Un de mes amis parmi les plus géniaux m’a raconté une de ses expériences que j’ai trouvée absolument fascinante.

La voici :

Son métier, c’est coach d’acteurs (et d’actrices). Acteur de théâtre de grand talent à la base, il s’est reconverti dans ce domaine car il a su comprendre que c’est clairement sa zone de génie.

Un jour, une actrice – très – célèbre l’approche pour qu’il l’aide à améliorer son jeu. Et elle lui demande un truc ultra précis :

Elle a une scène dans un film où elle doit pleurer sincèrement devant la tombe de son père. Problème : elle n’arrive pas du tout à pleurer sur commande de manière à que cela fasse crédible.

« Comment puis-je faire ? », lui demande-t-elle.

Il lui a dit le truc suivant qui l’a laissée pantoise : « On va commencer par parler ensemble de toi et de ton histoire, et on verra après pour ce qui est de pleurer. »

Et ils ont passé deux heures à parler de son enfance, de ses parents, de la perte de sa mère, de la maladie, des petites choses qui lui sont arrivées et qui l’ont rendue triste.

Deux heures plus tard, elle était en larmes. De saines et chaudes larmes qui n’étaient pas sorties depuis des années.

3 jours plus tard, elle jouait la scène qu’elle devait tourner devant la tombe de son père (son père dans le film, hein…) et elle a pu pleurer pendant… plus de deux heures.

La meilleure scène qu’elle ait jamais faite.

Une saine reconnexion

Vous avez compris ce qu’a fait le coach ? Il l’a simplement reconnectée à la partie émotionnelle d’elle-même qui était « en sommeil » en ce qui concerne le fait de pleurer.

Ils se sont attardés sur des petites choses ici ou là, mettant de côté l’objectif de « pleurer sur commande ». Une fois qu’elle a réussi à se reconnecter à ses émotions, les larmes sont évidemment arrivées naturellement.

Parce que pleurer, c’est un truc qu’on fait quand on est triste. Donc la meilleure façon de pleurer « sans faire semblant« , c’est trouver un truc assez triste pour que ça provoque une réaction émotionnelle « normale« .

J’ai trouvé cette tactique absolument géniale parce qu’elle est exportable à un tas d’autres thèmes.

Exportable à l’infini

Quand on travaille sur Internet, on a plein d’objectifs et de challenges super techniques qui peuvent apparaître comme bien souvent insurmontables.

La solution ? Se concentrer sur les petites choses que l’on sait faire, et attendre que la suite arrive toute seule.

Par exemple, quand vous voulez écrire un article et que vous n’y arrivez pas, vous pourriez commencer par raconter un truc qui vient de vous arriver. Sans style précis. Juste un truc bateau, qui vous est arrivé à un moment précis.

Si vous pensez à un truc là tout de suite, c’est que c’est le bon truc… Parce que vous vous en rappelez.

Votre enfant qui vous a demandé un truc insolite ? Un passant que vous avez remarqué à la suite d’un truc qui vous a accroché sur sa silhouette ? Une info bizarre que vous avez entendu à la radio ou dans la bouche d’une personne ?

Quoi que ce soit, vous pouvez écrire dessus. Même si ça semble n’avoir aucun sens. A un moment, vous verrez le rapport avec votre thème et il ne vous restera qu’à faire un pont entre votre histoire et ce que vous racontez habituellement.

Ou alors vous pourriez vous constituer une base de démarreurs de textes. Des démarreurs de ce type :

  • Aujourd’hui, j’ai passé la matinée à ___
  • Aujourd’hui, je voulais vous raconter une petite histoire. Un jour, ___
  • Avant de pouvoir ___, vous devez d’abord ___
  • Avez-vous ___ ? Si la réponse est oui, alors ___
  • Avez-vous remarqué comme tout ___ ?
  • Ca ne vous est jamais arrivé de ___ ? Et de constater que ___ ?
  • C’est assez étrange. En ce moment ___
  • C’est toujours très inspirant de ___, et surtout de se rendre compte que ___
  • Cela fait plusieurs fois qu’on me pose cette question : ___
  • Certaines fois, on pense que ___. Sauf qu’au fond de nous, il y a cette petite voix qui nous dit ___
  • Combien de ___ ont ce rêve en tête : ___
  • Comme vous l’avez peut-être deviné, j’adore ___
  • Comment bien démarrer votre ___ ?
  • Connaissez-vous ce métier de ___ ?
  • Connaissez-vous la meilleure façon d’avoir ___ ?
  • Connaissez-vous la technique du ___ ?
  • Connaissez-vous le syndrome de ___ ? Oui je suis sûr que vous voyez de quoi je parle. Il s’agit de ___

Si vous avez lu ces 17 démarreurs, forcément il y en a un qui vous a donné l’idée d’un truc à écrire.

Une technique universelle

Et ça ne fonctionne pas que pour l’écriture. Admettons que vous deviez courir tous les matins. Ou faire des pompes. Ou du vélo. Ou même de la natation.

Certains matins, vous n’avez pas envie. Ou pas la force.

Si ça vous arrive il y a un truc tout bête à faire : faites-en une seule.

Une seule foulée. Une seule pompe. Un seul coup de pédale. Une seule brasse…

Une fois que vous en avez fait une, vous allez voir que la deuxième coulera de source.

Quand vous comprenez que parfois, il suffit de lâcher prise pour que ce qui est « naturel » puisse redevenir la base, alors tout devient plus facile.

Quand vous serez confronté à un prochain challenge, pensez-y : attaquez avec un truc que vous savez faire. Et le reste suivra.

Essayez de repérer l’émotion ou LA chose qui permet que la suite arrive naturellement, et le reste se fera tranquille.

C’est comme avec une page de vente

On a souvent l’impression que la construction d’une page de vente relève de la connaissance absolue de tous les principes de copywriting.

C’est évidemment vrai si vous commencez à écrire des pages de vente pour d’autre personnes.

Mais si vous écrivez pour vous, pour VOS produits, que vous avez créés, utilisés et optimisés, alors l’écriture d’une page de vente est plus facile qu’il n’y parait.

Vous pourriez commencer à parler de votre produit en termes simples comme vous en parleriez à un ami. Ou à un enfant pour que ce soit encore plus simple.

Vous pourriez aussi vous faire guider par des questions pour être sûr de ne rien louper, et pour être sûr de bien placer vos arguments dans le bon ordre.

Et ainsi, l’écriture d’une page de vente devient naturelle et fluide.

Si vous vendez un produit de développement personnel, allez voir cette vidéo, où je vous parle de ces 117 questions auxquelles répondre pour construire votre page de vente en 2 heures maxi, pour un premier jet.

Il ne vous restera ensuite qu’à peaufiner l’ensemble pour que ça reste cohérent et fluide pour le lecteur.

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