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7 + 2 méthodes pour écrire des articles courts sur un blog

11 sept

 l y a quelques temps (8 mois pour être précis), j’avais écrit un article qui s’intitulait Apprendre à écrire court... Pas facile.

J’y faisais part de mon intention d’écrire un article de moins de 300 mots le vendredi, challenge que je n’ai pas vraiment réussi à mener à bien.

Avec le recul, j’ai compris pourquoi.

ecrire-court-encore

En effet, en ce qui ME concerne, ma manière d’écrire est spéciale.

Je fais rarement – voire jamais – de plan.

En fait, le plan de mes articles arrive tout seul.

J’écris d’une traite, en partant d’une idée de base, et je brode. Ensuite, je crée des liens entre les idées, je rajoute des intertitres, et ça donne un article complet.

Il ne reste plus qu’à rajouter une intro et une conclusion, et hop, le tour est joué.

Une méthode pas vraiment adaptée au défi

Quand on procède comme ça, pas facile d’écrire court.

Parce que les idées qui se sont enchainées sont arrivées là pour une bonne raison, qui découlait de ce qui venait d’être dit.

Et donc lorsqu’arrive le douloureux moment de réduire l’article à 300 mots ou moins, hé bien le fait d’enlever une idée fait perdre tout son sens réel à tout ce qui vient après.

Un peu comme si on enlevait un maillon d’une chaîne : Ce qu’il y avait avant et après ce maillon se désolidarise.

Alors qu’en fait, écrire court est relativement facile...

Je dirais même que c’est très facile d’écrire court.

Il suffit d’avoir une bonne méthode pour le faire.

Celles que j’ai trouvées et décidé d’adopter sont absolument parfaites pour ça.

J’aimerais bien savoir si vous allez pouvoir les trouver (il y en a deux).

J’y reviens dans une minute...

7 méthodes intéressantes pour écrire court

Dans l’article que je présentais en intro à celui-ci, j’avais demandé des méthodes, des astuces, des secrets, pour écrire court.

Beaucoup de commentateurs y étaient allés de leurs avis, et l’une des commentatrices est clairement sortie du lot.

Il s’agit de Marianne, du blog Parler en public online, qui m’a proposé ces 7 méthodes :

  • Créer des associations de mots insolites au premier abord, comme les haïkus (poésies japonaises en 3 vers, qui posent une ambiance en 3, 5 et 7 phonèmes), par ex :

       > matin mouillé
       > grenouille éveillée
       > un rond dans l’eau

  • Une rubrique en fin de texte : L’essentiel en 3 phrases, ce que mon lecteur devrait encore savoir s’il oubliait tout
  • Et dans 100 ans, qu’est-ce qui devrait rester de mon texte, s’il restait quelque chose ?
  • S’il y avait 2 images-phares qui traduisaient l’émotion que je veux faire passer, où les trouverais-je ?
  • - Si je l’expliquais avec un schéma, quelles notions-clés faudrait-il y placer pour que l’on comprenne d’un seul coup d’œil ?
  • Et si j’en parlais à mon fils, quel élément de son univers pourrais-je reprendre pour y associer mon idée la plus importante ?
  • Et ça donnerait quoi, en anglais ? Quelle serait la formule qui tue ?

Ca donne de bonnes pistes n’est-ce pas ?

J’ai décidé quant à moi d’appliquer – entre autre - celle de “l’essentiel en 3 phrases”, puisque autant que faire se peut, je rajoute une rubrique “Ce que vous devez retenir de cet article” à la fin de tous les articles qui s’y prêtent.

2 méthode de plus

Pour autant, les DEUX méthodes que j’ai choisies pour écrire court ne figurent pas parmi ces 7 propositions.

En effet, j’en ai trouvé deux autres qui sont très efficaces et que je vais employer le plus possible à compter de maintenant.

L’une d’entre elles a réussi à me faire écrire 7 articles en moins de 2 heures.

Je vous en parlerai dans quelques jours.

Aujourd’hui, je voudrais parler de la deuxième méthode.

La plus rapide et la plus facile à mon avis.

Mais surtout, la plus performante en terme de temps.

