Aujourd’hui, quand on veut rendre une photo mieux cadrée, plus lumineuse, ou avec un meilleur contraste, il n’y a besoin que de 3 clics dans Photoshop.

Un photographe à l’ancienne, qui bossait avec ce qu’on appelle de « l’argentique » pouvait faire pareil, mais ça prenait un temps phénoménal. Et je ne suis même pas sûr, n’étant pas photographe moi-même, qu’on pouvait tout faire.

C’est une évidence :

Aujourd’hui, même le plus newbie dans la photo peut prendre 500 photos d’un même sujet, sélectionner la meilleure prise et la retoucher en 20 secondes avec des outils comme Photoshop.

Ce qui fait que le pauvre photographe qui a passé des années à apprendre la photo et à retoucher à l’ancienne les photos ne peut plus se battre à armes égales avec la technologie.

Tout va plus vite, et tout est bien plus facile.

Les compétences…

C’est pareil pour toutes les compétences. Ce qu’on savait faire avant n’est plus le gage d’une réussite et d’une assurance de gagner sa vie avec aujourd’hui.

En tout cas via les moyens d’aujourd’hui.

Et quoi que l’on sache faire, quelque spécialiste qu’on soit dans quelque domaine qu’on soit, il est impératif de toujours se tenir au courant de ce qui se fait aujourd’hui et de continuer à se former encore et toujours pour apprendre de nouvelles compétences actuelles.

A moins de s’adresser à des gens qui n’ont pas envie d’évoluer. C’est aussi une niche. Comme une autre.

Changer de clients ?

Pour reprendre mon exemple du début, il existe forcément des gens qui n’aiment que les photos à l’ancienne. Qui préfèrent le « brut », le « natif ». Et qui rejettent la technologie d’aujourd’hui.

Ces gens-là accepteront sûrement de payer une photo 150 euros si elle est « à l’ancienne » plutôt que 3 € pour un cliché imprimé sur une Epson.

C’est comme pour les livres.

Je rencontre chaque jour des dizaines de personnes qui me disent qu’elles ne pourront jamais lire un livre sur un ordinateur. Qu’elles préfèrent le bon vieux contact du papier.

Et vous pourriez leur dire que l’important dans un livre, c’est ce que ça contient, mais eux, ils s’en foutent. Ils s’allongent sur leur canapé préféré ou ils se lovent dans un fauteuil ou dans leur lit, et ils lisent un livre ouvert posé sur leur poitrine. C’est ce qu’ils aiment.

Peut-être que vous aussi.

On peut essayer de leur vendre un ebook, une liseuse ou même un téléphone, ils s’en foutent. Ils veulent un livre papier sur lequel ils écrivent, qu’ils peuvent poser à l’envers sur le coin d’une table ou emporter avec eux dans un avion sans que ça sonne au portique.

Peut-être que vous aussi.

Je vois de plus en plus de gens qui créent des produits pour des « nouvelles générations« . Des ebooks, des formations en ligne, des podcasts, des guides, des newsletters, des vidéos, et tout le reste. Tout en dématérialisé.

Et je vois la majorité de ces personnes, pleines d’espoir, qui galèrent à gagner quelques euros, car leurs produits ne se vendent pas.

Et je les vois abandonner pour la plupart, laissant leur blog ou leur site à l’abandon après quelques mois de business infructueux.

Alors qu’il suffirait…

Alors qu’il suffirait bien souvent de changer de support pour s’adresser à des gens qui sont confrontés à bien moins de concurrence que pour du dématérialisé.

Clairement, je veux dire : pourquoi ne pas vendre de vrais livres ? Ne pas écrire de vraies lettres à de vraies personnes, et les envoyer par la vraie Poste.

Laisser tomber les emails, les ebooks, Facebook et le reste.

Revenir à un système peut-être plus fastidieux mais bien plus rémunérateur.

J’ai commencé ma vie d’éditeur en écrivant des lettres et en les envoyant à la main à 1000 personnes. J’avais écrit leur adresse au stylo à bille directement sur l’enveloppe fermée, et j’avais mis un timbre de collection.

Ça m’avait pris la journée.

Sur les 1000 lettres envoyées, 150 sont revenues en NPAI (N’habite pas à l’adresse indiquée), et sur les 850 qui ont ouvert mes lettres, 200 m’ont commandé un livre.

200 sur 850 vous vous rendez compte ? Et c’était un livre (niché) à 147 €.

Jamais de ma vie, je n’ai pu faire un score pareil pour un produit digital. 23.5% de vente, c’est exceptionnel.

La moyenne d’âge de ces clients était de 55-65 ans. Ils étaient absolument réfractaire à toute technologie, et il aurait été impossible de les contacter via email ou autre.

Prenez un peu de recul avant de crier…

Je comprends bien que je parle chinois pour beaucoup d’entre vous, mais si vous prenez un peu de recul, vous savez qu’il est facile de trouver des adresses de personnes réelles, de taper une lettre de vente à l’ordinateur, de l’imprimer, de signer chaque courrier avec un stylo bleu et de le coller dans une enveloppe sur laquelle vous allez écrire l’adresse de la personne avec le même stylo bleu.

Et le livre que vous souhaitiez envoyer par mail, vous pouvez l’imprimer avec des services comme Lulu.com, ou alors en utilisant une imprimerie en ligne comme Les Grandes Imprimeries, par exemple, et l’envoyer en Colissimo à la personne qui le commande.

Si vous recherchez à tout prix à gagner votre vie en vendant de l’information, et si vous galérez vraiment à le faire via les moyens traditionnels numériques que vous avez tant de mal à maîtriser, tentez la bonne vieille méthode.

Je vous garantie des rentrées d’argent bien plus grosses et bien plus régulières qu’avec le numérique.

Ça demande plus de travail, bien sûr. Mais peu importe, si ça fonctionne, non ?

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