Ce sera plus profond…

Si vous avez suivi la saga des Harry Potter, de J.K. Rowling, alors vous n’avez pas pu louper le facteur attachant de ce personnage.

Mais surtout, vous aurez remarqué que cette histoire a eu un succès planétaire, que ce soit avec les livres ou avec les films.

Vous êtes-vous demandé pourquoi ?

Je vous propose aujourd’hui un élément de réponse qui vous servira à plus d’un titre tant dans vos pages de vente que dans vos articles de blog.

Le moment clé…

J.K. Rowling a débuté l’écriture d’Harry Potter au milieu de l’année 1990. Elle pioche des idées dans la vie de tous les jours, lorsqu’elle fait des voyages ou lorsqu’elle rencontre des gens.

Le roman a déjà bien avancé, et le 30 décembre de cette même année, sa mère décède.

C’est à partir de ce moment-là que tout bascule, parce qu’elle va surmonter sa douleur en détaillant un maximum les sentiments de son héros orphelin, et ce sera plus facile parce que ça fait écho à sa propre expérience.

Et beaucoup reconnaissent qu’Harry Potter a eu le succès qu’on lui connait grâce à ça.

Son éditrice dit même d’elle :

J’ai tout de suite été frappée par la maîtrise totale qu’avait cette jeune femme inconnue, précise Baker –  son éditrice de l’époque. Tous les éléments qui m’attiraient dans un texte : la véracité psychologique, la vivacité des dialogues, l’authenticité des sentiments, l’humour bien-sûr, l’inventivité… tout cela était présent. Un cocktail parfaitement bien mesuré. C’est très très rare pour un premier manuscrit !

Vous pourriez prendre ce succès comme exemple pour vos propres articles.

Un poil d’expérience personnelle

J’en ai déjà parlé à plein de reprises : si vous VIVEZ ce que vous racontez, alors ce sera toujours mieux que de seulement raconter.

Votre imagination peut en effet vous amener très loin, mais ce qu’aiment les gens, VRAIMENT, ce sont les vraies histoires. Celle qui ont un fond de véracité.

Elles sont faciles à identifier : ce sont celles qui permettent le plus à celles et ceux qui les lisent de se « retrouver » dedans.

Par une petite manière qu’a le personnage de réagir dans certaines situations, ou encore avec ses réactions narrées en fonction de ce qui lui arrive.

Si vous racontez une histoire que vous avez vécue, ou pour le moins proche de ce que vous avez vécu, alors vous aurez beaucoup plus de mots et de sensations pour en parler. Et surtout vous emploierez plus de mots « images ».

Je vais vous donner un exemple que vous allez comprendre tout de suite. Voici deux histoires. Dites-moi laquelle fait le plus « vrai » :

Le point de départ d’une nouvelle vie

Le 26 mai 1997, Nicolas est mort. Une belle mort : il s’est éteint à 15h56 après 3 jours d’une douleur incommensurable.

Comment il en est arrivé là ? Il a réussi à appeler le 15, et quand le SAMU a sonné à la porte, il lui a fallu 4 minutes pour se déplacer du lit à l’interphone. Et presque autant pour se redresser pour appuyer sur le bouton. Chaque mètre lui envoyait une décharge dans le dos à la limite du supportable. Il grelottait, avait les  lèvres et les ongles violets, et une douleur généralisée, où qu’on appuie sur lui.

Bref… 8 heures après, ça s’est enfin arrêté. Et il est mort.

Et les médecins ont branché tout ce qu’ils ont pu trouver de fils pour le maintenir « artificiellement » jusqu’à ce que ses parents arrivent.

Imaginez qu’on vous annonce que votre fils de 28 ans a été infecté par un streptocoque de classe C. Que toutes ses fonctions vitales se sont éteintes les unes après les autres, et qu’il n’est maintenant plus qu’une carcasse vide de son âme…

Les parents, ça leur en fout un coup. Surtout qu’une fois qu’ils sont arrivés, que le médecin leur a appris la nouvelle, comme par magie… Nicolas s’est réveillé !

Oui ! Il avait perdu 22 kilos en 7 jours, a fait 15 jours de réanimation, et il lui a fallu 15 jours de plus pour pouvoir se remettre debout : il a perdu une vertèbre. Ou plutôt, non ! Deux de ses vertèbres (L4 et L5) se sont soudées. Au final, il est passé de 1m78 à 1m75. Et de 84 kilos à 62. En 1 semaine.

