Ce fameux « pattern interrupt » qui m’a fait crier

A peine entrés dans la chambre du bateau qui va nous promener sur le Nil, on tombe sur cette « momie » :

Le voyage a été long, on a chaud, on est en sueur, fatigués, on a hâte de se poser, et quand on ouvre la porte de la chambre, on tombe sur ça…

Inutile de vous dire que la fatigue, la chaleur et tout le reste ont disparu le temps d’une seconde, car cette vision a attiré l’intégralité de notre attention.

Un peu de peur, de surprise, d’interrogation… Il nous faut une bonne minute pour comprendre le truc… Ce sont nos serviettes de toilette qui ont été « arrangées » pour former cette vision de cauchemar.

Le guide qui nous accompagne est mort de rire : « ça fait ça à tout le monde« , nous dit-il avec un petit air moqueur.

Il nous explique ensuite que ce simple truc permet de faire plein de choses. C’est une sorte de cadeau de bienvenue, ça permet de faire une photo sympa, ça permet de parler d’un truc insolite, mais surtout, ça efface presque instantanément les quelques pensées « aigries » qu’on pourrait avoir suite à ce long long voyage.

Et voilà… Même à l’autre bout de la planète, sans rien y connaître en copywriting, ils ont compris ce qu’était vraiment un « pattern interrupt« .

La force d’un bon « pattern interrupt »

Si vous n’avez jamais entendu parler de ce terme, il s’agit littéralement d’une « interruption de navigation » quand vous êtes en train de faire quelque chose qui défile (lire, marcher, regarder un film…)

Sur Internet, on peut le trouver à plusieurs endroits :

  • Sur une page de vente, c’est le rôle de l’accroche, tout en haut de la page,
  • Sur Facebook, c’est la photo de la pub ou du post qui arrive quand on fait défiler la page,
  • Dans un email, c’est le sujet, qui permet d’attirer l’attention pour que le mail soit ouvert.

Beaucoup ne s’attardent pas assez sur cet élément. On leur a dit que c’était le truc le plus important, mais peu ont vraiment compris comment ça marche.

Pour que ce soit réussi, il faut vraiment que cela « sorte » les visiteurs de leur torpeur.

Et pour cela, il faut VRAIMENT prendre cet élément dans un ENSEMBLE global d’éléments extérieurs.

Je vous explique :

Les gens reçoivent 150 emails par jour. Donc LE sujet de mail qui comporte un « pattern interrupt » qui fonctionne permet mettre ce mail en évidence (parmi les 149 autres emails reçus).

Les gens voient défiler des milliers de statuts et de posts par jour sur Facebook… Donc LE post qui comporte l’image « pattern interrupt » qui fonctionne arrêtera ce défilement, permettant à la personne de VOIR votre post parmi les 999 autres.

Et pour finir, les gens voient des dizaines, des centaines de pages de vente dans leur vie… Donc la page de vente qui contient L’ACCROCHE « pattern interrupt » qui fonctionne permettra à votre visiteur de lire ce que vous avez écrit dessous, alors qu’ils ont quitté les autres bien avant la fin.

Pour bien comprendre…

Vous comprenez donc bien que la force d’un bon « pattern interrupt » est littéralement d’ARRÊTER les gens dans ce qu’ils font pour leur parler de ce que VOUS, vous faites.

Et pour faire cela, non seulement vous devez mettre quelque chose d’assez insolite ou intéressant devant leurs yeux, mais EN PLUS vous devez être plus insolite et plus intéressant que ce qu’ils ont déjà vu avant.

La première des étapes devrait donc être d’analyser minutieusement ce que font vos concurrents en matière de communication.

Est-ce qu’ils emploient de l’insolite ? Est-ce qu’ils traitent d’un sujet inédit ? Est-ce que leurs accroches sont vraiment attirantes ou emploient-ils du déjà vu ? Est-ce que leurs sujets de mails donnent envie d’ouvrir le courrier ? Etc.

Une fois que vous avez analysé ce qui se fait, vous pourrez choisir ensuite de traiter quelque chose d’insolite et d’innovant par rapport aux autres.

Et bien souvent tout part d’une image.

Que ce soit celle qui s’affiche sur Facebook ou celle qui se déclenche dans le cerveau de votre lecteur quand il lit votre sujet de mail ou votre accroche, l’image doit être percutante et éveiller assez d’intérêt pour « arrêter » littéralement le cheminement de la personne.

Comment remplir sa base d’éléments insolites ?

Personnellement, quand je vois un truc insolite je le prends en photo. Idem si je croise un article ou une accroche insolite sur Internet.

J’ai ainsi, depuis des années, un dossier spécial avec des centaines d’articles, de photos, d’images ou de dessins qui me serviront un jour à capter l’attention.

Il suffit d’être quotidiennement à l’affût de ce genre d’éléments insolites, pour développer un instinct de « capture » immédiat quand vous en voyez un.

Et ensuite il faudra associer vos images avec votre thématique, mais ça, c’est l’affaire de quelques minutes de réflexion.

Quand vous recevez un email avec un sujet insolite qui vous pousse à ouvrir le mail, même si vous savez que c’est du spam, enregistrez-le dans un coin : vous pourrez vous en resservir un jour.

Quand vous trouvez une image insolite sur une pub, une image qui attire les yeux et qui vous fait vous interroger sur ce qu’elle illustre, même si elle semble loin de votre thématique, enregistrez-là !

Une page de vente que vous avez trouvé géniale et intéressante ? Un design attirant ? Des éléments convaincants ? Enregistrez-là.

Vous pouvez utiliser l’extension Chrome « Full Access Screen Capture » pour enregistrer n’importe quelle page sous la forme d’une grosse image.

Idem pour les accroches, les boutons d’actions, les textes de garantie, de descente de tarif, etc. Si une phrase vous semble sympa, enregistrez-là dans une base de données que vous pourrez réutiliser plus tard.

A vous de jouer !

Pour mettre en application ce que nous venons de voir, j’ai 3 questions pour vous :

  • Quelle est la photo la plus insolite que vous avez prise avec votre téléphone ?
  • Comment pourriez-vous la lier avec un élément de votre thématique ?
  • Quel article pourrait en découler et combien de gens cela pourrait-il faire venir sur votre blog si vous postez la moitié de votre article sur Facebook avec un lien vers le reste sur votre blog ?

C’est à vous !

 

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  1. Bonjour Yvon

    Merci pour cet article qui tombe à pic pour moi !

    Tu proposes d’écrire un article sur ton blog puis d’en publier le début sur Facebook pour ramener les lecteurs vers l’article complet du blog.
    Pas de risque de « duplicate content » a priori, je pense.

    Par contre, j’ai le problème suivant : je suis l’auteur d’un texte publié sur la page Facebook d’une amie, pour annoncer un évènement, évènement que je voudrais aussi annoncer dans mon blog, en reprenant l’essentiel de mon texte original.

    Vais-je être pénalisée par Google pour « duplicate content » ?

    Merci pour ta réponse
    Elisabeth

    • Yvon

      Bonjour Elisabeth,

      Si on se base sur la « base » du duplicate content, alors oui, google pourrait considérer que c’en sera.
      Après, vu que le texte que tu reprends est de toi, que c’est une démarche logique de le publier sur ton blog à toi, je te conseillerais de ne pas t’inquiéter de ça du tout… Google ne devrait pas être celui qui nous fait décider de publier quoi que ce soit chez nous.
      Des fois, on optimise, des fois non, des fois on fait des doublons… Bof… On s’en fout en fait.
      Si tu publies souvent, ça passera aux oubliettes bien vite.
      Bonne journée

      Yvon

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