqu’au coup de foudre…..

       
      • Marianne

        29 mars 2012 at 21 h 59 min

        Bonsoir Yvon,

        Quelle exubérance, cela fait plaisir à voir :-)

        Yvon a réussi effectivement quelque chose d’assez exceptionnel, en écrivant régulièrement des articles de qualité, il a fédéré autour de lui une communauté très réactive, qui se plie au jeu de l’émulation.

        Je partage ton émerveillement pour les commentaires qui font écho, irradient et diffusent autour d’eux, bien plus loin que les lignes initiales.

        Merci pour ta sincérité,

        Bien à toi,

        Marianne

         
  10. Noellitto

    29 mars 2012 at 2 h 57 min

    Bonjour Marianne et Yvon,

    Je rejoins Xavier et ne sais que dire de plus qui ne soit déjà dit, tant dans l’article que dans les commentaires, et surtout fort mal de ma part, n’étant pas très à l’aise avec le « chant des mots ».

    Alors s’il ne faut en garder que la quintessence je dirais simplement que pour moi, c’est comme un piano où chaque touche est un mot venant frapper la corde sensible du sentiment ou émotion qui lui est propre faisant naitre ainsi une mélodie envoutante sous les doigts experts de l’écrivain …

    Bonne journée à tous

    Nancy

     
    • Marianne

      29 mars 2012 at 22 h 06 min

      Bonjour Nancy,

      Merci de cette belle touche musicale qui nous fait vibrer :-)

      La musique participe du même phénomène, quand on y met de l’intensité et de l’authenticité, elle créé l’émotion et touche à nouveau à l’essentiel qui nous unit, en tant qu’êtres humains.

      Peut-être même que la musique est plus accessible, car on peut être touché, même sans aucun apprentissage, alors que pour être touché par l’écriture, on doit posséder au moins des rudiments de lecture de la langue utilisée.

      Bien à toi,

      Marianne

       
  11. florent

    29 mars 2012 at 9 h 09 min

    Bonjour Marianne et ton hôte,

    Je ne suis pas surpris de trouver ce genre d’article sur un blog de copywriting qui après tout relève de l’art de manier les mots.
    En plus de mon blog sur le blogging et le marketing, je dispose d’un site pour mes écrits, romans, nouvelles, etc.
    Je compte aborder justement plus tard cet aspect.
    Je comprends Marianne ce que tu veux dire en parlant d’écrire avec les émotions. Dans mon dernier roman, quand l’un des personnages parle de ses enfants dont il est séparé depuis un certains temps, je me suis appuyé sur ma situation et j’ai imaginé être privé des miens.
    Etre écrivain c’est aussi être un peu maso… :evil:
    Merci de cet article.
    Flo

     
    • Marianne

      29 mars 2012 at 22 h 11 min

      Bonjour Florent,

      L’écriture est un bon exutoire… imaginer de perdre ce qu’on a de plus cher permet d’émouvoir les autres, mais aussi d’apprivoiser la peur insupportable.

      Bien à toi,

      Marianne