Comme en cuisine, soignez le goût de votre page de vente

Comme je vous l’ai déjà dit, je suis un passionné de cuisine.

L’un de mes plats préférés est la langue de bœuf sauce piquante. Cette recette me fait penser au copywriting à chaque fois que je la fais.

On aime ou on n’aime pas, mais quoi qu’il en soit, chaque personne que j’ai rencontrée et qui a goûté ce plat chez moi s’est régalée dans 100% des cas. La majeure partie des gens en ont même repris.

Même les personnes qui crient haut et fort qu’elles détestent les abats.

Pourquoi est-ce que je vous parle de ça ?

Parce que ce qu’il faut savoir avec la langue de bœuf, c’est que la cuisson est très importante.

copywriting, langue et lettre de vente

En fait, vous avez 9 chances sur 10 de ne pas aimer ce plat, si vous le prenez dans une cafétéria ou dans un restaurant "commun". Car 9 personnes sur 10 ne savent pas le cuire.

L’importance de la préparation

Pour commencer, vous devez faire cuire la langue au court-bouillon pendant AU MOINS une heure à l’autocuiseur. La plupart des gens ne la cuisent pas à l’autocuiseur, et donc une heure à la casserole normale, c’est grandement insuffisant.

Le problème, c’est que si cette partie est ratée, alors c’est catastrophique pour le reste du plat, parce que :

  • La viande sera mal cuite,
  • On ne pourra pas la décortiquer facilement, donc on va laisser de mauvais morceaux,
  • Elle sera bien trop ferme,
  • Le bouillon ne sera pas assez goûteux, ce qui rendra le plat final insipide.

Ensuite, vous devez la découper en tranches fines, après avoir enlevé près de 40% de ce qui ne se "mange" pas. La plupart des gens laissent trop de choses, ce qui rend le plat moyen et écœurant.

Et pour finir, vous devez vous servir du bouillon pour faire votre sauce, et devez également prévoir encore au moins 2:30 de cuisson supplémentaire à feu très doux, en alternant la cuisson couverte et non couverte.

Mais 2:30, ce n’est pas une règle. Car ça va dépendre de plein de trucs comme le poids de votre viande, l’épaisseur des tranches que vous cuisez, la dureté de l’eau, et la puissance de votre feu.

Mais ça vous ne pouvez le savoir qu’en… goûtant votre plat, et en le goûtant régulièrement.

OUI ! En cuisine, et plus particulièrement avec ce plat-là, ce n’est pas vraiment le temps qui compte, c’est le goût.

Or la majorité des gens ne goûtent pas assez leur plat. Ce qui fait qu’ils se retrouvent avec quelques chose d’insipide, mais quand il s’en aperçoivent, il est trop tard pour changer quoi que ce soit.

En fait vous devez goûter tous les 1/4 d’heure jusqu’à ce que vous ayez LE goût qu’il faut, et corriger au fur et à mesure votre assaisonnement.

Une fois que vous avez LE bon goût, alors vous pouvez être sûr que les gens vont adorer votre plat. C’est une "valeur sûre", comme on dit chez moi.

Ce que cette recette nous apprend en copywriting

Alors… le rapport avec une lettre de vente ? Le voici :

La construction d’une lettre de vente procède exactement de la même manière que pour ce plat.

1) Recherche

Au départ, la cuisson au court bouillon correspond à la phase de recherche de vos idées et des vos différents éléments :

Si on veut le faire trop vite, votre lettre sera fade et insipide car vous n’aurez pas assez d’ingrédients pour faire quelque chose de bon.

2) Idées

Ensuite, la découpe et la sélection des morceaux de viande correspond à ce que vous utilisez comme idées dans votre lettre de vente.

Si vous faites des "recherches" trop rapides, alors vous n’aurez pas assez d’idées, pas assez de chiffres, et donc pas assez de références, ce qui fait que par pénurie, vous allez garder tout ce que vous avez trouvé.

