Apprenez à dire non : le copywriting peut vous aider !

Cet article va vous parler d’une forme de copywriting comportemental que je vous engage fortement à utiliser si vous travaillez sur Internet.

Il va légèrement à l’encontre de l’essence même du copywriting, qui veut que ce soit le plus personnel et le plus orienté vers les autres que possible.

Ici il s’agit de faire carrément l’inverse.

En effet, aujourd’hui, nous ne traiterons que le 42ème principe de Jack CANFIELD (Sachez dire non), et pour cela, nous allons aborder une technique pour apprendre à dire NON sans culpabiliser. Et on va utiliser le copywriting pour ça.

Car lorsqu’on est d’un naturel gentil, dire NON est difficile.

Et à dire vrai, il est fou d’imaginer le nombre de fois où on aurait voulu dire NON alors qu’au final, on a dit oui.

succes-jack-canfield-non

Pour vous mettre dans l’ambiance, ce petit épisode de la série “Bref” : Je ne sais pas dire non.

Vous vous êtes reconnu ?

La bonne nouvelle, c’est que le copywriting peut vous venir en aide si vous êtes comme ça, et je vais vous expliquer comment procéder.

Ca fonctionne très bien pour les demandes par mail, mais ça marche aussi pour les demandes dans la rue ou même par téléphone.

Le processus d’une demande / réponse

Quand on vous demande un truc, quel qu’il soit, vous avez 2 solutions de base :

  • La première, accepter, parce que vous avez envie.
  • La seconde, refuser, parce que vous n’avez pas du tout envie.

Si cet article vous “parle”, c’est que vous appliquez la 3ème solution. Et il y a de grandes chances pour que ça vous bouffe la vie.

Cette 3ème solution, quelle est-elle ?

C’est ne pas avoir envie, mais se laisser influencer soit par son esprit, soit par des arguments extérieurs, soit par les deux, et accepter quand même la demande au final.

Et bien entendu, le regretter après.

Si vous avez du mal à dire non, vous savez de quoi je parle.

Mais au fait, j’y pense : Êtes-vous sûr d’être comme ça ?

Vérifions-le ensemble :

Une expérience révélatrice

Je ne sais pas si vous avez lu ce livre assez décalé qui s’appelle “Dieu voyage toujours incognito” de Laurent Gounelle, mais le héros de ce livre se retrouve obligé de participer à quelques expériences qui lui apprennent à se défaire de cette manie de toujours dire oui.

Celle à laquelle je pense semble insurmontable quand on est atteint de cette affection.

Voici donc un test pour savoir si vous faites partie de celles ou de ceux qui ne savent pas dire non.

Prêt ? C’est parti :

Rendez-vous dans une boulangerie QUI N’EST PAS près de chez vous, un jour où il y a beaucoup de monde.

Faites la queue, comme tout le monde, et quand vous arrivez devant la boulangère, demandez lui un pain. Attendez qu’elle le pose sur le comptoir, et dites-lui : En fait j’en voudrais un un peu plus cuit.

Recommencez l’opération 5 fois en tout. Un peu moins cuit. Un peu plus. etc. 5 fois.

Et à la fin, quand vous vous êtes enfin décidé, dites que vous êtes désolé, et que vous n’avez pas d’argent sur vous. Excusez-vous, puis partez.

Le test se pratique pendant toute une semaine dans une boulangerie différente à chaque fois.

Essayez de visualiser la scène.

Comment vous sentez-vous ?

Seriez-vous capable de faire ça ? Ou bien est-ce qu’une scène pareille vous semble totalement irréalisable ?

Soyez honnête avec vous-même. Si vous ne pourriez pas faire ça, alors vous avez de grandes chances de faire partie de ceux qui ne savent pas dire non.

Voici donc de quoi vous aider.

Comment procéder en pratique

Identifier les demandeurs compulsifs

Certaines personnes se font un vrai devoir de toujours demander ce qu’ils veulent aux autres. Ils ne se censurent jamais. Ils demandent. Que vous acceptiez ou pas leur importe peu.

Ils auront essayé, car ils sont adeptes du principe qui veut que le pire qui puisse arriver quand on demande quelque chose, c’est d’être exactement au même point.