J’aimerais bien tester un peu votre perspicacité et je vais donc vous demander de proposer vos idées à ce propos, histoire de voir si vous allez trouver.

Je vous remercie donc d’utiliser les commentaires ci-dessous pour indiquer vos propositions.

A vous de jouer :

Je vous pose la question clairement :

A votre avis, quelle méthode ai-je décidé d’utiliser pour écrire des articles pertinents de moins de 300 mots en à peu près 15 minutes ?

Tant que la réponse ne sera pas donnée ici, je ne publierai pas l’article qui explique tout. Je compte donc sur vous pour participer.

En outre, vu qu’il y aura certainement beaucoup de bonnes idées – j’ai confiance en vous -, je reprendrai les meilleures dans un article récapitulatif avec un lien vers le blog des participants.

Pour l’heure, c’est à vous :

 

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Je suis pour des articles sans aucune faute d'orthographe ! Si vous en avez repéré une ou plusieurs dans cet article, alors merci de me le signaler en m'envoyant un mail à yvon(at) le présent nom de domaine, en indiquant le ou les mots concernés.
Je corrigerai tout ça au plus vite. Merci BEAUCOUP d'avance !

 

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;) :super: :red: :hin: :haha: :evil: :cry: :coeur: :cafe: :beer: :D :?: :-z :-x :-o :-P :-? :) :( 8))

 

 

  1. Marianne

    11 septembre 2012 at 7 h 46 min

    Bonjour Yvon,

    Merci ! Très touchée que mes idées fassent ainsi du chemin ;-)

    Pour écrire court, on peut aussi utiliser les listes, cela donne un petit côté manuel d’école ou notice de montage du ernier meuble Ikea qui ne ressemble pourtant pas à la notice malgré notre application…

    Sinon, l’acronyme est plus ludique et beaucoup plus mnémotechnique, en voici un exemple:
    http://parlerenpubliconline.com/2012/conseil-pour-bien-parler-en-public/

    Enjoy!

    Marianne

     
    • Yvon

      11 septembre 2012 at 8 h 06 min

      Bonjour Marianne

      C’est avec plaisir. Tes 7 conseils étaient très pertinents.
      Et merci pour cette technique de l’acronyme :super:
      Ca rejoint un peu ce que disait Marie Noel au-dessus, mais sans le mind mapping.
      L’avantage, c’est qu’il n’y a pas besoin de liaison entre les différentes parties (lettres)
      Ca c’est un avantage vraiment sympa.

      Merci beaucoup pour cette idée brillante.

      Et bonne journée à toi

      Yvon

       
  2. Marie-Noël

    11 septembre 2012 at 7 h 55 min

    1. Tu fais un mindmapping avec ton thème, une branche par mot-idée + une pour l’intro et pour la conclusion.
    A toi de limiter suivant la longueur de l’article que tu souhaites.

    2. Puis tu rédiges un paragraphe par idée.
    La longeur de ton paragraphe dépendra du nombre de mots que tu veux utiliser.

    300 mots sur 4 idées plus intro et conclusion > 6 paragrahes de 50 mots, jouable non?

    Mais perso, j’écris comme toi. à partir du moment que j’enclenche la machine, ça coule tout seul.

    Belle journée!

     
    • Yvon

      11 septembre 2012 at 8 h 03 min

      Salut Marie Noël

      As-tu déjà essayé ça personnellement ? Ca a marché ?
      En ce qui me concerne, 4 idées, c’est 4 articles…
      Mais bon je vais essayermalgré tout.

      Merci pour ta proposition et belle journée à toi aussi.

      Yvon

       
  3. Marie-Do

    11 septembre 2012 at 8 h 04 min

    Coucou Yvon,

    Pour répondre à ta question pourquoi ne pas faire :

    * Un premier article de 300 mots présentant un sujet et le développer sous forme de liste (comme dit Marianne) en 6 astuces ou 6 points ou 6 questions.

    * Puis reprendre chacun de ces points et le développer pour faire 6 articles pertinents de 300 mots.