Or, une bonne lettre de vente ne se fait pas comme ça :

On cherche un maximum d’idées, ensuite on les classe, et ensuite, on sélectionne les meilleures, en se séparant des idées médiocres. Si vous avez 12 idées, vous en sélectionnerez 12. Il y aura les bonnes, les moins bonnes et les nulles.

Si vous avez 150 idées, vous en
choisirez toujours 12, mais votre lettre
ne contiendra que les idées excellentes.

3) Agencement

Ensuite, la cuisson correspond à l’agencement de toutes vos idées et au traitement de toutes les phases de votre lettre de vente.

Si vous allez trop vite, vous allez en oublier. Vous allez faire des fautes, et allez avoir du mal à faire passer vos idées.

D’autant que pour finir, on arrive au plus important : Goûter !

4) Révision

Alors comment on "goûte" une lettre de vente ?

Hé bien pour commencer, on doit la relire. Au moins 7 fois, et si possible pas le même jour.

Ensuite, il faut la tester bien sûr… Et corriger le tir au fur et à mesure.

On commence par tester l’accroche, puis le premier paragraphe, puis les textes des appels à l’action, puis les différents éléments de votre lettre (garantie, offre, preuves, etc…)

Et c’est uniquement à la fin de toutes ces étapes que vous sortirez une lettre de vente parfaite, qui vous apportera un taux de transformation de lecteurs en clients idéal pour vous.

Mais si vous allez trop vite, si vous sautez les étapes importantes du processus, et que vous voulez avoir terminé avant de commencer, alors comme 9 personnes sur 10, vous serez déçu par vos résultats.

A vous de jouer !

Pensez-y : Ce n’est pas la qualité des ingrédients qui font qu’un plat est magique : C’est la manière qu’on a de les préparer.

C’est comme avec une lettre de vente : Le produit peut être extraordinaire et peu cher, vos idées peuvent être excellentes, et votre orthographe parfaite…

Mais si vous ne savez pas orchestrer le tout, alors très peu de gens achèteront le produit en question car votre lettre de vente sera médiocre.

Et vous ? Avez-vous bien relu votre page de vente ? Combien de fois l’avez-vous fait ?

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Vos pages de vente tiennent-elles VRAIMENT le cap sur la durée ?

  1. Très bon article ! J’aime bien la comparaison avec la cuisine. Cependant, je ne suis pas un grand mangeur de langues de bœuf. Peut-être, comme tu l’as dit, parce que je ne l’ai pas goûté aux bons endroits.

    Au plaisir de te lire,
    Hugo.

  2. Salut Yvon,
    Très bon ton article. Tu m’as surtout donné envie de manger ta langue de bœuf. Bon il faut qu’on fasse le programme pour que je vienne la gouter.
    Bonne soirée
    Maurel Archange

  3. Je dévie peut-être du sujet de l’article ; mais c’est à peu près ainsi que je prépare les articles de mon blog. Tout au long de la lecture de l’article, je me suis dit qu’on pouvait parfaitement remplacer le mot « page de vente » par le mot « article ».

    Et tout le monde sait que faire une bonne cuisine prend beaucoup de temps ; alors faut pas s’étonner que ceux qui ne sont pas « cuisiniers » à plein temps, ne présentent que peu de nouveaux « plats » dans leur blog !

    • Bonjour Elisabeth

      Bien souvent, la cuisine n’est pas vraiment une histoire de temps. C’est surtout une histoire d’envie et d’amour (du risque).
      Je connais pleins de copains et copines qui cuisinent vite et bien. Parce qu’ils osent prendre des risques.

      Pour la langue de boeuf, ok, c’est un plat spécial à ce niveau, mais comme pour les articles, parfois il faut prendre du temps, parfois il faut oser.

      Pour la page de vente, les références que tu as et le temps que tu as pris pour faire tes recherches comme il faut sont de bons facteurs de réussite ;)

      Bonne journée

      Yvon

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