Ils auraient donc tort de se gêner.

D’autant que parfois, on les encourage fortement à le faire. La demande devient donc une stratégie à part entière.

Comme l’explique par exemple notre ami Cédric du blog Virtuose Marketing, ici, ici et . Ca marche avec plein de trucs.

D’un certain côté, savoir demander est une bonne chose.

Mais de l’autre côté, pour les gens qui ont du mal à dire non, ces demandeurs compulsifs et permanents sont de vrais cauchemars ambulants.

D’autant que certains appliquent à la lettre ce qu’ils lisent, sans réfléchir, et sans voir plus loin que le bout de leur nez.

Bref, voici donc ci-dessous un petit “kit d’urgence” pour éviter que ces demandes ne vous pourrissent trop la vie, mais surtout pour éviter que vous ne perdiez trop de temps à les gérer, et à gérer le stress émotionnel qu’elles engendrent.

Recevoir et traiter la demande

La toute première chose à faire est de lire – ou d’écouter – la demande et les arguments en entier.

Ensuite, il faut être 100% honnête et à l’écoute de votre première envie.

Avez-vous oui ou non envie de faire ce qui est demandé ?

Si vous avez moyennement envie (pas envie de perdre du temps, pas d’intérêt immédiat, pas vraiment compris la demande) alors c’est que c’est le NON qui est la réponse que vous souhaitez.

Acceptez-le tout de suite. N’y mettez aucune émotion. Ne vous projetez pas. N’essayez pas d’imaginer ce que va penser la personne. Elle s’en fout en fait. Si vous lui dites non, elle va demander à quelqu’un d’autre. Et elle ne vous en tiendra pas rigueur.

Certains vont insister, à grand renfort d’arguments, mais ce n’est pas grave. Vous avez dessous 2 mails à envoyer tel quel.

Les 3 mails à utiliser

1. La première demande

Vous recevez un mail. Vous le lisez en entier. Vous évaluez que vous préférez dire non.

Voici le mail à envoyer en réponse :

Bonjour (Prénom)

J’ai bien reçu votre demande.

J’y ai accordé la plus grande attention, mais après mûre réflexion, je ne souhaite pas y donner suite.

Je vous remercie d’avoir pensé à moi, et vous souhaite la meilleure réussite pour vos affaires.

Bien amicalement,

[Votre nom]

 
Ne vous justifiez pas. Vous n’y êtes pas obligé. La justification d’un refus entraine toujours des conflits émotionnels intérieurs.

Et si vous n’arrivez pas à dire non aussi souvent que vous le voudriez, c’est pile poil à cause de ça.

2. La deuxième demande

Certains insistent. Peu le font, mais il y en a. Ils sont passés maître dans l’art de demander, et ils n’hésitent pas à vous relancer une ou deux fois.

C’est le pire qui puisse se présenter à quelqu’un qui a du mal à dire non.

Pas de panique.

Lisez les premières lignes du mail. S’il s’agit d’un nouvel assaut pour la même demande, arrêtez-vous de lire tout de suite.

Ca ne sert à rien.

Envoyez juste ce mail-là (que vous pouvez adapter) :

Bonjour (Prénom)

J’accuse réception de votre 2ème email suite au refus que j’ai donné à votre première demande.

Mon avis n’a pas changé : Je ne souhaite pas y donner suite.

Je vous remercie de ne pas insister et vous souhaite à nouveau la meilleure réussite pour vos affaires.

Bien amicalement

[Votre nom]

 
A ce stade, si la personne n’a pas encore compris, et revient une nouvelle fois à l’assaut, alors il faut sortir les armes.

3. La troisième demande

Les envoyeurs du troisième mail sont du genre “bourrins”.

Dans ces cas-là, le mieux est d’expliquer les choses clairement, avec des mots simples.

Par exemple :

Monsieur (ou Madame)

Cela fait la 3ème fois que je reçois un mail de vous à propos de la même demande.

Je vous ai déjà dit NON 2 fois.

Je vous redis donc NON pour une 3ème et dernière fois.

Et je vous demande instamment d’arrêter de m’envoyer des emails à ce sujet.