    Bonne journée
    Marie-Do

     
    • Yvon

      11 septembre 2012 at 8 h 08 min

      Coucou Marie Do

      Voici une technique vraiment extra ! Je ne pensais vraiment pas que quelqu’un pourrait la dire ici (tu comprendras pourquoi bientôt).

      Merci pour cette astuce :super:

      Très bonne journée

      Yvon

       
  4. Yann

    11 septembre 2012 at 8 h 14 min

    Bonjour Yvon,

    300 mots en 15 minutes, ca fait du 20 mots minutes… C’est rapide pour l’écriture d’un article.
    Donc je me dis peut etre que la methode est de sous traiter …15 minutes pour commander des articles de 300 mots?

    Tu en penses quoi?

     
    • Yvon

      11 septembre 2012 at 8 h 34 min

      Bonjour Yann

      J’en pense que c’est pas une mauvaise idée. Mais le but ici est de les écrire toi-même ;)

      Et écrire à 20 mots / minute, ça reste relativement lent pour un blogueur je pense.
      Mais il est vrai que cette notion de temps de frappe est importante. Je me suis basé sur ma vitesse perso (environ 50 mpm) qui n’est pas standard si on en croit Wikipedia à ce sujet. Je pense malgré tout qu’un blogueur qui a l’habitude d’écrire doit largement atteindre les 30 à 35 mpm sans trop forcer.

      Bonne journée

      Yvon

       
    • Cédric

      11 septembre 2012 at 8 h 45 min

      Salut Yann,

      300 mots en 15 minutes, ca fait du 20 mots minutes…

      Oui, ça fait 1 mot en 3 secondes.

      Rien d’extraordinaire. Surtout si on sait écrire vite sur un clavier ;)

      Cédric

       
  5. Madeleine

    11 septembre 2012 at 8 h 49 min

    Hello Yvon,

    Bon, je me lance avec mon expérience.

    Il m’arrive de me trouver devant une page blanche.
    Comme je mets à profit nombreux de tes conseils, je me suis créer un fichier excel avec tous les titres que j’ai pu trouver sur d’autres blogs et qui concernent mon domaine.

    Quand je suis devant une page blanche, j’ouvre mon fichier et je clique au hasard sur un titre (pas un titre déjà vu mais un nouveau).

    Je prends 3mn pour laisser les idées venir : à partir de ce titre, qu’est-ce que moi j’aurais envie de dire ?

    Et je me met à écrire ce qui me vient.

    Ensuite, je structure autant que possible.

    Ce n’est que par la suite que je vais lire l’article en question. Je sous souvent étonnée car si les idées se ressemblent, la manière de les traiter sont souvent très différentes.
    Cela apporte ce petit plus que j’affectionne particulièrement.

    Bon, je sais bien que ce n’est pas ton astuce. Elle peut peut-être aider d’autres bloggueurs.

    Toute bonne journée.

     
  6. MARIE ANNE

    11 septembre 2012 at 8 h 52 min

    merci Marieanne pour tes 7 conseils très pertinents.
    – moi je proposerais de faire une liste des idées qui nous passent par la tête;
    – de choisir l’idée la plus intéressante
    – d’écrire des phrases courtes pour déveloper cette idée
    – terminer par un slogan qui résume ce que je viens d’écrire et que le lecteur doit retenir

     
  7. Cédric

    11 septembre 2012 at 9 h 00 min

    Salut Yvon,

    Alors, voici deux méthodes que j’utilise souvent :

    1. La méthode SPRI

    C’est celle que j’utilise pour tout ;)

    Elle consiste à suivre ce plan :

    Situation : Tu exposes le(s) fait(s)
    Problème : Tu exposes le(s) problème(s) qui découle(nt) de ces fait(s).
    Résolution : Tu donnes ta solution
    Information : Tu détailles ta solution, en donnant par exemple un plan en X étapes à suivre.

    Le modèle SPRI est flexible, car tu peux l’utiliser de différentes façons : SPR, SP, SPRIRIRI, etc.