Pendant sa convalescence, son dos le faisant souffrir, l’hôpital a eu la grande idée de lui adjoindre une kiné perso. Pas de bol, la kiné en question n’était pas vraiment douce. A la première manipulation, il a eu une douleur tellement forte, tellement puissante, tellement insupportable, qu’il a hurlé sur la kiné. Celle-ci a cru qu’il devenait fou. Ou dépressif. Donc ils l’ont mis sous Lysanxia 100 mg. Une dose à assommer un bœuf.

Résultat ? Une perte de mémoire à court terme instantanée. Il se levait la journée, et il constatait qu’il avait des vêtements dans son placard qui n’étaient pas à lui.

En fait, c’était ses parents qui lui achetaient des nouveaux vêtements chaque week-end, mais d’un jour à l’autre il ne s’en rappelait plus. Sa mère, après l’avoir engueulé (vexée) a eu la puce à l’oreille. Elle a demandé aux infirmières tout ce qu’ils lui donnaient comme médicaments chaque jour…

22 cachets par repas. Dont la dose d’anti-dépresseur pour assommer un bœuf.

Elle a rué dans les brancards et a fait arrêter tout ça. Au « réveil » de cette expérience, Nicolas ne se rappelait de rien. Pire : un mois entier de sa vie avait disparu : il ne se rappelait plus pourquoi il était là…

C’est suite à tout ça qu’il a décidé de changer totalement de voie et de prendre chaque jour comme un cadeau… Qu’en a t’il fait ? Voyons cela…

2. La montagne fatale

Joseph roule trop vite. Il est 23h50, il a (trop) bu, il s’énerve parce que la voiture de devant n’avance pas assez vite. Donc à la première occasion, il la double… Pas de bol, on est sur une route de Haute Savoie, et là-bas, les routes sont étroites et escarpées.

Il arrive en 205 GTI à 95 km/h dans un virage à angle droit. Trop vite. Il n’a pas le temps de freiner : il s’encastre dans la montagne comme un moustique sur un pare brise. Le cerveau a fait un aller-retour dans la boîte crânienne.

C’est arrivé le 6 juillet 2008.

Il se réveillera le 25. Il ne peut plus parler, n’a plus la sensation de tout son côté gauche. Et il lui faudra plus de 3 mois pour recommencer à marcher normalement.

Juste après son réveil, il lui a fallu quelques semaines pour pouvoir recommencer à parler. Les gens qui le visitaient arrivaient parfois à le faire réagir en lui racontant des trucs drôles… Mais la plupart du temps, c’était silencieux…

Et quand il a retrouvé l’usage partiel de ses membres, il s’est juré de ne plus jamais boire la moindre goutte d’alcool. Trop content qu’on lui ait donné une deuxième chance.

Aujourd’hui, Joseph vit « presque normalement », avec une déficience de marche. Mais il n’a jamais oublié ce moment de juillet 2008. Et d’ailleurs…

Alors…. verdict ?

Laquelle de ces deux histoires fait le plus « vrai » ? L’histoire de Nicolas ou celle de Joseph ?

Je vous laisse relire, je vous donnerai la réponse dans l’article de demain. Mais n’hésitez pas à laisser votre avis en commentaires, histoire de voir si vous avez bien compris l’idée que je voulais véhiculer dans cet article.

Devenez membre de Copywriting Pratique !

Si vous souhaitez recevoir :

  • Chaque nouvel article du blog directement dans votre boîte mail,
  • Un article complet, pratique et inédit chaque semaine, non publié sur le blog et réservé aux seuls membres, à consulter par mail et/ou à télécharger en PDF,
  • Un guide qui vous explique comment trouver plus de 354 millions d’images gratuites et libres de droits...

Pour vous inscrire et recevoir tout ça, c'est facile : Indiquez votre prénom et votre email dans le formulaire ci-dessous :



Précédent

La BURM : Base Universelle de Remontage de Moral pour web-entrepreneur en détresse

Suivant

Quelle histoire !

  1. Je doute car les 2 histoires sont bien écrites; malgré tout, vu l’abondance de détails, il me semble que la première histoire remporte la palme.
    ais je raison ? je l’espère ce qui voudrait dire que j’ai bien compris la leçon.
    merci

Laisser un commentaire

;) :super: :red: :hin: :haha: :evil: :cry: :coeur: :cafe: :beer: :D :?: :-z :-x :-o :-P :-? :) :( 8))

Créé et géré avec par Yvon CAVELIER