Cordialement

[Votre nom]

 
Si après ça, la personne n’a pas compris, alors vous pouvez directement mettre son adresse email dans la catégorie des indésirables, et vous n’entendrez plus jamais parler d’elle.

Elle continuera à envoyer des messages, qui arriveront directement en spam.

Quelques précisions…

Certains trouveront tout ça un peu exagéré. Ce sont certainement les personnes pour qui dire NON n’est pas un problème.

Pour les autres, ca fait du bien parfois d’avoir un petit “kit d’urgence du NON” à disposition.

Sachez en plus que ce genre de stratégie “bouclier” fonctionne aussi avec d’autres formes de demandes.

Dans la rue, au bureau, avec vos amis, même avec vos proches.

Si vous avez tendance à avoir du mal à dire non, prévoyez des textes types de ce genre.

Evitez surtout de vous justifier. Ou alors faites-le avec une objection de base du genre “Ca ne m’intéresse pas”.

Ou alors dites juste NON.

Et surtout, ne culpabilisez pas. A quelques rares exceptions près, la personne aura oublié la demande dans l’heure qui suit et sera passé à autre chose. Ou à quelqu’un d’autre.

Dans tous les cas, vous n’aurez rien à regretter.

Que ça ne vous empêche pas d’accepter certaines demandes que vous trouvez justifiées ou sympa, hein ?

Le but n’est pas de devenir insensible ou totalement hermétique aux autres.

Le but est d’éviter de vous dire après coup : “Et voilà ! Encore une farce dont j’ai été le dindon !”

Et ça, ça fait toujours plaisir…

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Vendre…

  1. Dire « NON » cela s’apprend, comme je l’ai fait, lorsque nous ne sommes pas en « congruence » ( en accord) avec ses propres besoins intérieurs.
    Et comme disait Jacques Salomé :

    « si tu poses une question, tu prends le risque de la réponse ».

    Le « poseur de question » essaye -inconsciemment, la plus part du temps- d’aller chercher de l’énergie à l’extérieur, entendre : chez les autres. C’est une forme de manipulation lorsque cela devient compulsif.

    Et oui, le centrage et la capacité d’écoute intérieur peuvent nous aider à devenir vraiment « authentiques » :haha:

    Merci pour le rappel et les modèles de messages, Yvon

  2. Hello Yvon,

    A 2 ans, le mot préféré des enfants est NON
    A 12 ans, la réponse qui vient toute seule est OUI, le passage à l’action est traduite par NON
    A 16 ans, c’est toujours OUI pour dépasser les limites fixées
    A 25 ans, c’est OUI pour la vie
    A 40 ans, c’est NI OUI, NI NON peut-être plus tard …

    Au fait, quand est-ce que l’on apprend vraiment à dire non ?
    Quand est-ce que l’on apprend vraiment à dire oui ?

    Si vous avez moyennement envie (pas envie de perdre du temps, pas d’intérêt immédiat, pas vraiment compris la demande) alors c’est que c’est le NON qui est la réponse que vous souhaitez.

    C’est à mon avis, le plus important à retenir dans ton article.
    De plus, c’est à tester dans de multiples situations : au restaurant par exemple, quand la copine vous dit que le tartare est ici le meilleur du monde et que vous avez envie d’une salade, ou lorsque la vendeuse vous dit que le pantalon vous va à merveille alors que vous vous sentez comme un clown en vous regardant.
    Ecouter la première réaction est sans doute plus facile à exercer que d’entrer chaque jour dans une boulangerie différente … et ne pas acheter de pain :hin:

    Pour ce que des est des messages pour décliner une offre, il y a aussi plus simple, NE PAS REPONDRE. Oui, je sais, c’est pas poli, mais qui me demande d’être polie et de répondre à une demande ?
    Plus difficile pour les ventes par téléphone, mais là, un moyen infaillible : Accepter la vente proposée et demander que la facture soit envoyée à son tuteur ou aux services sociaux. :haha: Résultat garanti, tu seras sur leur liste rouge.