    Je détaille ce modèle dans cet article : http://www.virtuose-marketing.com/le-modele-spri-ou-comment-ecrire-rapidement-un-texte-efficace/

    2. La méthode des 7

    Je tiens cette méthode de Jeff Herring. Elle permet d’écrire rapidement 8 articles.

    Je la détaille ici : http://domination-web.com/comment-rediger-8-articles-de-blog-a-partir-dune-seule-idee-et-en-une-journee-la-methode-des-7/

    (je sais, je sais, je mets plein de liens…)

    Comme tu le sais, j’aime bien utiliser des plans. Cela évite de « partir dans tous les sens » et de perdre du temps inutilement.

    Parce que le problème, quand on est créatif, c’est que des wagons d’idées débarquent quand on rédige. Une idée en appelle une autre, etc.

    Du coup, on écrit, on écrit, on écrit, et on n’arrive plus à s’arrêter. C’est comme cela qu’on se retrouve avec des articles de plusieurs milliers de mots, alors qu’on aurait pu dire la même chose avec 500 mots mieux choisis et un plan bien défini.

    Cédric

     
    • Yvon

      13 septembre 2012 at 8 h 38 min

      Hello Cédric

      Merci pour ces deux méthodes…
      Je les publieraient bien ici en tant qu’article invité… Tu es d’accord ?
      Tu n’auras rien à faire, yé m’occoupe de tout :hin:

      Bonne journée à toi

      Yvon

       
  8. Severine

    11 septembre 2012 at 9 h 35 min

    Bonjour Yvon,

    Personnellement, j’utilise une question que les lecteurs m’ont posée. Je leur réponds grace à un article court, précis et sans trop d’histoire.

    C’est ce qui me perd, je pense, je ne raconte pas de vrai histoire. Comme toi dans tous tes articles ! D’où ta notoriété :red:

    Un article court c’est une réponse à une question sans histoire 8))

    A+

     
  9. Samuel@motivation-au-travail

    11 septembre 2012 at 10 h 11 min

    Salut Yvon,

    Perso, je pense que tu fais exactement comme avant.

    Tu écris un article de 2000 mots en 2 heures, et tu le coupes en 8.

    Mais bon, c’est peut-être moi qui essaie de couper un cheveu en 4. ;)

    Amicalement.

    Samuel

     
  10. MO

    11 septembre 2012 at 14 h 25 min

    Bonjour Yvon,

    je vais m’inspirer de deux approches:

    -la méthode publiée par Cédric de Virtuose-Marketing à ce sujet: faire appel à la méthode du sprinter Usain BOLT.

    lorsqu’on aura à rédiger un article de blog , de se munir d’un chronomètre et de contrôler en combien de temps vous prenez pour chaque phase :
    Temps pour la création du plan,
    Temps pour la rédaction d’une traite,
    Temps pour l’amélioration,
    Temps pour la correction
    Ainsi avec un peu d’exercice on arriverait à se mécaniser pour avoir une méthode rapide pour pondre des articles de blog.

    – Si non il y a la méthode de la sténo , qui consiste à écrire rapidement et si possible à la vitesse de la parole..méthode qui était utilisée , il n’ y a pas si longtemps pour transcrire les débats au parlement.

    Amicalement

     
  11. MO

    11 septembre 2012 at 14 h 38 min

    Bonjour Yvon,

    Ecrire tout d’une seule traite: puis reprendre les idées en vrac pour les organiser les ‘affiner ..

    si non la technique du Mind-Mapping pour pondre la structure de l’article.
    cordialement

     
  12. Catherine P

    11 septembre 2012 at 14 h 44 min

    Bonjour,

    Je fais un plan à la volée
    Je le recoupe en cherchant une direction dans le plan
    S’il le faut je fais un mind mapping pour structurer mes idées avant le plan

     
  13. Florence

    11 septembre 2012 at 15 h 05 min

    Bonjour Yvon,

    Pour ma part, moins de 300 mots, c’est ma taille « naturelle » d’article. J’ai plutôt le problème inverse, à savoir trouver comment faire plus long…
    En y réfléchissant, je pense que si j’écris naturellement des articles courts, c’est parce que je les conçois plus comme des images, des instantanés (notamment mes « tranches de vie »).
    Un article court, c’est donc une idée et une seule. Un arrêt sur image pour exposer un concept.
    S’il y a introduction, démonstration en plusieurs étapes, et conclusion, c’est forcément plus long.

    Florence

     
  14. Helena

    11 septembre 2012 at 21 h 02 min

    Une méthode, peut-être la méthode, consiste à répondre, sous la forme d’une liste, à la question : « qu’est-ce que je veux dire à ce sujet ? » Ensuite, il suffit de classer les points de la liste dans un ordre précis et d’écrire une seule phrase par point listé.

    C’est encore plus efficace lorsqu’on s’impose de rédiger des phrases courtes (25 mots en moyenne pour le papier et 15-20 mots en moyenne pour le web) ! :)

     
  15. webmarketing.addict

    11 septembre 2012 at 21 h 11 min

    Bonsoir Yvon,

    Moi je dirais des étapes si tu veux expliquer une technique avec seulement une phrase ou un exemple pour l’expliquer. Les étapes donneront le fil conducteur.

    Bonne soirée

     
  16. Grégory @ Virtuose de la Vie

    11 septembre 2012 at 21 h 12 min

    Salut Yvon,

    Ce problème de longueur d’articles me fait penser à ce qu’on appelle en PNL les méta-programmes

    Un méta-programme, c’est comme un sorte de petit logiciel avec lequel on perçoit le monde ; une manière dont notre cerveau s’est structuré pour appréhender et retenir l’information.

    Il y a un méta-programme qui s’appelle global/spécifique :

    pour savoir si 1 personne est plutôt globale ou plutôt spécifique, il suffit de lui demander de raconter sa journée.

    Si elle la résume en quelques mots, elle est plutôt à tendance globale.
    Si elle a tendance à entrer dans les détails, c’est qu’elle est plutôt spécifique.

    Ces méta-programmes se retrouvent naturellement chez les blogueurs.
    (l’analyse trop rapide qui suit demanderait à être confirmée bien sûr…)

    A priori, tu semblerais plutôt avoir un méta-programme « spécifique ».

    Je suis comme toi (j’aime les détails et les nuances, surtout quand j’écris. Et quand je résume, j’ai l’impression qu’il manque de la subtilité).

    À l’inverse, des auteurs comme Jean Rivière ou Cédric, semblent plus sur le méta-programme global (tout au moins dans la rédaction d’article).
    C’est pour cela que j’admire particulièrement leur style (qui se travaille bien sûr).

    Plus jeune, c’était très frustrant car j’avais 1 ami global.
    Lorsque je ratais 1 soirée, je lui demandais comment ça s’était passé, et en 3 mots, il m’avait tout dit.

    Alors que moi, j’attendais les détails : qui il y avait ? comment ils étaient habillés ? comment était la déco ? qu’est-ce qu’ils se sont dit ? qu’est-ce qu’ils ont bu ? et machin et truc.

    Dans un couple, la communication est très amusante entre un global et un spécifique…

    Tout ça pour dire qu’en fonction de notre méta-programme, il sera plus ou moins naturel d’arriver à écrire des articles de moins de 300 mots.

    L’idée est simplement de savoir sur quel méta-programme privilégié on fonctionne, pour d’apprendre à cultiver l’autre !
    Et pouvoir choisir entre les 2, en fonction des contextes !

    PS : pour écrire 300 mots en 15 minutes, j’utilise Dragon Dictation :hin:

     
    • Nathalie

      11 septembre 2012 at 23 h 22 min

      Bonsoir,
      En ce qui me concerne je sèche complètement ! Sûrement parce que comme l’explique si bien Grégory, en matière de blogging, j’ai une sérieuse tendance à être spécifique !
      Il va donc falloir que je me fasse violence pour écrire un article de 300 mots ! :-?

       
    • Yvon

      12 septembre 2012 at 8 h 36 min

      Salut Greg

      Et merci beaucoup pour ton commentaire très pertinent que je transformerai en article si tu es d’accord. Parce qu’on a ici de la vraie matière à article :hin:

      J’aime bien cette idée selon laquelle on peut écrire plus ou moins facilement en fonction de ce qu’on « est » d’un point de vue communication.