    Bonne journée à toi.
    Madeleine

    • Bonjour Madeleine

      Sympa la liste des rapports aux NON en fonction de l’âge. :super:

      Concernant la non réponse, ça va dépendre de qui est derrière aussi. Certains insistent, ce qui en devient du harcèlement, qui va provoquer une réponse pas vraiment sympa derrière. Autant mettre les choses au clair tout de suite, ça évite les désagréments futurs.

      Bonne journée

      Yvon

  3. Salut Yvon,

    Savoir dire non est effectivement quelque chose de vraiment capital. Je ne connaissais pas cette application vis à vis du copywriting, certainement parce que dire non n’est pas véritablement un problème pour moi, par contre, j’ai déjà traité cet aspect vis à vis du charisme, de la séduction et du leadership.

    Dire toujours oui, c’est ne pas savoir s’imposer. De plus, c’est également un problème un peu plus profond, au niveau de la confiance en soi, car lorsqu’on ne sait pas dire non, c’est qu’on accorde trop d’importance à l’approbation des autres vis à vis de nous.

    En tout cas, vraiment un très bon article !

    Au plaisir,
    Hugo.

  4. Bonjour Yvon,

    Un article que je vais garder sous la main ! Je fais partie de ceux qui ont parfois du mal à dire NON, dans certaines situations (heureusement pas toutes).

    Il est vrai qu’il s’agit d’un problème de confiance en soi comme le dit Hugo.

    On a peur de froisser l’autre et de ce qu’il va penser de notre refus. Les émotions prennent le dessus et du coup on accepte ce que l’on a pas envie de faire.

    Pourtant quand on y réfléchit, dire non, c’est tout bête et ne devrait pas nous affecter le moins du monde.

    A l’inverse, il existe même des techniques qui permettent de se servir du refus obtenu pour retourner la situation à notre avantage.

    En ce sens, j’avais publié un article invité le 11 juin dernier sur le blog de Cédric intitulé « la technique du refus pour mieux persuader votre interlocuteur »

    Si vous ne l’avez pas encore lu, il serait intéressant que vous le lisiez. C’est une technique très fine ;)

    Bonne soirée,
    Alexandra

  5. Et comme disait je ne sais plus qui (Peut-être Jacques Salomé? ):  »
    « Que vaut votre OUI, si vous ne savez pas dire NON? »

    Quand on a du mal à dire non, c’est aussi souvent parce que soi-même, on ne supporte pas de s’entendre dire NON. Trop blessant, trop frustrant. Alors on se projette et on a peur que les autres réagissent de la même manière.

    Mais si on veut éviter le surmenage, il est grand temps de se servir de ces trois lettres.

    Belle soirée à tous.

    Marie-Noël

  6. bertrand kervella

    Je viens juste d’acheter son livre…
    Il est patiemment installer dans mon kindle et je m’y plongerai des que j’ai fini celui de Zig Ziglar… Pas mal comme transition, non?

    Pour en revenir au NON, le probleme est parfois culturel.
    Ma femme est japonaise et les japonais ne disent jamais NON.
    C’est plutot du genre « peut-etre… » « Ca depend… »
    Le genre de reponse floue.
    Ils ont toujours peur de froiser les autres, et repondront de maniere a faire satisfaire la personne.
    Assez ennuyant car on ne sait jamais ce qu’ils veulent vraiment en fin de compte.
    Un email sans reponse s’apparenterait plutot au « Non merci » francais…
    C’est bon a savoir si vous vous rendez au pays du soleil levant et du non « NON ».
    Et apres y avoir vecu 8ans, ca influence en quelque sorte.
    Je dois reapprendre a dire NON, plutot que « peut-etre », « on verra… »

    Bertrand

  7. Bonjour

    très intéressant, effectivement beaucoup de gens ont du mal à dire non et se retrouvent entraînés dans des galères.

    Mais je crois que le « non sans explication » n’est valable que lorsque quelqu’un vient vous proposer une affaire, une action, de vous vendre quelque chose.
    En revanche, quand quelqu’un vous demande de faire quelque chose pour lui, il faut motiver, même très brièvement son refus, « non je n’ai pas le temps », « non je ne peux pas m’engager à faire cela maintenant », et le plus honnêtement possible.

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