      Cela permet de savoir sur quoi travailler pour s’améliorer.
      D’ailleurs, ce serait bien de savoir comment faire pour améliorer son esprit de synthèse.

      Parce qu’en ce qui me concerne, je peux écrire long sans le moindre souci.
      Par contre, pour les articles plus courts, je dois utiliser des subterfuges ou des aides (comme pour mon article du jour par exemple)

      N’existe-t-il pas de manières empiriques de développer son esprit de synthèse ?
      A force d’exercices ou d’habitudes (puisqu’on parle de PNL) ?

      Quand j’étais en prépa, le fait de pratiquer les « colles » m’a permis de développer un certain gout pour la répartie.
      On doit sûrement pouvoir trouver un certain type d’exercices à pratiquer régulièrement pour écrire court facilement, comme le fait Seth Godin par exemple, qui est le roi de l’article ultra court qu’on partage 1500 fois et plus.

      T’as pas ça en rayon, toi ? :hin:

      Bonne journée

      Yvon

      PS : Quand j’utilise Dragon NS, j’écris 1000 mots en 15 minutes ;)

       
      • Docteur Greg

        12 septembre 2012 at 14 h 53 min

        Coucou Yvon,

        Avec plaisir pour mettre tout cela en forme dans un article !

        La PNL a plusieurs moyens d’aborder ta demande.

        Je ne vais en citer qu’un ;-)

        L’exercice serait de prendre quelqu’un que tu souhaites modéliser parce que tu veux parvenir aux mêmes résultats, càd un article court et percutant (disons Seth Godin).
        Si ça n’est pas évident de l’avoir à côté de toi, une personne plus facilement accessible alors.

        Si cette personne a un talent pour écrire court, c’est que dans son cerveau, elle s’y prend d’une certaine façon.
        Elle a mis en place des stratégies bien précises pour cela.

        Ton job, ça va être alors d’aller interroger cette personne pour décoder point par point les étapes de ses stratégies mentales.

        Je parle bien de stratégies mentales. Bien sûr, ses stratégies « physiques » ou « matérielles »(se mettre sur un bureau tout clean, écrire à 4H du matin, ou après la méditation, ou en slip) vont aider.

        Mais ici, nous sommes plus à la recherche de ce qu’il se passe dans l’esprit de la personne.

        Par exemple, que se dit-elle juste avant d’écrire un article ?

        Quelle représentation a-t-elle de l’écriture ? Que veut dire « écrire » pour elle ? (sa définition du mot « écrire » sera intéressante et il y aura probablement d’importantes différences avec la définition du même mot par un spécifique).

        Comment lui viennent ses phrases ? les mots ? Est-ce qu’elle a une représentation ? Si oui, laquelle ? Une image, un symbole, un son ?

        Dans quel ordre ça se passe dans sa tête : voit-elle d’abord l’image puis le son ?

        Lorsqu’elle est en train d’écrire, qu’est-ce qui lui permet de dire que cette phrase là est importante et pas celle là ?

        Quelle sensation vit-elle ?

        Par exemple, personnellement, lorsque je dois simplifier un texte ou enlever des propos que j’aime bien, ma sensation c’est j’ai l’impression d’érafler physiquement mon texte, de lui faire mal. Et en moi survient un tout petit sentiment d’injustice : je me dis que les gens ne vont pas saisir toute ma pensée.

        Un global n’aura pas cette représentation interne : au contraire, il aura probablement une image agréable qui lui vient à l’esprit lorsqu’il simplifie son texte. Peut-être une représentation interne de « clarté », de simplicité, …

        (je m’arrête là car il y aura des précisions à apporter mais bon… :hin: )

        Pour finir : une fois que tu as divisé en un maximum de petites étapes tout ce qui se passe dans la tête de ton modèle, tu vas essayer alors de t’appliquer ses stratégies.

        Tu vas tester, voir comme ça marche pour toi, et adapter à ton fonctionnement.

        Un autre exemple pour finir :

        on remarque souvent que les personnes qui ont peur de parler en public ont en tête une certaine représentation du public : comme des grands yeux menaçants qui les regardent, ou alors une image de gens agressifs.

        Au contraire, si tu interroges un bon orateur, il te dira que l’exercice de parler est associé dans sa tête à des images de lumières vives qui brillent devant lui, il voit des gens qui ont besoin de lui, qui boivent ses paroles et qui sont passionnés.

        Forcément, une représentation est plus aidante que l’autre… !

        Il faut donc trouver la représentation interne que tu as lorsque tu penses à « écrire court » et la remplacer par celle qu’un global a lorsqu’il pense « écrire court ».

        Bon, et promis, je ne laisserai plus jamais de si longs commentaires : je ne veux pas m’appeler BK bis :hin:

         
        • Yvon

          13 septembre 2012 at 7 h 44 min

          Salut Doc !

          Hé bien voici un commentaire extra qui complète parfaitement le précédent que tu avais fait. Je vais te faire une petite compil et je transformerai ça en article invité ici.

          Merci beaucoup pour le temps que tu as passé pour tout ça. Et bravo pour ces idées bien originales. Y’a pas à dire, la PNL me surprendra toujours :hin:
          Et toi aussi :super:

          Je vais essayer d’aller interviewer Seth Godin, tiens… On croit que c’est impossible mais nothing is impossible ;)

          Tu veux venir avec moi ?? :hin:

          Bonne journée à toi

          Yvon

           
          • Docteur Greg

            13 septembre 2012 at 7 h 50 min

            On part quand ? :)

             
          • Yvon

            13 septembre 2012 at 7 h 55 min

            Attends, je demande à Seth, il dort justement dans la chambre d’ami… :hin:

             
          • Docteur Greg

            13 septembre 2012 at 7 h 57 min

            ;-)
            Retiens-le jusqu’à mon arrivée !

            Trèves de plaisanteries, ça pourrait te faire un bel objectif ça : un p’tit voyage et un interview à la clé…

             
          • Yvon

            13 septembre 2012 at 8 h 12 min

            En ce moment, mes réels objectifs de « rencontre » sont bien plus proches de chez moi (2-300 kilomètres), et rien ne pourrait vraiment me faire aller ailleurs ;)
            Je ferai une exception en octobre pour venir te voir toi. Cela dit, je n’aurai pas un long voyage à faire. Tout juste 23 km… :hin:
            Je t’interviewerai toi ça ira très bien !

             
  17. MarieEve

    11 septembre 2012 at 23 h 49 min

    Salut Yvon,
    Quand je veux écrire un article court, je publie un bout de code pour faire une action bien spécifique (Ex: passer un blog en dofollow http://lesdoigtsdanslenet.com/blog-wordpress-dofollow/).

    Si le code s’y prête je fais une petite démonstration.

    Evidemment toutes les thématiques de blog ne se prêtent pas à cette astuce.

    En tout cas, bravo pour faire participer ainsi tes lecteurs, c’est une idée à reprendre et à développer (j’ai déjà ma petite idée). ;)

     
  18. Paul Dubois

    12 septembre 2012 at 15 h 51 min

    Bonjour ! ;)

    Pour écrire des articles courts, on doit aller d’une base. Il peut s’agir d’une citation, d’une remarque, d’un sentiment, d’une impression, d’un mot (comme l’acronyme de Marianne), d’une question, d’une anecdote, d’une image, d’une vidéo, etc.

    Bref, une accroche qui constituera un prétexte pour traiter une facette du sujet voulu. Je recommande de privilégier une base commune (événement médiatisé, message universel, etc.) qui parle à tout le monde.

    Seth Godin semble utiliser cette méthode. C’est par là qu’il capte l’intérêt du lecteur (j’appelle ça un flash). D’ailleurs, analysons un de ces articles.

    Le titre Memory and media déjà vous parle, vous interpelle (l’article a été publié le 11 septembre 2012). Cela vous évoque généralement des images fortes ou chocs.

    Et puis, il débute ainsi (désolé pour la traduction rapide) :

    « Il n’y a pas des millénaires de cela, à peu près tout ce que nous nous rappelons a pour origine une expérience personnelle. Dans la vie réelle.

    Les livres, puis la radio et la télévision ont bouleversé cette tendance. Orson Welles a démontré qu’un feuilleton radiophonique peut donner naissance à des sentiments (et les souvenirs de ces sentiments) qui étaient aussi puissants, pour certains, que la vraie vie.

    Il y a onze ans, nous avons tous vécu un événement d’une telle ampleur qu’il nous hante encore. Certains se sont échappés, certains y ont assisté de la fenêtre de leur bureau tandis que d’autres regardaient la télévision. »

    Le flash me parait très puissant puisqu’il appartient à une base, souvenir commun.

    Puis, quelques lignes plus tard, Godin enchaîne :

    « Quelques décennies plus tôt, la seule musique que les gens écoutaient était celle que nous écoutons en personne. Aujourd’hui, les personnes les plus célèbres (et, à certains égards, les plus importantes) dans nos vies sont des gens que nous ne rencontrerons jamais. »

    Encore une fois, l’auteur se sert d’une évidence ou d’une vérité générale que nous pouvons qu’approuver (enfin, nuançons). Et c’est dans cette étape que s’opère le basculement, là où l’auteur approche du message désiré.

    Une fois la transition digérée, Seth Godin révèle les dessous de sa pensée à travers une problématique :

    « Tant que nous continuons de remplacer la vraie vie avec toujours plus de courtes mises à jour numériques, qu’advient-il des souvenirs que nous construisons par nous-mêmes et les personnes que nous servons ? »

    L’auteur peut répondre ou non à la problématique posée. Dans ce cas, la question reste ouverte, il ouvre juste plus de questions.

    Je résume le processus :

    * Le flash ou l’accroche (de préférence, partir d’une base commune) ;
    * une évidence ou une vérité générale (détailler le flash ou donner un exemple) ;
    * le basculement (se tourner petit à petit vers le sujet désiré) ;
    * la révélation (faire une problématique ouverte ou non ouverte sur le sujet qui nous importe, depuis le début) ;
    * donner une réponse ou des pistes d’analyses à cette problématique (facultatif).

    Grosso modo, on peut donc résumer la chose en deux étapes.

    Adhésion du public (puisqu’on se met les lecteurs de son côté à travers la vérité générale).

    Développement de votre sujet (on soulève le point désiré, après avoir préparé le terrain).

    Avec cette méthode, il n’y a presque plus de différenciation entre l’introduction, le développement ou la conclusion. Je trouve que cette structure peut donner des articles courts, mais très percutants.

    J’espère que ça vous sera utile !

    Paul Dubois

     
    • Yvon

      13 septembre 2012 at 7 h 13 min

      Salut Paul

      Merci beaucoup pour cette analyse. C’est très très pertinent.
      Je reprendrai certainement ton commentaire dans un prochain article ;)

      Bonne journée

      Yvon

       
  19. Sabrina

    13 septembre 2012 at 8 h 39 min

    Bonjour Yvon,

    Pas facile ta question… Comme certaines personnes qui ont commenté, il m’est assez difficile d’écrire des articles courts. Quand le sujet me tient à coeur, je pense souvent (à tord des fois) que les lecteurs sont comme moi. Alors je développe.

    J’ai essayé la méthode : mettre des titres d’articles dans un fichier et venir les prendre aléatoirement quand je n’avais plus d’idée. Cette méthode n’a pas vraiment fonctionné sur moi…

    Pour répondre à ta question : je pense que tu as choisi d’utiliser la méthode : « je me découvre un peu, mais pas trop ». C’est à dire, j’exprime une idée qui me tient à coeur, qui vous en apprend un peu plus sur moi, mais je garde quand même les détails au chaud ;)

    Et avec une question d’ouverture à la fin, cela permet aux gens de s’exprimer librement.
    Mais dans ce cas là, tu as peut être plus de travail pour répondre aux commentaires après :)

    Ton article m’a bien fait réfléchir. Et j’ai trouvé de bonnes réponses qui pourraient aider dans la confection d’articles courts.

    Merci et à bientôt !